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29/06/2022 20:08

UNIVERSITÉ DE BOURGOGNE : L’ESIREM a posé la première pierre de son extension

L’école d’ingénieurs de l’université de Bourgogne a l’ambition de devenir membre à part entière du réseau Polytech dans les prochaines années. Elle poursuit son développement par une extension de 2.000 m2 de son bâtiment, dont la première pierre a été posée le 28 juin par les porteurs et financeurs du projet.
L’ESIREM, créée en 1991, est une école d’ingénieurs interne à l’université de Bourgogne et forme des élèves dans les domaines de l’informatique-électronique, les matériaux et la robotique-cobotique. 95% de ses diplômés sont embauchés dans les trois mois suivant leur réussite.

Alors qu’elle comptait 370 étudiants en 2016, elle se prépare d’ores et déjà à en accueillir 750 à la rentrée de septembre 2022. À la fin de cette année, environ 150 ingénieurs seront diplômés et l’école ambitionne «de passer la barre des 200 diplômés par an dans les prochaines années».
Son directeur Albert Dipanda l’a rappelé ce mardi 28 juin 2022, avant la pose symbolique de la première pierre de l’extension de l’établissement sur le campus universitaire de Dijon. Une pierre de plus en phase avec le développement de l’école, associée au réseau Polytech en 2021 et qui souhaite en devenir à terme membre à part entière.

On peut aussi noter que ces dernières années l’ESIREM s’est ouverte à l’apprentissage et a étoffé son offre de formations par l’ouverture d’un département Robotique sur le campus universitaire du Creusot en Saône-et-Loire, en partenariat notamment avec l’UIMM 21-71.

Le dernier classement de l’Usine Nouvelle a placé l’ESIREM à la 50ème place.

Renforcer la capacité d’accueil de l’école


Le renforcement de la capacité d’accueil de l’école est l’un des intérêts de l’extension de 2.000 m2, tout comme l’idée de renforcer à la fois l’ancrage local et régional de l’école et d’accentuer une notoriété grandissante à l’échelle nationale. Notons aussi que la Commission des titres d’ingénieur exige un minimum de surface par étudiant afin de garantir un accueil adapté à la formation.

Concernant les explications techniques, la parole fut laissé à l’architecte du projet, Nicolas Guillot : «nous avons souhaité inscrire cette extension dans les lignes et dans les gabarits existants, en reprenant notamment la pierre de Bourgogne qui sera présente dans les murs et dans les sols. Il s’agira de prolonger l’existant mais aussi de s’en démarquer en consacrant une belle entrée à cette extension. Diverses activités se dérouleront autour d’un grand hall, l’idée étant d’avoir un véritable espace vivant au coeur de cette extension».

L’extension comprendra, sur deux niveaux, un amphithéâtre de 350 places, élément majeur de celle-ci. Il y aura même trois niveaux puisqu’on trouvera un amphithéâtre de 90 places au rez-de-chaussée, mais aussi dix salles de cours et de travaux pratiques au premier étage. Fablab, salles de réunions, espaces de travail et de vie étudiante constitueront le rez-de-jardin autour du hall d’accueil.
L’ESIREM s’étendra alors en façade de l’avenue du XXIème siècle, «du côté» de Mazen-Sully. Les travaux ayant débuté en février dernier, la livraison est prévue en mai 2023. Et l’extension est même conçue pour pouvoir ajouter des étages supplémentaires ultérieurement.

«C’est bien ici que l’excellence se développe»


En souhaitant que celle-ci ne soit pas retardée par le contexte international amenant à une pénurie de matériaux, Vincent Thomas a apprécié la dynamique de l’ESIREM portée par une équipe de direction fièrement saluée.
En soulignant que le projet symboliquement marqué ce mardi est un volet important du contrat métropolitain liant la Région Bourgogne-Franche-Comté à Dijon Métropole, le président de l’université de Bourgogne a tenu à insister sur un partenariat qui compte pour cette opération et plus largement sur «une vision ambitieuse partagée» pour le développement de l’enseignement supérieur et de la recherche. Cela en qualifiant Dijon Métropole et la Région de «collectivités territoriales incontournables qui agissent pour accompagner ce développement».

Dijon Métropole a voté pour participer au financement de ce projet en septembre 2020. Conseillère déléguée de la collectivité territoriale, Dominique Martin-Gendre a parlé d’accompagner l’ESIREM dans une stratégie de développement qui porte ses fruits, sur un campus «en développement permanent» sur lequel l’élue métropolitaine a aussi rappelé l’implantation de l’ESTP et l’ESEO, «un tout pour former les ingénieurs qui sont l’avenir de demain».

Être partenaire d’un tel projet, c’est s’engager «pour la qualité de vie des étudiantes et des étudiants au quotidien» selon Laëtitia Martinez. Le vice-présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté a loué une université, en l’occurrence une école d’ingénieurs «qui s’adapte aux nouvelles méthodes pédagogiques, aux nouveaux besoins». En affirmant : «Il y a un besoin d’accueillir plus d’étudiants car l’ESIREM est attractive. C’est bien ici, à l’université de Bourgogne, que l’excellence se développe».

Sur les 5,3 millions d’euros du coût total de l’opération, 2,2 millions d’euros sont apportés en fonds propres par l’université de Bourgogne, 2,1 millions d’euros sont financés par la Région Bourgogne-Franche-Comté et 1 million d’euros est apporté par Dijon Métropole.

Alix Berthier
Photographies : Alix Berthier

«L’ESIREM change de dimension», affirme Albert Dipanda