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27/09/2020 15:21

CORONAVIRUS : L'Université de Bourgogne fait face à sept cas formant deux clusters

Par précaution, l'Université de Bourgogne place 900 étudiants en enseignement distanciel après la découverte de 7 cas confirmés de Covid-19 en troisième année de médecine et en première année de psychologie. L'université suit les instructions ministérielles sur ses six campus bourguignons comme l'explique le président Vincent Thomas.

Depuis la rentrée en présentiel du 2 septembre dernier (lire notre article), l'Université de Bourgogne suit de près l'évolution de l'épidémie de la Covid-19 en lien avec l'Agence Régionale de Santé Bourgogne-Franche-Comté. Chaque vendredi, un bilan est établi du nombre de cas signalés volontairement par les personnes concernées.

Le 18 septembre dernier, une quarantaine de cas de Covid-19 étaient recensés. Le nombre est passé à 80 ce vendredi 25 septembre 2020 comme l'a indiqué à Infos Dijon le président de l'Université de Bourgogne Vincent Thomas.

Trois cas rapprochés constituent un cluster

Un cluster, ou regroupement, est constitué dès l'apparition de trois cas en moins de sept jours appartenant à une même communauté. Actuellement, l'ARS suit l'évolution de 17 clusters sur l'ensemble de la Bourgogne-Franche-Comté (lire le communiqué) tandis que dans les premier et second degrés, seules deux classes sont fermées dans toute l'Académie de Dijon (lire le communiqué).

Quatre cas recensés en troisième année de médecine et trois cas en première année de psychologie ont donc suffit à définir deux clusters au sein de l'Université de Bourgogne. Par application du protocole sanitaire, «on isole par précaution nos cas, on place les étudiants à distance pour limiter au maximum la contamination au sein de promotions qui sont très importantes» a expliqué le président de l'université. Ainsi, 300 étudiants en troisième année de médecine et  600 étudiants de première année de psychologie vont donc suivre les enseignements en distanciel durant deux semaines.

Il s'agit d'étudiants qui ont pu fréquenter les mêmes amphis que les patients touchés par la Covid-19. «L'objectif est de ne pas prendre de risque et de lutter contre la contagion» a souligné Vincent Thomas même si les amphis sont grands, aérés tandis que les étudiants respectent majoritairement les mesures sanitaires de port du masque, d'hygiène des mains et de distanciation.

Interdiction des soirées étudiantes


«Au-delà du risque auquel s'exposent les étudiants eux-mêmes, au-delà du risque que courent les personnels, l'objectif c'est de participer à la lutte contre la pandémie» a rappelé le président de l'université. Les cas confirmés se trouvent très majoritairement au sein de la population étudiante, l'université n'ayant connaissance que de deux cas parmi les personnels depuis la rentrée.

Pour Vincent Thomas, la population étudiante évolue dans un contexte national de circulation du virus et le nombre de cas à ce jour est à «mettre en regard des 35.000 étudiants répartis sur les six sites territoriaux». Tous les campus de l'uB étant concernés.

Concernant les week-ends d'intégration qui auraient contribué à la diffusion du SARS-CoV-2 dans certaines écoles d'ingénieurs en France, le président de l'Université de Bourgogne a signalé avoir suivi «à la lettre l'interdiction de la préfecture et du rectorat de région : on a interdit toute manifestation festive sur nos six campus et les étudiants ont globalement suivi cette interdiction» (lire le communiqué). Ce qui n'empêche pas des étudiants d'avoir pu organiser par ailleurs des soirées privées.

Tout en se disant «très vigilant, réactif et le plus pragmatique possible», Vincent Thomas espère que «les étudiants et les personnels vont continuer de respecter les consignes sanitaires et faire en sorte de poursuivre le mieux possible ce semestre en présentiel». Les étudiants symptomatiques ont évidemment accès au drive du CHU Dijon Bourgogne installé sur le parking de l'ESIREM à Dijon (lire notre article).

Jean-Christophe Tardivon