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16/10/2025 20:52

RÉGION : Mobilité et fiscalité au programme de la première assemblée plénière de Jérôme Durain

«Sur le ferroviaire, on attend l’État comme on attend Godot», a lancé le nouveau président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, ce jeudi 16 octobre, à Dijon. Pour l'élu LR Jean-Marie Sermier, «l'entreprise et l'économie doivent être les garants de la solidité de notre territoire». «Nous voulons recentrer la Région sur ses missions principales», a déclaré l'élu RN Jacques Ricciardetti.
Élu président par ses pairs, le 5 septembre dernier, Jérôme Durain (PS) a conduit sa première session plénière du conseil régional Bourgogne-Franche-Comté, ce jeudi 16 octobre 2025, à Dijon.

La situation politique nationale – au moment où le Premier ministre Sébastien Lecornu réchappait de deux motions de censure – s'est largement invitée dans les propos liminaires. 

Les présidents de groupe se sont toutefois exprimés sur les travaux d'urgence des petites lignes ferroviaires, l'instauration d'un nouvel impôt de production pour les entreprises de plus de dix salariés et les dotations de fonctionnement dédiées aux lycées.

Du mouvement dans l'assemblée


Suite aux changements effectués par Jérôme Durain dans la gouvernance de l'exécutif (lire le communiqué), quelques effets sensibles se retrouvent dans la géographie de l'assemblée.

Aux côtés du président de la Région siègent désormais à la tribune Éric Houlley (PS), premier vice-président, et Nabia Hakkar-Boyer (PS), deuxième vice-présidente. La tribune est complétée de droit par Élise Moreau, présidente du CESER.

Laëtitia Martinez (PS) et Michel Neugnot (PS) siègent dorénavant au premier rang. Hicham Boujlilat (PS), 13ème vice-président, en tant que nouveau président du principal groupe de la majorité Notre Région par cœur, est désormais installé dans le fauteuil précédemment occupé par Jérôme Durain.

Par ailleurs, dans les rangs des oppositions, Ludovic Rochette (HOR) a démissionné du groupe des élus progressistes conduit par Denis Thuriot (REN) et siège désormais en non-inscrit. Une situation qui pourrait être transitoire si jamais le Côte-d'Orien décidait de suivre l'exemple de Gérald Gordat – également encarté Horizons – qui a rejoint le groupe de la droite et du centre. 

Le fait que Rim El Mezoughi (PR) ait rejoint Denis Thuriot au printemps dernier lui permet de conserver un effectif suffisant pour former un groupe.

Dans le groupe de la droite et du centre, à présent, Jean-Marie Sermier (LR) a la présidente de la commission des finances Céline Bähr (LR) pour voisine de fauteuil (lire le communiqué).

Autres non-inscrits, Gilles Platret (divers droite, ex-LR) – absent – et Audrey Lopez (Notre nation, ex-RN) ont été positionnés loin de leurs précédents groupes respectifs, au bout de rangées principalement occupées par des élus de la majorité.

Jérôme Durain : «Sur le ferroviaire, on attend l’État comme on attend Godot»


Les premiers mots de Jérôme Durain sont destinés au monde associatif «mobilisé pour alerter les pouvoirs publics face aux difficultés croissantes qu'éprouvent les associations pour financer leurs actions». «Je suis attaché à la place essentielle que tiennent ces structures dans notre pays pour tisser du lien social, pour soutenir celles et ceux qui en ont besoin ou, tout simplement, pour apporter du mieux-vivre sur nos territoires.»

«Nous engageons aujourd'hui des dépenses conséquentes pour améliorer les conditions de circulation dans nos trains Mobigo», lance alors le socialiste pour en venir aux sujets de mobilité ferroviaire.

La collectivité mobilise 98 millions d'euros pour entretenir des autorails Bombardier arrivant à mi-vie – «le technicentre industriel de Nevers sera l'opérateur principal de cette commande» –, 40 millions d'euros pour participer à la réalisation d l'atelier neuf de maintenance à Perrigny-lès-Dijon, 12 millions d'euros pour des travaux d'urgence sur la ligne des Hirondelles ou encore 3,6 millions d'euros pour entretenir la ligne Clamecy-Corbigny.

Le responsable de l'exécutif régional déplore que l’État ne finance pas les travaux d'entretien des dessertes fines du territoire qui constituent pourtant son patrimoine alors que certaines sont «dans un état catastrophique du fait de décennies de sous-investissement chronique» : «sur le ferroviaire, on attend l’État comme on attend Godot». «Attendre que l’État se décide, c'est l'assurance de perdre toute chance de conserver les lignes les plus dégradées.»

«C'est la dernière station avant le désert car les moyens que nous ouvrons aujourd'hui ne sont pas suffisamment pour affirmer ''ça y est, les lignes sont sauvées''», alerte le socialiste, «ils offrent un sursis à ces lignes pour acheter du temps». «Manifestement, l’État joue la montre.»

L'entretien des petites lignes ferroviaire dans l'ensemble de la région pour les dix prochaines années est estimé à 500 millions d'euros : «l’État doit enfin prendre ses responsabilités».

Le versement mobilité régional et rural pour «développer nos mobilités de demain»


L'exécutif souhaite instaurer un versement mobilité régional et rural (VMRR) comme la loi de finances pour 2025 l'autorise. Jérôme Durain se refuse à employer le mot d'«impôt», préférant celui de «ressource» permettant d'«investir et développer nos mobilités de demain».

Pourtant, assis sur la masse salariale des entreprises de plus de dix salariés, ce VMRR de 0,15% est bel et bien un impôt de production qui devrait apporter entre 26 et 36 millions d'euros à la collectivité en 2026.

«C'est essentiel pour soutenir des investissements conséquents en matière de mobilités», insiste le président de Région en précisant que 2 millions d'euros seront reversés à des intercommunalités.

«Notre Région est pleinement impliquée auprès des entreprises», signale-t-il avec notamment 45 millions d'euros d'intervention et un fonds mutualisé de 219 millions d'euros en 2024. «La Région est bien au rendez-vous pour soutenir le développement de notre économie et continuera à l'être.»

«Aucun lycée ne sera abandonné par la Région»


La dotation de fonctionnement des lycées baissera en 2026 pour atteindre 50 millions d'euros en raison de coûts qui ont diminué après la flambée de l'énergie consécutive à la guerre en Ukraine.

«Aucun lycée ne sera abandonné par la Région», assure Jérôme Durain qui revendique de «mettre l'accent sur la partie pédagogique» avec des budgets prévus pour compenser la suppression de certains dispositifs comme Eveil. 

«Nous construisons l'action de notre collectivité au service des territoires et des habitants»


Venant à s'exprimer sur la situation politique nationale, alors que le gouvernement Lecornu II a échappé aux motions de censure de La France insoumise et du Rassemblement national, Jérôme Durain déclare que «le gouvernement a su trouver un chemin pour que le débat sur le projet de loi de finances s'engage au parlement».

Si la suspension de la réforme des retraites est vue comme «une bonne chose», le socialiste défend «la justice fiscale», «le pouvoir d'achat de nos compatriotes» et aux finances des collectivités locales.

«Une première analyse rapide du projet du gouvernement montre que cette année encore, les collectivités seront ponctionnées au-delà de ce qu'elle pèse dans la dette publique de notre pays», indique le responsable de l'exécutif régional.

«Loin des atermoiements nationaux qui ont fait l'actualité de cette rentrée, nous avançons, nous arbitrons et nous construisons l'action de notre collectivité au service des territoires et des habitants de notre région», martèle celui qui revient d'un tour des huit départements et d'un déplacement à Bruxelles pour défendre les dossiers régionaux auprès de la représentation permanente de la France auprès de la Commission européenne au moment où cette instance défend le budget 2028-2034.

Jean-Marie Sermier : «Nous ne sommes pas un pays fédéral»


Au nom du groupe d'opposition de l'Union de la droite, du centre et des écologistes indépendants qu'il préside désormais, Jean-Marie Sermier (LR) adresse ses «sincères félicitations républicaines» et souhaite à Jérôme Durain de «réussir».

«Nous ne sommes pas un pays fédéral, les Régions sont là pour exercer le mandat qui leur a été donné et rien d'autre», lance-t-il alors que les propos liminaires tendent souvent à commenter la politique nationale.

«Nous vous demanderons de ne pas décider de façon dogmatique», poursuit l'adhérent des Républicains qui défend implicitement l'usage de la voiture ou le recours au transport aérien. «Il n'y a pas les bons transports et les mauvais transports, il y a tous les transports. (…) Dans nos territoires, il faut que nous soyons en capacité de pouvoir offrir tous ces services à l'ensemble de nos concitoyens.

«L'entreprise et l'économie doivent être les garants de la solidité de notre territoire»


«L'économie est quand même un fleuron de cette région de Bourgogne-Franche-Comté», poursuit Jean-Marie Sermier, «dans cette région très industrielle, l'entreprise et l'économie doivent être les garants de la solidité de notre territoire». 

«Cette économie, il faut la laisser vivre», lance l'opposant qui prend des accents libéraux pour contester le versement mobilité régional et rural, se disant «jamais favorable à alourdir la fiscalité sur l'économie comme sur nos concitoyens».

L'élu jurassien apporte son soutien aux éleveurs dont les animaux ont déjà été touchés par la dermatose nodulaire contagieuse des bovins.

L'opposant enchaîne avec le sujet du FEADER : «nous n'avons toujours réglé sur le fond définitivement le problème d financement européen». Même si «la dotation aux jeunes agriculteurs commence à être versée d'une façon normale», «il y a tout le reste». «Les crédits sont là, n'alourdissons pas les procédures.»

«Il faut que chaque jeune Bourguignon et Franc-Comtois puissent avoir les mêmes droits en matière de scolarité, qu'ils aient choisi un enseignement public ou un enseignement privé», lance-t-il en insistant sur la prise en compte des écoles de production.

Concernant l'accès aux crédits régionaux, l'opposant appelle à «rester simple» dans les relations entre la Région et le bloc communal.

«L'insécurité se décline partout», poursuit Jean-Marie Sermier qui fait de la sécurité une «compétence induite» de la collectivité. L'élu des Républicains appelle à être «encore plus efficace» auprès de nos concitoyens.

Jean-Marie Sermier pointe «dix ans d'errements budgétaires»


Constatant que la deuxième décision modificative prévoit une baisse des budgets de fonctionnement et d'investissement, Jean-Marie Sermier s'interroge sur la «rigueur budgétaire» trouvée après «dix ans d'errements budgétaires nous obligent à un atterrissage forcé».

«On assure un affaiblissement de l'action de la Région», déplore l'opposant qui demande à ce que l'investissement soit «privilégié» et le fonctionnement «réduit».

Jacques Ricciardetti : «Le socialisme et le macronisme sont la même maison»


Le président du groupe d'opposition du Rassemblement national Julien Odoul ayant privilégié son action à l'Assemblée nationale, Jacques Ricciardetti intervient en lisant consciencieusement son texte.

Le vice-président du groupe s'exprime principalement sur la situation politique nationale en ce jour où la motion de censure du gouvernement Lecornu II déposée par le parti de Marine Le Pen n'a pas abouti.

L'élu populiste fustige «le parti unique» composé «de la gauche, de LR et de la Macronie» avant de reprendre les arguments du RN au niveau national et de lancer : «le chaos, c'est vous tous qui vous alliez pour empêcher le pays d'avoir une majorité claire et légitime, c'est vous qui magouillez dans les couloirs avec la Macronie que vous prétendez combattre». «Le socialisme et le macronisme sont la même maison.»

«Nous voulons recentrer la Région sur ses missions principales»


«Pour la Bourgogne-Franche-Comté, notre projet a toujours été clair : rendre aux Bourguignons et Francs-Comtois leur argent avec des services publics forts et utiles», déclare Jacques Ricciardetti en revenant aux sujets régionaux, «vous avez fait de la Région le tiroir-caisse d'associations militantes et de l'idéologie rouge et verte.»

«Nous voulons recentrer la Région sur ses missions principales», lance l'opposant en évoquant la jeunesse, la formation, les lycées, les transports, le développement économique et agricole.

À cela, l'élu populiste ajoute la sécurité, «compétence de tous et donc de la Région».

Le soutien de Marine Le Pen conclut son propos en citant le Conseil national de la Résistance, ce qui fait bondir la majorité. «Lucie Aubrac, revient !» lance aussitôt Loïc Niepceron (PS), hors micro.

«Quand vous vous prévalez des jours heureux et du CNR alors que les fondateurs de votre parti étaient dans le camp d'en face, c'est un peu grossier», rétorquera Jérôme Durain.

Denis Thuriot : «Il faut renforcer l'invulnérabilité de certains établissements scolaires»


Président du groupe d'opposition des élus progressistes, Denis Thuriot (REN) réagit lui aussi aux propos de Jacques Ricciardetti et renvoie aux condamnations de parlementaires européens du RN pour détournement de fonds publics (certains, comme Julien Odoul, ont fait appel).

Tout en adressant des encouragements à Jérôme Durain, Denis Thuriot rappelle «les mesures simples» demandées par le passé comme la mise en place de «référents» départementaux pour le suivi des dossiers FEADER. Début septembre, le président de la Région a annoncé un tel déploiement sans préciser de calendrier.

L'élu progressiste relaie ensuite les alertes des Jeunes Agriculteurs (lire le communiqué).

Concernant la sécurité des lycées, l'opposant incite à «répondre à l'inquiétude légitime des parents et des élèves» : «il faut renforcer l'invulnérabilité de certains établissements [scolaires]».

Claire Mallard : «Nous ouvrons de nouvelles perspectives pour faciliter les déplacements»


Présidente du groupe Écologistes et solidaires, Claire Mallard (LE) débute son propos par la situation politique nationale : «le Premier ministre n'a ouvert aucune porte pour revenir sur les reculs environnementaux votés au printemps derniers».

Faisant le lien entre prévention et santé environnementale, celle qui participe à la majorité régionale appelle à opérer «des choix environnementaux pour accompagner la société vers un modèle sans toxique : pesticides, perturbateurs endocriniens, pollution de l'air».

«L'écologie est une priorité et son rejet une illusion», martèle Claire Mallard qui salue dans la politique menée par l'exécutif régional «des actes forts pour le quotidien des habitants». «Voilà comment on reconstruit la cohésion nationale à partir de choix audacieux au niveau local.»

L'élue écologiste salue l'instauration du versement mobilité régional et rural : «nous ouvrons de nouvelles perspectives pour faciliter les déplacements des Bourguignons-Francs-Comtois». Et d'ajouter «l'enjeu climatique de la décarbonation des transports».

Défendant un «choix de justice sociale», l'oratrice analyse que «le versement mobilité permet de compenser la ponction austéritaire de l’État faite sur les Régions».

Les travaux d'urgence sur la ligne des Hirondelles et la liaison Corbigny-Clamecy sont envisagés comme permettant de les «sauver jusqu'en 2028».

Claire Mallard fait alors un parallèle entre «le bon usage de l'argent public investi dans le territoire pour une majorité» et les aspirations «d'autres élus [qui] préfèrent gaspiller l'argent public pour une minorité s'envolant vers le Maroc ou le Portugal», en référence à l'aéroport Dole-Jura. 

L'élue écologiste conclut en demandant une planification des travaux sur les petites lignes ferroviaires par phases à l'horizon de 10 à 15 ans.

Muriel Ternant : «La stratégie de maintenance ferroviaire illustre bien les coûts et les gâchis de l’allotissement du réseau»


Présidente du groupe Communistes et républicains, Muriel Ternant (PCF) salue les travaux envisagés sur la ligne des Hirondelles – vus comme «une étape importante» – mais embraye directement pour appeler à «la suspension de la mise en concurrence du réseau ferroviaire», sujet de discorde avec l'exécutif régional.

«La stratégie de maintenance ferroviaire, versée à notre débat, illustre bien les coûts et les gâchis de l’allotissement du réseau avec, par exemple, la programmation d'études dont le seul objet est de trouver la manière de séparer en plusieurs parties indépendantes des ateliers qui fonctionnaient jusque-là de manière intégrée et mutualisée», développe-t-elle.

L'élue communiste oppose «le modèle pensé pour générer des profits pour les opérateurs ferroviaires reposant sur un train de masse ne reliant plus que les plus grandes villes» au «service public maillant finement le territoire». «L'obstacle au développement du train, comme de l'ensemble des services publics, ce sont bien les profits exorbitants exigés par les grandes entreprises financiarisées.»

Dans ce contexte, «la menace du MEDEF de répercuter sur les salaires l'instauration du versement mobilité régionale n'est pas acceptable». «La bataille du financement des infrastructures ferroviaires, comme de leur exploitation, est donc décisive».

Hicham Boujlilat : «La Bourgogne-Franche-Comté est dans le Top 4 des Régions qui dotent le mieux leurs lycées»


Après avoir vu dans l'élection de Jérôme Durain «une nouvelle étape pour notre mandat régional», les premiers mots de Hicham Boujlilat (PS), président du principal groupe de la majorité Notre Région par cœur, concernent «un espoir de paix à Gaza avec la libération des otages».

Le socialiste poursuit avec «l'instabilité nationale» avant d'appeler à «relancer un nouvel acte de décentralisation». 

Défendant la «justice fiscale», la «justice sociale» et la «transition écologique», l'orateur critique le bilan économique d'Emmanuel Macron avant d'appeler «un changement de cap, à babord», de demander «la fin de l'austérité» ainsi que «la clarification des responsabilités» avec les collectivités locales.

«La droite Retailleau a pris des couleurs brunes», lance Hicham Boujlilat en s'adressant à Jean-Marie Sermier, ce qui fait réagir dans les rangs du groupe d'opposition. 

L'orateur vise alors Jacques Ricciardetti, d'origine italienne, en dénonçant les massacres d'immigrés italiens dans le sud de la France à la fin du XIXème siècle : «ces deux événements ont traduit la xénophobie de prédicateurs de la haine». «Vous reproduisez les mêmes mots qui conduisent aux mêmes maux.»

«Issu de l'immigration, je le revendique», réagira fermement Jacques Ricciardetti, dénonçant des «attaques personnelles». «Je suis Français et fier de l'être.»

Taxant les élus du RN de climatoscepticisme, Hicham Boujlilat enchaîne pour évoquer, lui aussi, le détournement de fonds publics au détriment du Parlement européen – «elles et ceux qui ont été condamnés devraient rendre l'argent» – pour mieux critiquer leurs votes contre des dispositifs dédiés à la ruralité.

Venant enfin aux sujets régionaux, le socialiste signale que «la Bourgogne-Franche-Comté reste dans le Top 4 des Régions qui dotent le mieux leurs lycées», salue le «volontarisme» sur le ferroviaire – «l’État doit sortir du bois pour rattraper un siècle de travaux de retard» – et approuve l'instauration du versement mobilité régional et rural.

«L’État ne nous laisse pas le choix, nous devons financer des formes de mobilité nouvelle en permettant aux communautés de communes de les mettre en œuvre», développe celui qui est également vice-président, «ce sont pour les territoires concernés, essentiellement ruraux, de nouveaux moyens».

«Ça ne concerne qu'un quart des entreprises publiques ou privées de la région», conclut-il, «pour une entreprise de 11 salariés, ça représente une contribution de 340 euros par an».

Des budgets pour «un travail de sécurisation physique» des lycées


«Vous avez consacré une minute sur les questions régionales», pointe Jérôme Durain à l'adresse de Jacques Ricciardetti, en reprenant la main pour aborder l'examen des rapports. 

«Nous avons des difficultés résiduelles – insupportables pour ceux qui les subissent – mais nous avons enregistré des pas décisif sur le FEADER», réagit-il ensuite à l'adresse de Denis Thuriot puis rappelle le vote de budgets pour «un travail de sécurisation physique» des lycées.

À ce sujet, le socialiste annonce des travaux sur les questions des addictions des lycéens, des usages des médias sociaux ou encore de l'emprise des réseaux criminels.

Jean-Christophe Tardivon

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