
Les Présidents des Vins de Bourgogne, ont poussé un gros coup de gueule contre la scandaleuse désinformation menée par Addictions France.
«Ils ont 130 millions de financements publics !» Quand François Labet et Laurent Delaunay apportent cette précision concernant les attaques portées par l’association Addictions France contre les vins en général et ceux de Bourgogne en particulier, les deux Présidents de Comté Bourgogne, le nouveau nom de l’interprofession des vins de Bourgogne, voient rouge. Très rouge même. Ils ne sont pas loin de s’étrangler quand ils entendent qu’il est affirmé que le vin est un cocktail chimique et toxique !» Rien que ça ! Jean Carmet va se retourner dans sa tombe. Les vignerons vont sortir les serpettes, aiguiser les sécateurs…
François Labet et Laurent Delaunay ont tenu à prendre la parole pour dénoncer la campagne menée par les opposants au vin, ambassadeurs des anti-tout avec l’argent du contribuable.
Ils feraient mieux ces gens là d’utiliser leur énergie pour expliquer encore encore aux jeunes que le vrai danger n’est pas de boire du vin, mais des boissons énergisantes qui font un mal fou à leur cœur et qui sont bourrées de sucres. A croire qu’ils travaillent en sous-main pour les grands labos qui se partagent le marché des médicaments contre le diabète !
«On n’est plus dans la prévention, mais dans la stigmatisation», dénoncent On n’est plus dans la prévention, mais dans la stigmatisation. Et d’asséner : «On n’a pas besoin d’attaques de notre propre camp». Entendez ne pas être attaqué en France par des opposants aux vins qu’ils ne connaissent pas.
Ces attaques constantes, contre le vin, portées par Addictions France, sont nauséabondes. «Comment expliquer à nos clients internationaux, que nos vins, qu’ils
considèrent comme un modèle de l’excellence française, soient vilipendés
sur notre propre sol». Et de conclure : «On est inquiets d’une société d’interdits». Ils ne sont pas les seuls !
Alain BOLLERY
(Photographies Jean-Christophe TARDIVON)
Dans le texte...
«Le vin c’est la France…sauf en France.
Or, le sentiment de la filière dans ce contexte est un profond ras-le-bol.
Car dans le même temps, la filière ne cesse en France d’être ciblée de toutes parts.
Les croisades hygiénistes, pour ne pas dire prohibitionnistes, redoublent de virulence. Deux exemples récents, venant d’Addictions France, association chargée, à grands renforts de millions d’euros d’argent public de faire de la prévention, cause louable s’il en est :
- Le vin est un « cocktail chimique et toxique »
- « Votre verre n’est jamais innocent »
Si les risques existent, et nous ne les méconnaissons pas, on ne peut réduire le vin à son simple et tellement réducteur statut de boisson contenant de l’alcool. Et par là même faire fi de toute modération dans les commentaires et anathèmes, allant pour certains à taxer les professionnels responsables que nous sommes de « dealers ».
En utilisant des méthodes de communication radicales basées sur des raccourcis et des affirmations erronées, nous ne sommes plus là dans la prévention, mais dans la stigmatisation, la condamnation de toute consommation responsable.
Des « documentaires » à charge sans aucune distance critique. Tout ceci au lieu de promouvoir l’éducation, la transmission mais aussi la convivialité et le partage. Ces mots ne sont pas ceux de l’excès mais ceux de la modération. Non le vin n’est pas un danger.
Les récents débats parlementaires perdent toute raison sur ses sujets, inventant taxes et interdits contre lesquels il faut chaque année un peu plus se battre. Ils ont à ce jour été rejetés par les Députés où le bon sens a prévalu. Mais quand l’idéologie et la déconnexion prennent le dessus, le bon sens s’éloigne. Que dire de cette initiative visant à interdire la vente de vin à la buvette de l’Assemblée Nationale et ne plus rembourser le vin des frais de mandat. Dans le pays qui a fait classer le repas gastronomique (incluant le vin, faut-il le rappeler) au Patrimoine immatériel de l’UNESCO, ne sommes-nous pas en train de marcher sur la tête.
A l’heure des crises que la filière connaît, elle n’a pas besoin d’attaque de son propre camp mais de soutien. Moral et réglementaire avant même financier.
A minima de la laisser vivre pour répondre à ses défis.
Le changement climatique bouscule nos modes de production. Nous devons trouver des solutions pour nous adapter. La réponse est l’interdiction de produits de traitement, notamment en agriculture biologique, dont une étude récente, pourtant menée à charge, n’a pas démontré d’exposition à risque des riverains.
Comment expliquer à nos clients internationaux, que nos vins, qu’ils considèrent comme un modèle de l’excellence française, soient vilipendés sur notre propre sol. Car ils nous observent et nous questionnent aussi sur ces sujets.
Comme le temps nous est compté, nous ne développerons pas davantage l’avalanche bureaucratique qui nous submerge. L’Etat nous promet toujours plus de simplification mais comme Shéhérazade nous ne voyons toujours rien venir.
Nous sommes extrêmement inquiets de cette société d’interdits que l’on veut nous imposer à grands coups de normes et taxes. Pour combien de temps encore pourrons nous parer les coups et transmettre ce modèle ?Noud le rappelons avec force et conviction : Non le vin n’est pas un danger et les professionnels de la filière d’irresponsables dealers délinquants !»














