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26/03/2020 15:57

ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR : «Six heures de cours quotidiennes sont assurées» à l’ESIREM

Le 16 mars, l’école d’ingénieurs de l’université de Bourgogne a fermé ses portes suite aux mesures de restriction annoncées par le gouvernement. Depuis, c’est via des outils numériques que la continuité pédagogique est assurée pendant le confinement. Le point avec Albert Dipanda, directeur de l’ESIREM.
Cette année, l’ESIREM accueille 554 étudiants, répartis dans son cycle préparatoire et dans ses deux départements (matériaux et informatique-électronique).
Depuis le 16 mars, il a donc fallu s’adapter pour assurer la continuité des cours. Les 17 et 18 mars, premiers jours déroulés en ligne par l’ESIREM, ont servi à former les équipes pédagogiques sur les outils numériques - à disposition à l’université de Bourgogne - : Plubel et Microsoft Teams, «une sorte de Skype en version améliorée permettant de faire cours à un groupe allant jusqu’à 60 étudiants», assure Albert Dipanda à propos du second logiciel.

90% des cours assurés, 92% de participation


Depuis le 19 mars, les cours magistraux et travaux dirigés sont dispensés via ces outils. «Seuls les travaux pratiques qui font appel à des manipulations ne peuvent être effectués», précise le directeur de l’école, faisant remarquer tout de même que «6 heures de cours quotidiennes sont assurées pour chaque étudiant».

Le taux de participants aux cours est selon l’école de 92%, de 2 points plus élevé que le taux en période de cours normaux. Pas si paradoxal que cela d’après Albert Dipanda : «En temps normal, il arrive que des élèves loupent le réveil ou le bus. Là, la disponibilité est disons plus simple. Seul un élève, en zone blanche dans la Nièvre, ne peut suivre les cours et tout lui est envoyé en suivant par mail. En temps normal, nous dispensons en moyenne 34 heures de cours par semaine. Là, nous sommes en capacité d’en assurer 30. Ce qui n’est vraiment pas mal».

«Tous font preuve de bonnes volontés»


C'est l'occasion pour le directeur de saluer les personnels ainsi que les élèves : «Honnêtement, je pensais que l’adaptation serait plus difficile, mais tous font preuve de bonnes volontés. Il y a une participation active sur les plateformes qui peut d’ailleurs donner des idées afin de les utiliser plus régulièrement hors confinement, en complément des cours à l’école. Je sais que les étudiants sont en plus solidaires entre eux via les réseaux sociaux».

Sur les 47 enseignants que compte l’ESIREM, une bonne trentaine est concernée par les cours dispensés en ce moment. Concernant les remontées et autres demandes des étudiants, «une réunion en ligne est programmée chaque semaine entre l’équipe pédagogique et leurs délégués dans les différentes promotions», indique Albert Dipanda, qui ajoute que la direction et l’administration se font au quotidien sous cette forme également.
Pour le directeur qui occupe ces fonctions depuis 2016, il s’agit d’une autre approche avec laquelle il est intéressant de se familiariser malgré tout. «Avec jusqu’ici aucune panne sur le plan technique».

Les examens qui auraient dû se tenir en ce moment sont repoussés et les stages - concernant en l’occurrence les élèves en 5ème année aujourd’hui - se font en télétravail.
Une réduction du contenu de ces examens n’est pour l’instant pas prévue. La sanction de l’absentéisme quant au suivi des cours est quant à elle assouplie dans cette période particulière.

Côté solidarité, l’ESIREM s’est inscrit dans le geste opéré par l’uB en direction des personnels soignants. Masques, gants, blouses, flacons et composants pour des solutions hydroalcooliques ont été donnés au centre gériatrique Champmaillot du CHU Dijon Bourgogne.

Alix Berthier
Photo : ESIREM