
On a pu compter les partisans timides ou enthousiastes de la climatisation, ce jeudi 25 juin, à Dijon, le sujet du changement climatique traversant les débats de politique générale. Alors que Julien Odoul insistait sur les sujets de sécurité, Jean-Marie Sermier a pointé «un manque d'anticipation notoire dans l'entretien de nos lycées» et Denis Thuriot a soutenu les personnels du lycée agricole Félix Kir qui manifestaient.

Un dôme de chaleur enveloppe la Bourgogne-Franche-Comté mais la climatisation a permis aux élus régionaux de tenir des débats sans surchauffe, ce jeudi 25 juin 2026, lors d'une assemblée plénière où les dossiers budgétaires, ferroviaires, sécuritaires et sanitaires ont pris de l'ampleur.
La précédente session avait été marquée par une reprise des matchs liés aux municipales (
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Quand Jérôme Durain (PS), président de la Région Bourgogne-Franche-Comté, a parlé de «changement climatique», ses opposants ont répondu en chœur «climatisation», s'attirant en retour des moqueries depuis les rangs de la majorité, au regard de l'échelle temporelle du phénomène.
Devant l'Hôtel de Région, les élus ont été accueillis par des militants syndicaux FSU et UNSA du lycée agricole Félix Kir à Plombières-lès-Dijon qui contestent le rapprochement de la restauration scolaire avec celle du site implanté à Quétigny du même établissement. Ils ont pacifiquement remis des tracts aux conseillers régionaux et échangé notamment avec Willy Bourgeois (PS), vice-président chargé des lycées.

Jérôme Durain : «Toutes les solutions ont leur place, y compris la climatisation»
Hommage à Pierre Terrier
En tout début de session, Jérôme Durain rend hommage à Pierre Terrier, décédé le 1er juin dernier, emblématique directeur de la chambre d'agriculture de la Saône-et-Loire et ancien élu régional (
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«Il a été un appui précieux et constant dans mon parcours», confie le socialiste avant que les élus ne respecte une minute de silence.
Le meurtre de Lyhanna s'invite dans les débats
Le président de la Région enchaîne en évoquant le meurtre de Lyhanna, dans le Gers, qui a ému la France entière : «ce drame défie l'entendement et nous ramène à des questions fondamentales sur le devoir de protection de notre société envers les enfants et, plus largement, sur la façon dont les violences sexistes et sexuelles sont abordées dans notre système judiciaire, dans nos services et sécurité et, plus globalement, dans notre société dans son ensemble».
Tout en constatant des «dysfonctionnements majeurs» face aux plaintes visant le meurtrier présumé, Jérôme Durain insiste sur «la question des moyens». «Pour la justice, nous restons, par comparaison avec nos voisins européens, fortement à la traîne. L'affaiblissement de la filière investigation interroge. (…) On ne peut pas accepter qu'un jugement prenne si longtemps.»
Signataire d'une tribune de soutien à la «loi intégrale» sur les violences sexistes et sexuelles, le socialiste salue son inscription à l'ordre du jour du parlement – probablement en septembre (
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Une minute de silence est alors respectée en mémoire de Lyhanna et «de toutes les victimes de violences sexistes et sexuelles», en particulier de Noam, présenté comme décédé en raison d'une agression à caractère homophobe.
Le 30 mai dernier à Metz, Noam, jeune homosexuel de 19 ans, a été mortellement agressé. Toutefois, le parquet n'a pas retenu de caractère homophobe dans un premier temps et les parents ont dénoncé la «récupération politique» des partis.
«De nombreuses solutions existent pour adapter nos bâtiments»
«Notre climat change, c'est particulièrement marqué dans notre région», constate Jérôme Durain en poursuivant la revue des sujets d'actualité, «c'est un enjeu majeur pour les politiques publiques pour que nos villes et nos campagnes restent vivables».
L'orateur raille «ceux qui passent d'un claquement de doigt du climatoscepticisme à la climatodémagogie en hurlant à l'inaction» alors qu'«ils voudraient supprimer de l'ADEME, que les écoles soient toutes climatisées et qui voulaient naguère supprimer 400 millions [d'euros] de Fonds vert».
«Je ne suis pas dogmatique et je pense que toutes les solutions ont leur place, y compris la climatisation, et en priorité pour les lieux accueillant des publics les plus fragiles, les plus jeunes, les plus vieux, les malades», avance le responsable de l'exécutif régional, «mais de nombreuses solutions existent pour adapter nos bâtiments et elles doivent toutes être explorées».
«Sécuriser, protéger, créer de nouvelles solidarités»
«Nous avançons», enchaîne le président de Région en exercice depuis septembre 2025 pour évoquer la contribution régionale à «l'effort national de défense». «C'est en enjeu existentiel pour notre pays mais c'est aussi un enjeu économique majeur» au regard des «fleurons» et de leurs PME sous-traitantes en Bourgogne-Franche-Comté.
Dans le champ sécuritaire, Jérôme Durain souligne la signature d'une convention avec la SNCF pour autoriser des patrouilles de gendarmes dans les TER, mise en parallèle avec un futur travail de prévention des addictions mené auprès des lycéens, en partenariat avec la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA).
«Sécuriser, protéger, cela rejoint aussi la logique de créer de nouvelles solidarités et d'une Région qui assume un rôle de bouclier social envers ses habitant», poursuit-il en évoquant la mutuelle régionale, la coordination des expérimentations de «sécurité sociale de l'alimentation», de gratuité des études de kiné à Dijon et du «gel du tarif» des cantines et des hébergements dans les lycées.
«Voilà du concret pour le pouvoir d'achat et l'accès à une alimentation de qualité», résume le socialiste qui a «une pensée pour celles et ceux qui n'auront pas la chance de partir en vacances» alors qu'un nouveau règlement d'intervention devrait être voté pour aider les structures de tourisme social à rénover leurs bâtiments.
«Des tentions avec la SNCF» au sujet des circulations de TER dans le nord de l'Yonne
Jérôme Durain en vient à «s'indigner des perturbations» des circulations de TER dans le nord de l'Yonne, constatant des «tensions avec la SCNF». «Je trouve scandaleux qu'à l'heure où nous faisons le maximum pour le train, cet exploitant ne tient pas ses engagements. (…) Je demande des réponses à la SNCF et je lui laisse jusqu'à la rentrée pour stabiliser le système.»
Dans la foulée, le président de la Région annoncer pérenniser la gratuité des circulations dans les TER des élèves internes dans des lycées d'agglomérations urbaines.
Autre «engagement tenu», la mise en place d'une liaison Dole-Mouchard qui permet une correspondance avec un TGV vers Paris.
Un bonus de «4 millions d'euros de fonds européens qui iront vers les agriculteurs»
Pour les agriculteurs, la Région Bourgogne-Franche-Comté est «la seule à avoir répondu à l'appel de l’État» pour gérer des fonds européens fléchés pour les zones intermédiaires. «Cela représente 4 millions d'euros de fonds européens qui iront vers les agriculteurs».
Concernant la fermeture en urgence du lycée des Haberges, à Vesoul, «il n'y avait pas de danger immédiat, (…) mais il y avait un risque réel en cas de de séisme», explique le responsable de l'exécutif régional qui raille les «lanceurs d'alerte en carton» car «sur un sujet aussi grave, il y avait moyen de serrer les rangs».

Jean-Marie Sermier pointe «un manque d'anticipation notoire dans l'entretien de nos lycées»
Président du groupe de la droite et du centre (nouveau nom du Rassemblement de la droite, du centre et des écologistes indépendants,
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L'opposant enchaîne avec le lycée des Haberges où «les élèves, professeurs, personnes et familles ont connu des situations particulièrement difficiles». «Vous en avez fait une séquence de communication personnelle remarquable. À vous voir, on pouvait croire que le président de Région était déjà en campagne.»
«Nous pensons qu'il y a un manque de suivi et un manque d'anticipation notoire dans l'entretien de nos lycées», poursuit-il qui alerte sur les effets de la canicule dans les lycées. «Qu'a fait la COP 21 ? L'ADEME, qu'a-t-elle fait ?»
Alors qu'un brouhaha monte dans la majorité, l'élu gaulliste poursuit et fustige «ceux qui soutiennent le mouvement de la décroissance». «Nous pensons que c'est le génie humain qui permettra de faire en sorte que nous contrôlions les émissions de gaz carbonique. Nous sommes tous des environnementalistes mais nous n'utilisons pas les mêmes méthodes.»
«Nous demandons pour ces lycées – qui sont en train de se fissurer ou de devenir des lieux de surchauffe – qu'ils soient conçus de manière à anticiper les périodes de fortes chaleurs mais aussi de grand froid», déclare l'opposant qui considère qu'un «un état des lieux complet» devrait être réalisé afin de proposer «un plan annuel» pour le budget 2027 alors que les travaux dans les lycées sont intégrés au Plan pluriannuel d'investissement 2024-2030 (
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Dans le champ des mobilités, «le nord de l'Yonne est devenu un lieu de préoccupation essentiel», enchaîne Jean-Marie Sermier qui évoque aussi les lignes Paris-Clamecy-Corbigny et Moulin-Paray-le-Monial-Lyon.
Toutefois, l'élu du Jura, «remercie» le président de la Région pour la mise en place de la navette Mouchard-Dole.

Julien Odoul : «L'ensauvagement, c'est un cancer qui nous ronge depuis de nombreuses années»
Le ton grave, partageant sa «tristesse», Julien Odoul (RN), président du groupe Rassemblement national Bourgogne-Franche-Comté, lit un message envoyé par la tante senonaise de Louis, âgé de 17 ans, lynché à mort à Narbonne, le 19 juin dernier, par «cinq barbares». «Louis est la nouvelle victime de l'ensauvagement français.»
«L'ensauvagement, ce n'est pas un épisode climatique, ce n'est pas une fluctuation du cours du baril, c'est un cancer qui nous ronge depuis de nombreuses années», développe l'élu national-populiste. «Du Kärcher de Nicolas Sarkozy au sentiment d'insécurité d'Éric Dupond-Moretti, vous n'avez rien fait pour protéger nos enfants».
«Il y a un problème de moyens qui gangrène notre justice», poursuit-il, «est-ce qu'il s'agit d'un problème de moyens quand la magistrate a failli, quand elle a considéré que la priorité, c'étaient les publications des agriculteur plutôt que de mettre ce monstre hors d'état de nuire». «Pendant sept semaines, l’État a affecté 100% des ressources de gendarmerie sur ''les graves troubles à l'ordre public'' relatifs aux manifestations liées à la dermatose nodulaire.»
Se disant en «colère» contre le «corporatisme» des magistrats, Julien Odoul appelle à faire des «affaires pédocriminalité et de violences sexistes et sexuelles» une priorité.
Julien Odoul incite à la Région à «soutenir les communes qui cherchent à installer des systèmes de climatisation»
Sur le volet climatique, celui qui est également porte-parole du RN salue «l'anticipation de Marine Le Pen» sur ce sujet, ce qui fait rire dans les rangs de la majorité. «Vous avez du culot», lance Jérôme Durain hors-micro.
L'élu icaunais poursuit sur les conséquences de l'épisode caniculaire dans l'Yonne où «il y a le plus de fermetures d'écoles en fonction du pic de chaleur». «Notre Région a des possibilités d'intervention pour soutenir les communes qui cherchent à installer des systèmes de climatisation.»
«La Région le fait», réagit Jérôme Durain qui évoquera l'accompagnement des communes pour un total de 400 école.
L'orateur demande alors la rénovation des cars scolaires où des températures élevées ont été recensées.
Reprochant à Jérôme Durain de «colporter des désinformations», notamment concernant la pièce de théâtre «Passeport» (
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«Nous défendons le pluralisme partout», lance le porte-parole du parti à la flamme, ce qui provoque un nouveau brouhaha dans les rangs de la majorité, avant de défendre la mairie de Castres «éminemment républicaine».

Denis Thuriot soutient les personnels du lycée Félix Kir qui manifestaient
Président du groupe des élus progressistes, Denis Thuriot (REN) se félicite de la panthéonisation de Marc Bloch avec son épouse Simonne Vidal. L'opposant enchaîne avec le thème du sport, soulignant le passage des épreuves masculine et féminine du Tour de France en Bourgogne-Franche-Comté et l'avalanche de bons résultats de différentes équipes.
Concernant l'ordre du jour, l'élu progressiste entend «lever le voile sur la réalité de la gestion de la Région» et annonce revenir sur le sujet au moment des délibérations budgétaires.
En écho à la manifestation des agents du lycée agricole Félix Kir (
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«Qu'en est-il des agents de ces lycées ? (…) Parole et actes ne font décidément pas bon ménage au sein de votre majorité», cingle-t-il, «les personnels demandent de la concertation, d'être écoutés, d'être reconnus dans leur contribution dans la chaîne du chaud alors que le lycée Kir porte une filière agroalimentaire
En matière de transports scolaires, Denis Thuriot fustige «une logique aveugle déconnectée des réalités de terrain». «Le mot protection doit trouver son application dans les faits.»
«Les territoires ruraux coûtent mais ils rapportent à la démocratie si on les respecte», conclut-il en demandant «plus d'attention aux demandes des élus locaux».

Claire Mallard fustige l'«escroquerie sociale» de la climatisation
Présidente du groupe Écologistes et solidaires, participant à la majorité, Claire Mallard (LE) réagit aussi au «terrible infanticide de Lyhanna» mais se refuse à «prendre les juges comme boucs émissaires», préfère pointer «l'irresponsabilité des dirigeants» et appeler à «mettre l'accent sur l'écoute et la protection des victimes, femmes et enfants». L'oratrice soutient la proposition de «loi intégrale» sur les violences sexistes et sexuelles.
Après «50 ans de déni» sur le climat – en référence à la candidature de René Dumont à la présidentielle de 1974 –, l'élue écologiste souligne «les fournaises à rallonge de plus en plus précoces» et fustige l'«escroquerie sociale» de la climatisation vantée par les élus du Rassemblement national.
Pour autant, l'oratrice considère que «l'accès à la fraîcheur est un véritable droit» et, même si «nos infrastructures ne correspondent plus au monde d'aujourd'hui», revendique «un devoir d'honnêteté» en ironisant sur les prises de position climatosceptiques passés du Rassemblement national et en déplorant «la décarbonation-adaptation et la protection de nos milieux de vie [qui] sont sacrifiées sur l'autel de l'austérité budgétaire».
«On ne négocie pas avec le climat», insiste l'élue écologiste, «ce basculement est sans doute équivalent au contexte de reconstruction de l'Après-Guerre». L'oratrice poursuit avec une alerte sur «les menaces des impérialismes fossiles».
Revenant à l'ordre du jour, celle qui soutient l'exécutif régionale salue le choix de «renforcer notre capacité de défense», revendique à son tour «le droit à une alimentation de qualité» et applaudit la remise en place des comités de desserte ferroviaire.

Muriel Ternant : «La France n'est pas préparée à affronter les canicules»
Présidente du groupe des élus communistes et républicains, Muriel Ternant (PCF) se révèle être la seule intervenante de la majorité à souligner le recours à la climatisation de la salle des séances, se félicitant que «l'électricité que nous consommons est décarbonée à 95%».
«La France n'est pas préparée à affronter les canicules», poursuit l'élue communiste, «plus de 50 ans après les premières alertes des scientifiques sur l'impact des activités humaines sur le climat, rien de significatif a été fait en matière de réduction significative d'émissions de dioxyde de carbone. (…) L'adaptation au changement climatique et la réduction de la dépense publique forment deux objectifs tout à fait contradictoires».
«Ce serait pure folie que de financer la transition écologique et énergétique par le recours aux marchés financer leur objectif de rentabilité à 10%», anticipe l'oratrice qui suggère «la création d'une monnaie mondiale» – assortie de «création monétaire à taux nul» –, «une logique qui n'oppose pas l'écologie au social».
Les handballeuses dijonnaises applaudies
Avant l'intervention du président du principal groupe de la majorité, Jérôme Durain reprend la main pour faire applaudir la victoire des handballeuses de la JDA Dijon en EHF European League 2026 (
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Hicham Boujlilat : «Les canicules se multiplient, les sécheresses s'installent»
Président du groupe Notre Région par cœur Hicham Boujlilat reprend le thème de la «fierté régionale» cher au responsable de l'exécutif – et prend comme exemple l'astronaute Sophie Adenot, originaire de la Nièvre, actuellement en mission dans l'ISS.
«Les canicules se multiplient, les sécheresses s'installent», enchaîne le socialiste qui appelle les opposants à «ne pas réduire la question écologique à quelques artifices de communication». «Il faut protéger, accompagner, préparer nos territoires et nos habitants.»
À son tour, celui qui participe à la majorité défend la «sécurité sociale de l'alimentation» ainsi que la mutuelle régionale – «quand 100.000 habitants ne disposent pas [de mutuelle de santé]» – et revendique de «ne laisser personne au bord du chemin». «Notre devoir est de préparer l'avenir, c'est cela la responsabilité publique, c'est ça l'engagement républicain.»
«Aucune transition écologique ne réussira sans justice sociale»
«À Nevers, vous allez fermer la cantine de l'école du Mouësse à la rentrée», lance le socialiste qui vise Denis Thuriot – également maire de Nevers qui défendait la restauration scolaire du lycée Félix Kir –, la cantine de cette école maternelle étant mutualisée avec l'école élémentaire voisine.
La flèche suivante est décochée en direction de Julien Odoul : «votre disque s'enraye, votre croisade anti-climat se heurte à une défaite programmée». Hicham Boujlilat reproche alors à Julien Odoul qu'un de ses collaborateurs ait participé à l’Alliance for Responsible Citizenship, récemment organisé à Londres, vu comme le «sommet international des élites anti-climat sponsorisé par de grandes fortunes pétrolière» avec «un billet d'entrée à 1.700 euros». «Je n'y étais pas», réagit Julien Odoul hors-micro.
«Votre solution magique, c'est de mettre des climatiseurs partout», ironise Hicham Boujlilat, «nous savons qu'aucune transition écologique ne réussira sans justice sociale, qu'une prospérité ne sera durable sans solidarité, qu'aucun territoire ne doit être laissé de côté». «Malgré les contraintes budgétaires, (…) nous continuons à investir, soutenir, protéger.»
Jérôme Durain maîtrise la tension avec le Rassemblement national
«Nous devons être exigeant avec le service public que nous rendons aux citoyens», réagit Jérôme Durain à l'issue des interventions des présidents de groupe. Partageant son «niveau d'agacement quand il y a quelque chose qui dysfonctionne», le responsable de l'exécutif régional assure qu'il a «une intensité dans l'attention à ce qui remonte».
«Sur les grands sujets qui préparent l'avenir, nous sommes là» martèle le président de la Région, «les acteurs économiques sont extrêmement élogieux à l'endroit de la Région». «On fait le boulot.»
Citant les saillies climato-sceptiques de Nicolas Sarkozy, en son temps, Jérôme Durain fustige ensuite « la tradition de déni à droite et encore plus à l'extrême-droite » puis lance «le sage parle du climat, l'imbécile de la clim'», ce qui provoque cette fois un brouhaha dans les rangs du Rassemblement national alors que le député Jean-Philippe Tanguy (RN) a proposé, le 23 juin dernier, un plan de rénovation et de climatisation encore peu détaillé.
Une référence à la présence Jordan Bardella, président du RN, au Grand Prix de Monaco fait encore plus monter le ton tandis que la majorité applaudit son président. «Ce n'est pas nous la gauche caviar», réagit Julien Odoul. Par une tension maîtrisée, l'un évite la suspension de séance, l'autre le dérapage.
«L'ensemble des politiques est appelé à changer», conclut le président de la Région, «il faut qu'on accélère, nous sommes tous impréparés, cette Région est rattrapée par la la réalité de la violence du changement climatique».
Jean-Christophe Tardivon



























