Recherche
Pour nous joindre
redaction.infosdijon@gmail.com
SMS au 07.86.17.77.12
> Bourgogne - Franche-Comté > Bourgogne - Franche-Comté
20/10/2025 18:54

RÉGION : Nicolas Soret défend les ajustements budgétaires à la baisse pour 2025

«Il ne s'agit pas d'un abandon mais d'un décalage», a assuré le vice-président chargé des finances, ce jeudi 16 octobre, à Dijon. «Les collectivités de gauche renâclent à réduire leurs dépenses de fonctionnement», réagissait l'opposante Céline Bähr tandis que la communiste Muriel Ternant lançait «les économies de fonctionnement, ça n'existe pas».
Le 26 juin dernier, les élus du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté votaient une première baisse sensible des investissements pour 2025 (lire notre article). Un nouvel ajustement à la baisse est arrivé, ce jeudi 16 octobre 2025, à Dijon, lors d'une assemblée plénière présidée par Jérôme Durain (PS).

Le vice-président chargé des finances Nicolas Soret (PS) a présenté la deuxième décision modificative et, dans un contexte d'«incertitudes budgétaires liées à la conjoncture politique nationale, internationale», a défendu «un décalage» des investissements plutôt qu'un «abandon» éventuel, pointé par les oppositions.

41,6 millions d'euros d'investissement en moins


Le projet de loi de finances pour 2026 – tel qu'il a été présenté en conseil des ministres et avant le débat parlementaire – envisage de nouvelles contributions au redressement des comptes publiques nationaux de la part des collectivités locales.

L'exécutif a donc fait le choix d'«une inscription très limitée de nouveaux crédits de paiement en fonctionnement» avec le principe de «justifier chaque euro dépensé nouveau par une économie équivalente».

«Nous sommes parvenus à réduire un volume de crédits de paiement de 20 millions [d'euros] et de réduction de volume d'autorisations de programme de 30 à 50 millions d'euros», indique Nicolas Soret avec un vocabulaire qui montre la détermination de l'exécutif à contenir le budget pour 2025.

Entre recettes en hausse et engagements en baisse, la collectivités enregistre un solde positif de 61,6 millions d'euros au budget pour 2025.

Cela permet de réduire de 20 millions d'euros l'épargne et de 41,6 millions d'euros l'investissement.

«Il ne s'agit pas d'un abandon mais d'un décalage»


L'augmentation des recettes de fonctionnement provient principale des transports, qui augmentent de 6,2 millions d'euros en lien avec l'intégration directe des recettes de tickets dans les comptes de la collectivité fait qu'elle n'est plus assujettie à la TVA.

Au titre de la formation professionnelle, le Fonds social européen apporte 4 millions d'euros de plus que prévu.

La réduction de l'investissement provient principalement de reports de crédits de paiement – dont 3,5 millions d'euros pour des reports de travaux d'entretien des lycées – et de la récupération d'une subvention de 2,5 millions d'euros en raison de l'annulation d'une implantation de l'entreprise Safran dans la région.

Au passage, Nicolas Soret précise qu'ont déjà été exécutés 93% des 522 millions d'euros de crédits de paiement votés pour 2025, très majoritairement pour «des entreprises locales». «Il ne s'agit pas d'un abandon mais d'un décalage.»

Amélioration des ratios financiers


En conséquence, entre budget supplémentaire et DM2, l'épargne brute passe de 197,3 millions d'euros à 215,3 millions d'euros et l'emprunt d'équilibre de 331,8 millions d'euros à 258,8 millions d'euros.

Même s'il continue de baisser, dans la tendance de ces dernières années, le taux d'épargne brut devrait s'établir à 17,2% en 2025 (contre 17,9% en 2024). Idem pour l'épargne nette à 11,1% après cette DM2.

Corrélativement, après une hausse ces dernières années, la capacité de désendettement devrait se stabiliser à 6,1 années en 2025, au même niveau qu'en 2024 (contre 4,2 années en 2021). «C'est une très bonne nouvelle», résume Nicolas Soret.

Selon Céline Bähr, «les collectivités de gauche renâclent à réduire leurs dépenses de fonctionnement»


Nouvelle présidente de la commission des finances – succédant à Denis Thuriot (REN) –, Céline Bähr (LR) déclare que «les Bourguignons et les Francs-Comtois sont en droit d'attendre une évaluation des politiques publiques», dans la droite ligne du discours tenu lors de son élection à cette fonction (lire notre article).

L'opposante relève que la collectivité dépense 9 euros par habitant en fonctionnement quand la moyenne de Régions française ressort à 2 euros par habitant : «il y a encore des gisements d'économies». «Les entreprises ne doivent pas être la variable d'ajustement de collectivités de gauche qui renâclent, depuis des décennies à réduire leurs dépenses de fonctionnement.»

Reprenant l'argumentaire du MEDEF (lire le communiqué), l'élue des Républicains tisse un lien entre l'instauration du versement mobilité régional et rural – une contribution patronale – et «le pouvoir d'achat» des habitants. «C'est un impôt de trop !»

Nicolas Soret aura beau jeu de rappeler que l'autorisation donnée aux Régions d'instaurer un tel versement mobilité régionale a été portée au niveau national par le «sénateur LR» Philippe Tabarot. «Votre famille politique», insiste le vice-président.

Venant au sujet de la DM2, Céline Bähr s'interroge sur les «proportions» des ajustements au regard du budget primitif pour 2025 : «ça me donne l'impression d'un exécutif qui, plutôt que de faire des choix budgétaires lisibles,  grappille des économies de bouts de chandelle ça et là et fait les fonds de tiroir».

Pour le RN, la DM2 «fragilise» les priorités régionales


Au nom du groupe d'opposition Rassemblement national Bourgogne-Franche-Comté, Olivier Damien considère que la DM2 «fragilise» les priorités régionales et déplore une «carence inexcusable» concernant la sécurité qui n'est pas une compétence de la collectivité.

Demandant des précisions dans les reports, l'opposant regrette particulièrement des réductions de budget concernant le sport, le patrimoine, la culture.

À peine rentrée de l'Assemblée nationale, Géraldine Grangier (RN) signale «des retards que vous arrangent bien» à l'adresse de l'exécutif avant de défendre l'activité des centres de formation des apprentis (CFA) au regard des réductions budgétaires nationales.

«Les lycées attendent des travaux, les territoires des investissements et les entreprises des marchés», résume Denis Thuriot


Au nom du groupe d'opposition des élus progressistes qu'il préside, Denis Thuriot regrette «un manque d'ambition criant» de la part de l'exécutif régional en raison de l'amélioration des ratios financiers reposant sur le report de crédit d'investissement.

«Les lycées attendent des travaux, les territoires des investissements et les entreprises des marchés», résume l'élu social-libéral. «Derrière les prétendus retards de chantier, c'est une Région qui n'avance pas comme elle l'avait affirmé en début d'année.»

L'opposant estime qu'il s'agit d'«une prudence excessive» au nom de l'équilibre budgétaire.

«On parle de 7% qui n'auront pas été exécutés», réagira Nicolas Soret peu après, renvoyant aux différents taux de réalisation des collectivités à laquelle participent les opposants régionaux.

Rémy Rebeyrotte pointe «un désengagement continu de la Région dans les lycées»


Pour le même groupe, Rémy Rebeyrotte (TDP) enchaîne en appelant à des économies de fonctionnement afin de d'accroître les investissements «pour le futur». 

L'opposant pointe «un désengagement continu de la Région dans les lycées» – en référence au «mauvais signal» envoyé lors de l'établissement du Plan pluriannuel de la Région (lire notre article) – accompagné d'une hausse des recettes liées à la restauration et à l'hébergement scolaires. «Pendant que la Région réduit ses efforts, ce sont les usagers qui contribuent davantage.»

«Les économies de fonctionnement, ça n'existe pas», lance Muriel Ternant


Au nom du groupe des élus communistes et républicains, Muriel Ternant (PCF) considère que l'augmentation des recettes aurait pu «donner un peu d'air à nos politiques publiques».

Celle qui participe à la majorité régionale déplore que le «freinage» de la DM2 constitue «l'anticipation d'un nouveau tour de vis très important imposé aux collectivités en 2026».

L'élue communiste poursuit en ciblant les présidents de groupe jugés comptables de la politique de l'exécutif national : «il y a une contradiction majeure à déplorer, ici, des baisses de crédits régionaux tout en militant ardemment, au plan national, pour baisser la dépense publique».

«Les économies de fonctionnement, ça n'existe pas», lance l'oratrice, «ou alors vous voulez les faire payer par les agents, à travers l'intensification de leur travail ou la baisse de leurs rémunérations».

Enfin, Muriel Ternant déplore la construction d'un budget 2026 qui se ferait en anticipant une contribution au redressement des comptes publics qui n'est pas encore effective, faute de majorité parlementaire pour voter le budget de la nation à ce stade : «nous alertons sur le risque grave que fait peser l'austérité budgétaire sur les services publics régionaux comme sur nos institutions démocratiques».

«Notre préparation budgétaire 2026 sera extrêmement exigeante», indique Jérôme Durain


«La gauche de la Région Bourgogne-Franche-Comté, elle fait les choix qu'elle peut faire au plus grand bénéfice des services que nous déployons», se défend Nicolas Soret tant en réponse explicitement à la présidente de la commission des finances qu'implicitement aux reproches du groupe communiste.

«Les économies, on les cherche», indique alors Jérôme Durain, «notre préparation budgétaire 2026 sera extrêmement exigeante pour qu'un euro d'argent régional soit bien utilisé».

Au moment du vote, les oppositions votent défavorablement, la non-inscrite Audrey Lopez (Notre nation) s'abstient et la majorité permet d'adopter la DM2.

Jean-Christophe Tardivon

Jérôme Durain soutient le refus du PS de voter la censure du gouvernement Lecornu


Jérôme Durain est face à un «mur d'investissement» pour rénover les petites lignes ferroviaires


Mobilité et fiscalité au programme de la première assemblée plénière de Jérôme Durain


Baisse de la dotation de fonctionnement des lycées de Bourgogne-Franche-Comté en 2026


Jérôme Durain fait preuve d'autorité pour son premier clash avec le Rassemblement national


Jérôme Durain alerte sur le risque lié à la dermatose nodulaire contagieuse des bovins


Dernière session pour Gilles Da Costa, DGS de la Région Bourgogne-Franche-Comté


Le dossier de la Région Bourgogne-Franche-Comté sur la session du 16 octobre 2025


Les avis du CESER Bourgogne-Franche-Comté sur les dossiers de la session du 16 octobre


La commission permanente de la Région Bourgogne-Franche-Comté du 17 octobre attribue 50,6 millions d'euros de financements









Votre météo à Dijon
Votre météo en Bourgogne
Ailleurs
Léa Salamé annonce avoir été piégée
SLOVENIE : Une influenceuse autrichienne retrouvée morte dans une valise
« La tentation autoritaire » : passe d’armes entre Pascal Praud et l’Élysée au sujet du label contre la désinformation dans les médias
Data centers : Roland Lescure et Anne Le Hénanff publient un guide pour accompagner l’implantation de centres de données en France
Pourquoi à l'adolescence, les filles se sentent-elles moins bien que les garçons ?
Narcotrafic : un détenu parmi les 100 plus dangereux de France et incarcéré à Vendin-le-Vieil se voit accorder une permission de sortir
On a enregistré -26°3 en Suisse
La saison de ski ouvre samedi à Val Thorens et à Tignes
Décès - Obsèques : Ce que vous devez savoir dans ces circonstances
SUISSE : Interpellé après avoir détruit un radar à coups de barre à mine
Un mois après... France Inter explique l’absence soudaine de Nicolas Demorand
Affaire Shein : Des poupées pédopornographiques et des armes découvertes sur cinq autres plates-formes
Peut-on tomber malade en se rendant dans des toilettes publiques ?
Le meilleur fromage du monde est Suisse et c'est un gruyère affiné 18 mois
Le Millionnaire russe, qui cumulait 400 amendes, s'est tué avec sa Lamborghini lancée à 150 km/heure
Nicolas Sarkozy va sortir de prison, sous contrôle judicaire, avec interdiction d'entrer en contact avec le Ministre de la Justice
SCIENCES : +20% de neige en plus avec des drones qui ensemencent les nuages ?
Un homme de 85 ans prend sa voiture pour aller chez son médecin dans les Deux-Sèvres, il est retrouvé… en Croatie
Les juges ont vu rouge : «J’ai bu un verre avec une patiente avant son euthanasie», justifie un médecin belge qui avait trop bu
Paris : Elles ont manifesté, de façon spectaculaire, contre l'arrivée de Shein au BHV
LFI, LR, RN… Ils s’indignent de l’encadrement des découverts bancaires alors qu’ils ont voté «pour» au Parlement européen
METEO : Un mois d'octobre proche des des normales, mais avec de l'agitation
Guerre en Ukraine : Mais pourquoi la Russie utilise-t-elle des chameaux sur la ligne de front ?
MMA : quatre fois au tapis en 13 secondes, la vidéo de l’incroyable KO d’un combattant tchèque
VIDEO : Un coureur du marathon de Dublin demande sa compagne en mariage
Jackpot évolutif, jusqu’à 700 000 euros : c’est quoi «Crescendo», la nouvelle loterie de la FDJ ?
Paris : Un homme passe la nuit sur la tour Eiffel, le monument porte plainte
Avocat : Comment bien le choisir, le faire mûrir, le conserver…
JUSTICE - LIVRE «Qui a tué Virginie ?» Julien Mucchielli : une vue d’ensemble sur une affaire «pas pensable» : quand la loi française ne dit pas «non»
NEIGE : Première grosse offensive de l'hiver dans les Alpes du Nord
PAYS BAS : La Poste expérimente des chiens robots pour livrer les colis
Passe-Muraille s’est marié avec la belle-fille de Passe-Partout
Projet de loi de finances : Les Maires des stations de montagne s'étrangle de la suppression du Fonds vert
MOBILITÉS : 420 bogies «made in Alstom Le Creusot» pour les 30 nouvelles rames de l'Eurostar, à 320 km/heure, entre Paris et Londres
Mort brutale, au Japon, à 27 ans de l’acteur d’«Un si grand soleil» Lyad Smain, la série lui rend hommage
MOBILITE : Le MF19, le métro ferré nouvelle génération d’Alstom, accueille ses premiers voyageurs sur la ligne 10 du métro parisien
Infos-dijon.com - Mentions légales