
«Dijon a fait le choix d’une transition écologique vécue, partagée et
mesurable. Nous avançons ensemble, parce que c’est ensemble que se
construit un territoire durable», a indiqué la maire Nathalie Koenders, ce mardi 4 novembre.

Le campus de Dijon-Montmuzard a officiellement obtenu le label national « ÉcoJardin », une reconnaissance qui consacre la gestion écologique exemplaire de ses 565 000 m² d’espaces verts. Cette distinction nationale vient saluer le travail conjoint de l’Université Bourgogne Europe (UBE), du CROUS Bourgogne–Franche-Comté, de l’Institut Agro Dijon, de l’INRAE, et de la Ville et Métropole de Dijon.
Un campus exemplaire au coeur de la métropole
Pour Vincent Thomas, président de l’Université Bourgogne Europe, comme il l'indique, ce mardi 4 novembre 2025, cette distinction revêt une signification particulière :
« C’est une immense fierté pour notre communauté universitaire. Ce label vient récompenser des années d’engagement et d’expérimentation. Il prouve qu’un campus peut être à la fois un lieu d’enseignement, de recherche et de biodiversité vivante. »
S’étendant sur plus de 150 hectares d’un seul tenant, le campus Montmuzard constitue aujourd’hui un véritable poumon vert au cœur de la métropole. On y trouve un verger conservatoire, une allée fruitière, des jardins partagés, des prairies fleuries et plusieurs zones d’agroécologie expérimentale.
« L’Université de Bourgogne, et plus largement l’Université Bourgogne Europe, assume pleinement son rôle d’acteur territorial. Notre responsabilité est de montrer que la transition écologique se construit dans les faits, au quotidien, sur nos campus », ajoute Vincent Thomas.
L’audit du label a salué la rigueur des pratiques mises en œuvre : relevés de biodiversité, gestion économe de l’eau, absence d’arrosage sauf pour les jeunes plantations, utilisation de l’eau de pluie, et formation du personnel à la gestion écologique.
« Nous avons souhaité que chaque action plantation, tonte, entretien, ait un sens écologique. L’objectif est simple : préserver la vie du sol et la diversité du vivant », souligne encore le président.
Un projet collectif et partenarial
L’obtention du label résulte d’un travail collectif inédit associant le CROUS, l’Institut Agro Dijon, l’INRAE, et la Ville et Métropole de Dijon. Ensemble, ces acteurs ont porté un projet cohérent, fondé sur la préservation de la trame verte et la valorisation des pratiques durables.
« Cette labellisation n’est pas seulement une récompense, c’est la traduction d’une dynamique territoriale. Nous travaillons main dans la main avec nos partenaires pour faire du campus un modèle d’écologie urbaine partagée », insiste Vincent Thomas.
Le CROUS Bourgogne–Franche-Comté contribue à cette démarche à travers 158 000 m² d’espaces verts : potagers, prairies en fauche tardive, vergers, ruches et mobilier durable.
L’Institut Agro Dijon, de son côté, a transformé ses 7,6 hectares d’espaces verts en véritables laboratoires vivants, avec zones d’expérimentation, haies champêtres et projets de forêt comestible.
Quant à l’INRAE Bourgogne–Franche-Comté, déjà engagé dans la protection de la faune locale, il met en œuvre une gestion différenciée et un suivi scientifique précis des espèces présentes sur son site.
Une démarche soutenue par la Ville et la Métropole de Dijon
Nathalie Koenders, maire de Dijon et première vice-présidente de la Métropole, a tenu à rappeler que cette labellisation s’inscrit dans la continuité d’une politique environnementale ambitieuse : « C’est un grand plaisir pour moi d’être ici, en tant qu’ancienne étudiante de l’Université de Bourgogne. C’est une fierté d’y revenir en tant que maire, pour saluer une démarche exemplaire portée par notre territoire. » Elle poursuit : « Depuis 2014, Dijon s’est engagée dans une politique cohérente de labellisation ÉcoJardin. Nous avons voulu que la nature en ville ne soit pas un supplément d’âme, mais une condition du bien-être collectif et de la qualité de vie. »
La Ville et la Métropole ont en effet été pionnières dans la gestion écologique des espaces urbains.
Zéro produit phytosanitaire depuis 2016, gestion différenciée selon les usages, valorisation des plantes locales, création d’îlots de fraîcheur et déploiement de 77 ruches sur le territoire : autant d’actions concrètes qui témoignent de cette philosophie.
« Quand on labellise nos parcs, nos cimetières, nos écoles ou aujourd’hui notre campus universitaire, on envoie un message clair : celui d’une ville qui agit, avec ses partenaires, pour la transition écologique. »
« Il y a la volonté politique, bien sûr, mais il faut aussi des équipes, des jardiniers, des techniciens et des chercheurs. Je veux saluer l’implication de toutes celles et ceux qui rendent ces projets possibles. Dijon a cette chance de pouvoir compter sur des acteurs passionnés », a souligné Nathalie Koenders.
Une vision partagée pour la transition écologique
Au-delà de la distinction, ce label symbolise une philosophie commune entre la Ville, la Métropole et les établissements du campus : celle d’un territoire où l’excellence académique et l’exigence environnementale avancent de concert.
« Le label ÉcoJardin, c’est bien plus qu’un certificat de bonnes pratiques. C’est une manière de penser la ville et l’université autrement, dans la continuité, dans la coopération et dans le respect du vivant », conclut Vincent Thomas.
« Dijon a fait le choix d’une transition écologique vécue, partagée et mesurable. Nous avançons ensemble, parce que c’est ensemble que se construit un territoire durable », a ajouté Nathalie Koenders.
En résumé
Le label « ÉcoJardin » du campus Montmuzard marque une étape majeure pour Dijon :
• 565 000 m² d’espaces verts gérés de manière écologique.
• Une coopération inédite entre université, CROUS, INRAE, Institut Agro et collectivités.
• Une politique municipale et métropolitaine structurée depuis 2014.
• Une reconnaissance nationale de l’engagement environnemental du territoire.
« Le campus Montmuzard illustre ce que nous voulons construire : un espace de vie, d’étude et de recherche, au service de la nature et des citoyens », résume Vincent Thomas.
Manon Bollery

















