
C'est à l'occasion de l’Université de la transition numérique des territoires, au parc des expositions, que le président de région Jérôme Durain, s'est exprimé sur les enjeux de la transition numérique et ses enjeux...
Lors de l’Université de la transition numérique des territoires, ce mardi 16 septembre au parc des expositions de Dijon, Jérôme Durain, Président de la région Bourgogne-Franche-Comté, a rappelé l’importance d’une transition numérique à la fois sobre, inclusive et souveraine.
« Que ces transitions soient sobres énergétiquement »Pour le président de région, le numérique ne peut être pensé indépendamment de l’urgence climatique.
« Que ces transitions soient sobres énergétiquement, c’est un point qui me tient particulièrement à cœur », a-t-il affirmé. Mais il insiste tout autant sur la dimension sociale :
« Il faut aussi que ces transitions ne laissent personne de côté, au risque de développer de nouvelles fractures numériques que la fibre était précisément censée résoudre. »DATAPLD : un projet lauréat de France 2030La Bourgogne-Franche-Comté porte le projet DATABFC, retenu dans le cadre de France 2030, qui vise à déployer des capteurs pour améliorer le pilotage des services publics.
« C’est un projet qui concerne aussi bien l’usage de capteurs pour les collectivités que la valorisation de certains retours d’habitants », a expliqué Jérôme Durain.
Il rappelle que l’innovation ne peut pas reposer uniquement sur les institutions publiques :
« Il ne faut pas oublier les acteurs économiques et associatifs qui doivent continuer à s’investir et à former. »Un enjeu démocratique et de souverainetéAu-delà des infrastructures, c’est la place du citoyen qui est au centre de la réflexion.
« Les citoyens, on y reviendra beaucoup, parce qu’il y a un enjeu sociétal, politique, majeur, démocratique », a insisté le président.
Il met également en garde contre une dépendance excessive aux géants du numérique :
« Ces évolutions ne doivent pas être un blanc-seing donné aux GAFAM, avec un risque fort de dépendance technologique, de captation des données et des usages. Nous devons viser un objectif collectif d’autonomie, de maîtrise publique et européenne. »Former et accompagner face aux mutations du travailLe numérique bouleverse le monde du travail, et la région veut accompagner cette transition.
« Les mutations sont permanentes, avec un risque de décrochage pour ceux qui pourraient être déclassés par les nouvelles technologies », a rappelé Jérôme Durain.
Pour y répondre, la région consacre 2 millions d’euros par an aux formations numériques et a lancé un appel à projets destiné aux entreprises.
« Nous proposons d’aider celles qui veulent sensibiliser et former les salariés les plus exposés au développement des IA génératives », a précisé le président, rappelant les inquiétudes liées aux suppressions d’emplois, notamment dans l’industrie.
« Personne ne doit rester au bord de la route »Jérôme Durain insiste aussi sur la lutte contre l’illectronisme, qu’il qualifie d’
« enjeu d’accès aux droits, de cohésion sociale, et, je le redis ici, d’enjeu démocratique ». Et d’ajouter :
« Personne ne doit rester au bord de la route. »Il salue le travail mené par l’Agence régionale d’humanité et d’intelligence artificielle (ARNIA), qui accompagne déjà plus de 1 800 adhérents dans la région.
Vers un schéma régional de la donnée et de l’IA « Nous avons un positionnement stratégique, à proximité du territoire, du village à la métropole, pour fournir des ressources et de l’ingénierie », a souligné Jérôme Durain.
Cette stratégie prendra forme en juin 2026 avec le vote du premier schéma régional de la donnée et de l’intelligence artificielle. Celui-ci associera l’ensemble des territoires et des acteurs.
« L’intelligence artificielle est un outil qui doit être au service de l’humain, qui doit être éthique dans ses usages, responsable vis-à-vis de la transition écologique et souverain pour garantir une maîtrise de ses objectifs », a conclu le président.
Manon Bollery
Photos ©Manon Bollery 





















