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08/09/2021 03:17

UNIVERSITÉ DE BOURGOGNE : «Il est important de poursuivre la défense des droits des étudiants», affirme Quentin Genelot

En cette période de rentrée universitaire, la Fédération étudiante de Bourgogne inter-associative repart pour une nouvelle année avec la volonté de représenter au mieux les intérêts des étudiants sur les campus de l’université de Bourgogne. Le point avec son président Quentin Genelot.
Le 16 août dernier, la FEBIA publiait pour la deuxième année consécutive l’indicateur du coût de la rentrée des étudiants de Bourgogne (retrouvez l’article sur notre site en cliquant ici). En ce début septembre, période de rentrée étudiante justement, nous avons rencontré le président Quentin Genelot. Il nous parle de l’augmentation du coût de la rentrée, mais aussi des positions et du rôle de la FEBIA.

D’après votre deuxième rapport sur le coût de la rentrée étudiante, la hausse de 1,02 % de celui-ci n’est pas une surprise, non ?


«On s’y attendait forcément un petit peu et c’est une augmentation générale quand même assez significative. Quand on regarde ce rapport dans le détail, on note que certaines dépenses ont beaucoup augmenté, notamment pour ce qui est l’achat de matériel numérique ou encore le logement. On s’en doutait car des mesures n’ont pas été prises pour freiner ces dépenses. Le problème, c’est que cette augmentation du coût de la rentrée est là tous les ans. Ça se répète et le coût de la vie pour les étudiants augmente.»

«Le constat montre le besoin de réformes structurelles»


Un tel rapport permet à nouveau à la FEBIA de prendre position pour quelques orientations fortes… Quelles mesures concrètes peuvent selon vous remédier au constat évoqué ?

«Pour le coup, plusieurs mesures relèveraient du niveau national. La première orientation forte serait l’instauration d’une allocation de rentrée étudiante, suivant le même modèle que celui de l’allocation scolaire, avec l’idée que les étudiants puissent disposer d’une certaine somme pour prévenir des frais. Le constat national décliné localement montre le besoin de réformes structurelles.

Des mesures sur les transports en commun ont pu être mises en place à Dijon et dans l’agglomération (gratuité des transports pour les personnes de moins de 26 ans durant les week-ends cet été), mais celles-ci doivent être plus durables.
Le système de bourses est à revoir. Les paliers et les effets de seuil font que des étudiants perdent des centaines d’euros, à quelques euros près. Sans oublier les étudiants internationaux qui ne sont pas inclus dans le dispositif d’aides classiques et qui se retrouvent en grands besoins. Il faut qu’on puisse linéariser tout ça.

Au nom de la FEBIA, on appelle surtout à construire des mesures avec les acteurs concernés qui puissent aboutir à des changements structurels. Notre Fédération aimerait plus particulièrement qu’une vraie dynamique régionale se mette en place, non seulement pour diminuer le coût de la vie étudiante à Dijon, mais aussi sur les autres sites universitaires de l’uB où les mêmes postes de dépenses se retrouvent.»

Pour une meilleure lisibilité de l’offre concernant le logement


La question du coût du logement n'est-elle pas trop complexe à revoir ?

«Ce n’est pas facile mais cela passerait d’abord par une meilleure lisibilité de l’offre. Le parc locatif du CROUS donne des possibilités sur plusieurs sites de l’uB mais pas partout. Les autres offres émanant de particuliers ou d’agences immobilières aboutissent à un ensemble trop aléatoire. C’est aussi ce qu’on montre dans le rapport : on peut se retrouver avec un logement totalement différent suivant les offres, pour 500 euros par mois tout de même. Et parfois même, c’est au petit bonheur la chance pour obtenir quelque chose de satisfaisant malgré le prix. Tout cela en sachant que la demande concernant le logement étudiant est en hausse.

Une transparence sur l’offre est nécessaire, ne serait-ce que pour pouvoir se référer à un prix moyen du logement étudiant. Pourquoi ne pas penser à des observatoires régionaux sur cette question ? Ça permettrait une meilleure anticipation des dépenses pour les étudiants.»

La rentrée en présentiel à l’université de Bourgogne vous rassure-t-elle ?

«C’est sûr que c’est rassurant. Ça montre quand même une bonne évolution de la situation épidémique dans notre région. Et ça fait plaisir de revoir des étudiants partout sur le campus, avec une nouvelle génération qui arrive à la fac. On espère en tout cas que ça va continuer.»

Comment accueillez-vous la transformation du Multiplex en centre de vaccination sur le campus de Dijon (retrouvez notre article en cliquant ici) ?

«Ça implique toute une reprogrammation des événements qui devaient se dérouler dans cette salle mais c’est une bonne chose. Même si la vaccination est élevée chez les jeunes, c’est toujours un plus à proximité. Il n’y a pas de raison de le voir autrement que positivement. C’est aussi la vaccination qui permet le retour en présentiel. Soyons toutefois vigilants pour ne pas que ça se dégrade à nouveau.»

«On va maintenir et pérenniser notre épicerie solidaire»


Quels sont les projets majeurs de la FEBIA pour cette nouvelle année universitaire ?

«Ils se situent sur plusieurs plans. D’une part, on va maintenir et pérenniser notre épicerie solidaire. Nous sommes aujourd’hui dans la phase préparatoire afin d’aménager celle-ci dans un nouveau lieu sur le campus de Dijon, l’idée étant que cette épicerie ne soit plus seulement celle de l’urgence.

D’autre part, il est important de poursuivre nos missions de représentation et de défense des droits des étudiants. D’après une enquête que nous avions réalisée début 2021 portant sur leurs formations, avec plus de 1.000 réponses recueillies à analyser, nous allons essayer de définir de nouvelles orientations pouvant permettre aux étudiants de se sentir plus à l’aise dans l’approche et le déroulement de leurs cursus, comment abordent-ils leurs cours et leurs examens, quelles conditions leur manquent-il, etc.»

Notre congrès interne, qui se déroule cette semaine, va nous permettre de réunir le réseau associatif que nous devons fédérer à la base et accompagner durant l’année, pour l’animation de la vie étudiante.»

Après plusieurs mois fortement marqués par le crise, l’aide alimentaire va donc se poursuivre…

«Le besoin est encore là. Notre travail est la recherche d’une structure stable, avec la commission Solidarité de l’université de Bourgogne notamment. À la fin de l’été, nous comptions environ 200 bénéficiaires, dont près de 150 disons réguliers (sur la période estivale, la FEBIA a déménagé son épicerie solidaire, du préfabriqué Z de la rue Edgar Faure à une salle plus spacieuse faisant partie du bâtiment Droit-Lettres).»

Propos recueillis
par Alix Berthier
Photo : Alix Berthier

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