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06/07/2022 08:57

RÉGION : Le CREPS Bourgogne-Franche-Comté fait «un pas de géant» vers les JO de Paris 2024

Le CREPS Bourgogne-Franche-Comté à Dijon est labellisé centre de préparation aux Jeux Olympiques de Paris 2024. Ce mardi 5 juillet, la présidente de la Région Marie-Guite Dufay et le préfet Fabien Sudry ont lancé officiellement une opération de modernisation nantie d'un budget de 13,5 millions d’euros.
Les Jeux de Paris 2024 ne sont finalement plus très loin. En tout cas, l’enthousiasme pour les célébrer à distance était d’ores et déjà de mise au CREPS Bourgogne-Franche-Comté ce mardi 5 juillet 2022. Le Centre de ressource et d’expertise de la performance sportive accueillera des sportifs dès 2023 en vue de la préparation à ces Jeux olympiques et paralympiques, et même des équipes nationales de rugby qui disputeront la coupe du monde en France fin 2023.

Le CREPS Bourgogne-Franche-Comté, sur le site du château Lichey à Dijon, est labellisé centre de préparation aux JO de Paris 2024, pour une dizaine de disciplines dont deux paralympiques.


Cette labellisation obtenue par le comité d’organisation national des Jeux est l’un des deux points majeurs du schéma directeur de la Région Bourgogne-Franche-Comté qui définit une stratégie d’investissements destinée à moderniser l’établissement. Le deuxième point porte donc sur des investissements à long terme visant à accentuer le haut niveau pouvant être développé au CREPS, à rendre le site accessible au handisport et par conséquent à la préparation paralympique, mais aussi à rénover ou bien à construire de nouvelles structures selon des normes engageant les équipements et leurs responsables dans la transition énergétique.

Dans la perspective de proposer des installations ainsi qu’un cadre global d’excellence aux sportifs olympiques et paralympiques qui ont l’ambition de faire de Paris 2024 de beaux Jeux, le CREPS Bourgogne-Franche-Comté se met à niveau via une opération de 13,5 millions d’euros.

«Ça va être le top pour les sportifs de haut niveau»


Ce mardi 5 juillet 2022, il s’agissait de lancer symboliquement les travaux déjà entamés du centre de préparation et de performance athlétique, de près de 1.400 m2 sur deux niveaux.

Pascal Bonnetain affichait un large sourire à l’idée d’accueillir de nombreux acteurs du sport de haut niveau dans la région ainsi que des personnalités politiques locales s’étant impliquées dans le dossier. C’était aussi le signe selon lui que le site de Dijon va fortement compter «autour» de l’événement mondial à Paris en 2024. Le directeur du CREPS n’a pas manqué non plus d’apprécier le passage de la flamme olympique par la Côte-d’Or, annoncé la veille par le conseil départemental de la Côte-d'Or (lire le communiqué).

Équipements de pointe, hébergements de qualité, accessibilité largement revue, le projet global a été salué par Nathalie Koenders, adjointe au maire de la ville de Dijon et ancienne pensionnaire du CREPS, en tant que sportive puis formatrice. «Ça va être le top pour les sportifs de haut niveau», a-t-elle lancé en Terre de Jeux qu’est Dijon et en mesurant une large prise en considération des attentes de ces sportifs.

«Un pas de géant est réalisé ici»


Marie Guite-Dufay, présidente du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, et Fabien Sudry, préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, se sont eux adressés des remerciements réciproques pour leurs engagements dans le projet, en citant aussi l’Agence nationale du sport.

Pour Marie-Guite Dufay, l’opération entreprise est «une oeuvre en commun pour donner un nouveau souffle et une nouvelle jeunesse au CREPS. Si nous voulons un sport engagé, responsable, efficace, citoyen, ambitieux pour nos jeunes, nous devons continuer à faire tous équipe pour aller dans le même sens. Le nouveau visage du CREPS nous y aidera».

Et la présidente a insisté sur tous les aspects du projet, comme sur le volet du développement durable : «nous devons initier des politiques de rupture pour lutter contre le changement climatique. Le sport ne peut pas s’abstraire des efforts qui s’imposent à tous». Sans oublier le volet sur l’accessibilité : «le sport, c’est le terrain qui doit être juste et équitable».

Patrice Gergès, ancien athlète handisport, médaillé paralympique en natation en 1992 à Barcelone, aujourd’hui directeur du CREPS des Hauts de France, a d’ailleurs apprécié : «un pas de géant est réalisé ici. Le fait de permettre cette inclusion est une transformation complète pour tout un public qui se voyait exclu des établissements publics». Voilà son mauvais souvenir du CREPS de Dijon à la fin des années 90 oublié.

«Les Jeux de 2024 ne seront pas que ceux de Paris»


«Le CREPS montre l’exemple», a résumé implicitement la présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, collectivité territoriale qui a repris le patrimoine du CREPS le 1er janvier 2016 dans le cadre de la loi NOTRé.

«Le CREPS a 80 ans, nous fêtons une vieille dame qui a toujours été au service de la cause du sport et de la jeunesse dans notre région. L’État a été visionnaire à l’époque et il continue de participer. Cette belle aventure se renouvelle, elle se poursuit avec de belles perspectives et un programme ambitieux de travaux. Les Jeux de 2024 ne seront pas que ceux de Paris, ce seront aussi ceux de la Bourgogne-Franche-Comté, de la Côte-d’Or et de Dijon», a déclaré Fabien Sudry.

L’esprit est déjà bien présent au CREPS Bourgogne-Franche-Comté où des démonstrations sportives avaient été concoctées ce mardi, notamment celle produite à 2.000 mètres de haut par l’équipe de France de parachutisme. C’est d’ailleurs de ce ciel-là qu’est arrivé le parchemin que Marie-Guite Dufay a glissé dans l’un des éléments du futur C2PA, dont la projection est due au travail de Cathrin Trebeljahr, architecte de Paris.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

Les détails de l’opération :


Les trois opérations de construction sont les suivantes :
- centre de préparation et performance athlétique (C2PA) d’une surface utile de 1345m2 sur deux niveaux à livrer en juillet 2023.
- extension adossée au Gymnase Jacob de 270 m2 et regroupant les vestiaires, sanitaires, stockages de matériel et locaux divers qui manquent à ce gymnase ;
- extension de 171m2 adossée à l’espace athlétique du gymnase d’agrès et regroupant les vestiaires, sanitaires, stockages de matériel et locaux divers qui manquent au terrain de rugby voisin.

Le volet réhabilitation comprend :
- la rénovation lourde des trois niveaux d’hébergement est à livrer en juillet 2023 : rénovation thermique, restructuration et redistribution des chambres avec sanitaires et douches PMR dans chaque chambre, désamiantage et accessibilité.
- différents travaux sur le reste du bâtiment (arc central, administration, amphithéâtre (abandonné en phase APS) et locaux divers) : SSI (quid ?) à rénover, mise en accessibilité, menuiseries extérieures à remplacer en partie, occultations et protections solaires, reconfiguration des locaux intérieurs de certaines parties du bâtiment, réaménagement en salle de réunion/conférence de l’actuelle salle de danse. Les travaux pourront déborder sur l’automne 2023.
- les interventions à prévoir sur le bâtiment d’hébergement Borée sont plus limitées et partielles : restructuration et reconfiguration des sanitaires centraux du premier étage, création de nouveaux sanitaires au rez-de-chaussée, création du nouvel accueil du CREPS face au parking existant, rénovation des sols des couloirs de distribution, isolation par l’extérieur de l’ensemble du bâtiment et remplacement des menuiseries anciennes, isolation des combles, création d’un escalier de secours extérieur. Les travaux seront à conduire en milieu occupé avec plusieurs phases et pourront déborder sur l’automne 2023.
- Les travaux sur le bâtiment restauration porteront essentiellement sur l’arrière-cuisine et partiellement sur la laverie.

Les travaux seront à conduire en milieu occupé en plusieurs phases et pourront déborder sur l’automne 2023.
Les interventions envisagées s’inscrivent également dans un objectif de positionner le CREPS de Dijon comme un site de référence sur l’accueil de sportifs paralympiques.

Le calendrier prévisionnel :


Démarrage de la période de préparation des travaux : février 2022
Démarrage des travaux : avril 2022
1ères livraisons (C2PA et hébergement NOTOS) : juillet 2023
Dernières livraisons (reste des locaux de NOTOS, Borée, vestiaires Jacob, restauration) : automne 2023

Coût global de l'opération :


Total toutes dépenses confondues après attribution de l’ensemble des marchés de travaux :
13 500 000 euros TTC (hors rémunération mandataire).

- Travaux : 9 058 579,72 € HT
- Études générales : 127 000 € HT
- Honoraires de MOE : 923 510 €HT
- Honoraires autres (CT, CSPS, OPC, révisions, aléas) : 141 449,67 €HT
- Assurances : 50 000 €
- Divers et aléas contractuels et non contractuels : 407 636,09 € HT
- Provisions pour révisions de prix travaux et honoraires : 476 692,08 € HT

Financement :


- Région, auto financement.
- État, Dotation régionale d’investissement (plan de relance) : 4 000 000 €.
- Dotation Agence nationale du sport : 2 500 000 €.
















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