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20/11/2021 16:01

BOURGOGNE : 161ème vente des vins des Hospices de Beaune

Retrouvez toutes les infos sur le millésime 2021 et sur la pièce de Corton Renardes Grand Cru qui sera mise en vente ce dimanche 21 novembre au profit de l'association Solidarité Femmes et de l'Institut Curie.

LES HOSPICES DE BEAUNE, SIX SIÈCLES D’HISTOIRE


L’histoire des Hospices Civils de Beaune a commencé en 1443 par la volonté de Nicolas Rolin et Guigone de Salins de construire un hôpital : l’Hôtel-Dieu. Les fondateurs ont fait œuvre de charité et acte de mécénat, instituant ainsi une tradition qui a permis aux Hospices de Beaune de traverser l’histoire dans des conditions exceptionnelles. Aujourd’hui, les Hospices Civils de Beaune regroupent les centres hospitaliers de Beaune, Arnay-le-Duc, Seurre et Nuits-St-Georges. Le centre hospitalier Philippe Le Bon à Beaune est l’établissement support du Groupement Hospitalier de Territoire du Sud Côte-d’Or.


L’originalité de cette institution hospitalière se situe dans l’importance et la nature de son patrimoine constitué d’une part d’un monument historique, l’Hôtel-Dieu du XVe siècle, qui n’accueille plus de patients ni de résidents âgés depuis le début des années 1980 ; d’autre part d’un prestigieux domaine viticole à Beaune de 60 hectares des meilleures appellations de Bourgogne. Toutes ces vignes proviennent de legs et de donations, et leur production est commercialisée chaque année aux enchères le 3ème dimanche de novembre, dans le cadre de la vente de charité la plus célèbre du monde. Ainsi par son patrimoine, cette institution hospitalière joue un rôle de premier plan dans les deux activités majeures de Beaune et sa région : le tourisme et le vin.

La vente aux enchères, qui peut comporter plusieurs lots, est la plus célèbre et la plus ancienne vente de charité viticole au monde (1859). Fidèles à ses valeurs fondatrices, les Hospices de Beaune soutiennent chaque année une ou plusieurs associations caritatives en leur versant les profits de la vente d’une pièce de vin, dite « Pièce du Président ». Le produit de la vente, quant à lui, est réservé à l’entretien du patrimoine ainsi qu’à la modernisation des équipements et bâtiments hospitaliers.

Un nouveau service de réadaptation Cardiovasculaire au centre hospitalier

Un service de réadaptation cardio-vasculaire a ouvert ses portes en janvier 2021 au centre hospitalier Philippe Le Bon à Beaune. L’équipe de cardiologie, pluridisciplinaire, accueille en hospitalisation de jour des patients atteints de différentes affections cardio-vasculaires : infarctus du myocarde, angioplastie coronaire, pontage, insuffisance cardiaque et après toute chirurgie cardiaque. Cette prise en charge spécialisée repose sur trois axes : le réentraînement physique, l’optimisation des traitements médicamenteux et l’éducation thérapeutique afin de permettre aux patients d’adapter au mieux leur vie à leur pathologie et de devenir les acteurs responsables de l’optimisation de leur état de santé.

La réadaptation cardio-vasculaire a prouvé son efficacité en diminuant la morbi-mortalité cardiovasculaire, en  améliorant la capacité d’effort et la qualité de vie des patients, ainsi qu’en optimisant leur réinsertion socio-professionnelle.

LE DOMAINE VITICOLE DES HOSPICES DE BEAUNE


Reflet de la générosité bourguignonne et de la multitude des terroirs

Depuis le XVe siècle, des hommes et des femmes lèguent leurs biens aux Hospices de Beaune. Tout naturellement en Bourgogne, ces donations se font aussi en vignes, nul autre bien n’y étant plus précieux que celles-ci. Le domaine des Hospices s’est donc construit comme un reflet de la générosité des Bourguignons et de la multitude des plus grands terroirs de Bourgogne.

Par respect pour ses donateurs, le domaine est conduit avec une exigeante volonté de qualité. Cette volonté se traduit par des méthodes rigoureuses, toujours à la recherche de la plus grande diversité des terres de Bourgogne.

Les vins, vendus aux enchères chaque troisième dimanche de novembre, permettent aujourd’hui à des acheteurs Bourguignons et venus des quatre coins du monde de poursuivre cette action de générosité vieille d’un demi-millénaire.

La surface en production exploitée par le domaine avoisine les 60 hectares, dont 50 sont consacrés au Pinot Noir, le reste au Chardonnay. Les cuvées sont le résultat d’un assemblage harmonieux de différents climats, ce qui contribue à créer l’originalité des vins du domaine viticole des Hospices de Beaune.

85% des vignes du domaine sont constituées de Premiers et Grands Crus, ce qui représente un pourcentage exceptionnellement élevé. Elles sont essentiellement axées autour de Beaune (AuxeyDuresses, Beaune, Meursault,  Monthélie, Pommard, Pernand-Vergelesses, Chassagne-Montrachet, Savigny-les-Beaune, Volnay, Saint Romain et maintenant Santenay) en raison du lieu historique de l’hôpital, et portent des noms prestigieux comme Beaune Clos des Avaux Premier Cru, Corton Grand Cru et autres. Mais les Hospices sont également propriétaires de vignes en Côte de Nuits, avec les Grands Crus Mazis-Chambertin et Clos de la Roche, et en Mâconnais avec des parcelles de PouillyFuissé. L’âge des vignes est en moyenne d’environ 35 ans.

L’exploitation du domaine viticole est confiée à 23 vignerons, salariés des Hospices, travaillant sous la direction de Ludivine Griveau, Régisseur du Domaine viticole depuis janvier 2015. Chacun des vignerons est responsable d’un « vigneronnage » d’environ 2 hectares et demi. Ils respectent l’environnement et maîtrisent les rendements de leurs vignes pour exprimer au mieux leurs terroirs. La relation entre santé et environnement est au coeur du fonctionnement de l’Institution hospitalière. Ainsi, le vignoble du domaine est travaillé sans produits chimiques de synthèse.

Depuis plus de 25 ans, la culture raisonnée est pratiquée : les herbicides ne sont pas utilisés, des labours sont effectués été comme hiver et les traitements choisis en fonction de leur capacité à conserver l’équilibre biologique naturel. Depuis 2008, la quasi-totalité des raisins composant les cuvées des Hospices de Beaune a été produite sans l’utilisation de produits de synthèse, selon des méthodes de viticulture biologique.

Les vendanges se font manuellement, les raisins étant transportés dans des caisses ajourées à la nouvelle cuverie où se fait, depuis 1994, la vinification.

Depuis une dizaine d’années, d’importants travaux ont été entrepris dans cette cuverie : tables de tri modernisées, système de contrôle de température des cuves de fermentation. Tous les raisins sont acheminés par gravité dans les cuves, permettant au raisin d’être acheminé avec moins de manipulations, ce qui améliore ses caractéristiques organoleptiques et son potentiel de garde.

Et plus récemment, de nombreuses innovations ont été entreprises à la cuverie des Hospices de Beaune.

La première innovation majeure concerne la mise en place d’un logiciel de supervision. Ce logiciel a été personnalisé pour la cuverie des Hospices de Beaune en étroite collaboration avec le régisseur. Il offre une représentation graphique en plan des locaux et des cuves permettant de contrôler en un coup d’oeil l’état général de la cuverie.

Ce logiciel permet le pilotage des cuves et notamment la programmation, le contrôle et le suivi de la température, sur place ou à distance. « Ces premières années de lancement permettront d’affiner les besoins et de faire évoluer les fonctionnalités vers les exigences des Hospices de Beaune. » conclut Ludivine.

Les innovations concernent également l’acquisition de 4 cuves thermo régulées qui répondent au travail parcellaire mis en oeuvre depuis l’arrivée de Ludivine Griveau aux Hospices de Beaune en 2015.

Enfin, l’équipe a entrepris un test sur le fonctionnement de deux égrappoirs en tant que domaine pilote en vue d’accompagner les entreprises viti-vinicoles dans la mise en oeuvre de leurs appareils.

DISCOURS D’OUVERTURE DE LA 161e VENTE DES VINS DES HOSPICES DE BEAUNE


Monsieur Poher - Directeur et Président du Directoire des Hospices Civils de Beaune

La 161ème vente des vins du domaine des Hospices de Beaune fait honneur aux femmes qui ont fait ou font notre institution. Guigone de Salins notre fondatrice, Marie Cécile notre aide-soignante victime du Covid l’an dernier, les sœurs hospitalières et les 1277 femmes qui travaillent aujourd’hui dans nos quatre hôpitaux et nos huit EHPAD.

Toutes ont soigné le peuple de Bourgogne durant six siècles et continuent en ce moment même. Cette vente leur fait honneur et leur rend justice.

Comme hôpital nous rendons chaque jour justice à toutes les femmes : celles en détresse que nous accueillons aux urgences, victimes de violence du seul fait qu’elles sont des femmes mais aussi à celles qui se confient à nous pour dépister et traiter le cancer du sein. Nous accueillons aussi chaque année pour le meilleur les 700 femmes qui préparent et vivent une naissance, ainsi que leurs enfants tout au long de leur croissance.

À toutes ces femmes, nous devons le respect, la sécurité, des lieux sereins et la meilleure expression de l’humanité.

Les revenus de cette vente et des prochaines vont nous permettre d’achever la reconstruction de notre hôpital de Beaune (70M€) mais aussi dans quelques semaines, d’acquérir un nouveau mammographe.

Nous relèverons aussi d’autres défis :
- Celui d’un nouveau projet muséographique pour l’Hôtel Dieu, retardé par la Covid 19, à la suite de la magnifique exposition qui débute dans quelques jours.
- Celui de placer la relation entre santé et environnement au coeur de notre démarche stratégique. Le domaine poursuit son engagement dans la Bio-dynamie. Et dès janvier, nous réduirons drastiquement la présence des perturbateurs endocriniens dans l’ensemble de nos activités.

Enfin, ce millésime est à l’image de ce que l’hôpital a vécu en 2021 : très chaud, très froid, des attaques de toutes parts et à la fin, la fierté d’avoir surmonté les contraintes d’un environnement très agressif en 2021 : un environnement hostile et à la fin, la fierté d’avoir surmonté les difficultés.

LE MILLÉSIME 2021 DES HOSPICES DE BEAUNE : « LE MILLÉSIME DE TOUTES LES ATTENTIONS »


Ludivine Griveau - Régisseur du Domaine Viticole des Hospices de Beaune, le 25 octobre 2021

Se remémorer et vous résumer ce millésime 2021, aux vignes comme dans le ciel, relèvera d’un ultime défi pour l’année. Parce qu’il est complexe en tous points, nous avons à cœur de vous en livrer, ici, une lecture aussi exhaustive et minutieuse que possible. Au fil de cette rétrospective, nous avons pu mesurer un véritable besoin de parvenir à vous décrire 2021 aussi fidèlement que l’empreinte indélébile que ce millésime nous aura laissé à nous autres bourguignons.

Il en résulte alors un « savoureux » mélange de guerre des nerfs, de six mois de compromis successifs à trouver, et d’un mois de septembre encore une fois salvateur pour nos pinots noirs et chardonnays.

Après un hiver plutôt doux (seulement 7 jours en négatif et -3.5°C au plus froid) et arrosé d’octobre à mars, les bourgeons sont à peine gonflés dans leur coton au 23 mars. Si le bilan hydrique est certes légèrement excédentaire, les faibles précipitations de février et mars nous incitent à un travail des sols limité aux horizons superficiels afin de préserver les réserves hydriques. À ce stade déjà, les indicateurs modélisant le débourrement (Chambre d’Agriculture côte d’or – CA21) pressentent une avance des vignes situées en coteaux par rapport à celles situées en plaine (somme de T° base 10).

Fin mars / début avril est marqué par une période d’extrême douceur (27°C certains après-midi). Cette courte période estivale engendre une explosion de la végétation et donc un débourrement fulgurant aboutissant même à des chardonnays avec une feuille étalée en Côte de Beaune. Les coteaux, pressentis en avance le sont bel et bien, c’est une observation qui aura son importance pour comprendre la suite.

Celle-ci restera longtemps gravée dans les esprits car les alertes gel se multiplient et se confirment. Les nuits des 6 au 8 avril seront sans appel : l’amplitude thermique est énorme, les températures vont jusqu’à -8°C, pendant des durées parfois de plus de 9 heures. Que faire contre une telle vague de froid ? «Advectif », « Radiatif » : peu importe le qualificatif donné au gel, la conclusion est la même. Nous risquons de tout perdre… car même si toutes les informations sont prises en compte pour essayer de mieux combattre notre ennemi, déjà nos espoirs de pouvoir modifier le cours des choses s’amenuisent.

Il neige 3 cm à Meursault à 0h30 le 7 avril, il y fait -7°C à 2h00 … Et pourtant, la mobilisation et l’entraide pour installer des bougies sont inédites ; les vignes sont des fourmilières afin de tout tenter pour sauver les bourgeons sortis trop tôt de leurs écrins.

La vague de gel passée, le mélange de stupéfaction et d’impatience opère. Il fait frais, voire froid jusqu’à la semaine du 27 avril, et toujours aucun signe de reprise de la végétation. La guerre des nerfs commence. L’attente est forcée, notamment pour mesurer l’ampleur des dégâts : quid des bourgeons secondaires quand les principaux sont très touchés ? Il faut aussi lutter contre « l’envie d’agir à tout prix », celle de « quand même faire quelque chose ». Mais en vain, c’est bien ne rien faire qui constitue la meilleure réponse.

Nous ne touchons donc pas les sols, ni la fertilisation, encore moins les bourgeons. L’anticipation de la gestion de l’ébourgeonnage arrive tel un dilemme : il faudra en sauver le maximum pour la récolte de l’année et la future taille, mais pas trop si l’on ne veut pas davantage perturber l’initiation florale de l’année prochaine … La guerre des nerfs continue, accentuée par l’hétérogénéité des dégâts qui se dessine, et qui ramènera chaque réflexion à l’échelle parcellaire, voire de chaque pied. Comme pressenti, les vignes en coteaux sont les plus touchées, elles étaient en effet les plus avancées.

Ce contraste s’accentue début mai avec, enfin, la reprise plus active de la pousse suite aux conditions climatiques devenues favorables. Même timide, la repousse est bien là, avec toutefois une couleur bien pâle, sans qu’aucun engrais foliaire ne soit pertinent là encore. Difficile de retenir les équipes, mais, pour le moment, nous suivons le vieil adage « Ne rien faire, c’est déjà faire ! ».

Sous la météo morose de tout le mois de mai, la dynamique de repousse est très variable avec parfois seulement une seule feuille sortie en 8 jours. Le froid (4°C en dessous des normales de saison) et le manque de lumière (-30% d’ensoleillement) encrent 2021 parmi les millésimes les plus tardifs avec une végétation qui patine et des hommes qui se crispent. C’est fin mai que la pluie, si elle a le mérite de combler les déficits des derniers mois, commence à entrer dans la partie, accélérant de ce fait, la dynamique du mildiou. Nous débutons ainsi le premier traitement phytosanitaire (sans intrants chimiques de synthèse) le 28 mai.

Le mois de juin clive totalement ce contexte : enfin le soleil et la chaleur arrivent, et avec eux, une pousse fulgurante pendant tout le mois. Les qualificatifs manquent : « pousse explosive », « tropicale», pour décrire l’intensité avec laquelle tout s’accélère. Les vignes sont enfin d’un beau vert foncé, les rangs plus épais, et il faut ébourgeonner et relever en quasi en même temps. Au 8 juin, l’apparition précipitée de beaucoup de nouvelles pousses et des boutons floraux conduit à une couverture en cuivre et soufre très serrée. En effet, l’utilisation de produits de contact nécessite de protéger à tout prix les organes sensibles et réceptifs aux maladies. Les passages sont donc difficiles à positionner, nous faisons le choix de les rendre hebdomadaires, à minima.

La floraison se déroule sous une chaleur écrasante et à une vitesse jamais vue : en 7 jours, nous sommes passés du stade de 7 feuilles à mi- floraison. La fleur passe vite … trop vite… les phénomènes de coulure (climatique + nutritive) sont fréquents, grignotant encore notre potentiel de récolte.

Le fort épisode de pluie des 8 et 9 juin donnera une tournure toute particulière à la campagne.

Outre le fait qu’il perturbera un peu la fin de floraison du pinot noir, il tombe au moment où nous devions renouveler le traitement à un stade végétatif de haute sensibilité, et nous empêche de réentrer dans nos parcelles, alors que nos cuivre et soufre sont lessivés. Guerre des nerfs, round 3…

Fort heureusement, l’organisation du domaine de Hospices de Beaune, et sa situation parcellaire de coteaux en majorité, permet un passage moins de 30 heures après ce « défaut de couverture ». Le mildiou semble contenu.

C’est donc dans un contexte de développement végétatif intense, que la floraison s’achève, dès le 11 juin. Les travaux en vert se bousculent avec des rameaux pouvant pousser de plus d’un mètre en une semaine. Tout pousse. La Nature reprend ses droits, les mauvaises herbes avec ! Nous veillons cependant à ne pas travailler les sols à tout prix car ne pas attendre un bon ressuyage est bien plus néfaste que les adventices. Nous optons ainsi pour un travail superficiel. N’en déplaise aux usages de ces dernières années, et un peu au « qu’en dira-t-on », il faut savoir accepter que nos sols se (re) salissent, même si c’est moins « esthétique » !

Ces températures estivales s’accompagnent d’une humidité ambiante toutes deux corrélées à une phase de réceptivité accrue des fleurs (et donc et du potentiel de récolte déjà bien engagé) à l’oïdium et au mildiou qui rôdent tous deux. Nos décisions de traitement intègrent donc l’adaptation de la dose, au réglage de la pulvérisation et à la performance de l’outillage. A noter que les premiers foyers de Botrytis sont détectés… les mesures prophylactiques d’effeuillages, courantes au domaine, font vraiment écho dans ce contexte. Nous n’enlevons parfois que les entre-cœurs afin d’éviter l’entassement de la végétation favorable aux maladies.

À stade équivalent, le retard de 2021 se rattrape peu à peu et les millésimes comme 2012, 2010, 2008, présentent quelques similitudes. Mais la charge est tellement différente, que les comparaisons (qu’on ne peut s’empêcher de vouloir faire alors que cela ne sert pas à grand-chose en réalité) sont risquées.

Début juillet, la croissance reste forte et la météo perturbée : de nouveau les pluies s’enchainent. Il faut alors prioriser, garder son sang-froid et arbitrer au mieux pour à la fois :
- Gérer le rangement des vignes par un aussi bon accolage que possible ;
- Articuler les traitements face à deux maladies qui, faute de s’éliminer l’une l’autre, s’alternent selon les semaines ;
- Tenter de parvenir à faire quelques labours pour éradiquer des conditions supplémentaires d’humidité engendrées par trop d’adventices.

Les traits sont tirés dans les vignes, les hommes fatiguent, et pourtant il faut tenir ; les compromis incessants de ce millésime nous rappellent à quel point la culture de la vigne est complexe. Comble de l’ironie, à mi-juillet, les cumuls de pluie sont pourtant dans la normale, malgré un très grand écart d’un secteur à l’autre. Mais au final, la moyenne des pluies des 3 derniers mois atteint 194 mm contre une normale à 213 mm …

Très vite, les baies grossissent, et les développements foliaires avec. Nous persistons dans le pari d’un effeuillage modéré pour une meilleure aération et une meilleure pénétration des cuivre et soufre au cœur de la végétation. En effet, lors de la première décade de juillet, les pluies s’enchainent : jamais de gros cumuls, mais toujours assez pour rendre toutes les opérations (manuelles et mécaniques) difficiles. Il faut mettre toutes les chances de notre côté. Dans ce contexte, notre surveillance parcellaire est accrue, avec un maillage d’observations et de comptages hebdomadaires de quasiment toutes nos parcelles. Etant donné que seuls les créneaux météo pilotent la protection phytosanitaire, ce travail intense de terrain est primordial.

À partir de la 2e moitié de juillet, l’implantation progressive du mildiou est visible. Si nous n’avons eu à déplorer aucune perte de récolte liée à cette maladie jusque-là, à ce moment précis, c’est le feuillage qui devient l’enjeu majeur car il faut le préserver pour la bonne qualité de photosynthèse cet été. Heureusement, le mildiou ne s’installe que sur les jeunes pousses et le rognage devient alors un outil précieux de prophylaxie pour éliminer ce mildiou « frais ».

Fin juillet, les grappes ayant dépassé le stade de fermeture, elles sont alors moins réceptives au mildiou. Mais pas question de baisser la garde, car c’est l’oïdium qui semble prendre le relais. Alertés sur sa virulence à venir par tous les systèmes de modélisation, nous décidons alors de rester à un traitement par semaine. Tant que la véraison ne sera pas significativement enclenchée, nous devons protéger notre récolte.

La maladie profite de soufres lavés par les pluies et peu activés par le peu de chaleur ; il faut donc mener notre action plutôt sur leur fréquence d’application que leur intensité. C’est également à ce stade que le botrytis entre dans la danse, y compris sur des baies encore bien vertes.

Au 3 août, la véraison tarde, les premières parcelles dégradées s’observent, il faut une action resserrée des soufres car la météo reste favorable à la maladie. En un mois, nous relevons 20 jours de pluie, 26 jours avec une hygrométrie supérieure à 70% pour 7 jours seulement d’ensoleillement favorable à l’efficacité des traitements (CA-21). Les similitudes avec 2016 se profilent, les vendanges pourraient débuter autour du 20 septembre.

Enfin, autour du 10 août, le soleil et la chaleur reviennent. La véraison est plus engagée (40% en moyenne) et cela nous permet d’effectuer notre dernière protection de la campagne le 9 août. La fin du mois d’août est estivale, ce qui permet à la véraison de s’achever plus vite qu’elle n’a commencé. Son avancement est toutefois très contrasté et nous avons d’ores et déjà le sentiment d’une date de vendange qui pourrait bien être compliquée à décider.

Au 25 août, nos vignes sont rangées, rognées, ont reçu toute la protection et les soins requis : notre millésime est désormais entre les mains de la dernière décade d’août et de septembre. Nous surveillons tout de même l’intensité / fréquence du botrytis qui rôde. Il semble bien sécher avec le vent et la chaleur, mais ce millésime nous aura appris à rester sur nos gardes : il y a de la rosée, donc un peu d’humidité ambiante chaque jour…

Si l’avancée des stades végétatifs fait penser au millésime 2012, la pression sanitaire n’en rappelle aucun. En effet, malgré une impression de campagne arrosée, les cumuls restent dans la normale ! Côté maladies, il ne nous avait jamais été permis d’observer de telles pressions si fortes en fin de saison, et de surcroît en simultané (mildiou-oïdium-botrytis).

La réussite de la conduite totale sans intrants chimiques de synthèse est une fierté pour toute l’équipe du Domaine des Hospices de Beaune. A la veille des vendanges, les états sanitaires sont bons pour l’année, (les raisins seront de toute façon scrupuleusement triés) et nous ne déplorons aucune perte drastique de rendement liée à une dégradation sanitaire. L’engagement de tous, notre réactivité, nos pratiques culturales ont laissé leur chance à nos beaux raisins.

Au 10 septembre, après 3 semaines sans pluie et avec le vent du nord si précieux à la Bourgogne, nous continuons nos contrôles de maturité et constatons que :
- Les chardonnays sont en « retard » malgré une charge faible et qu’il va donc falloir les attendre un peu et sans doute commencer avec les pinots noirs ;
- Les parcelles les moins chargées ne sont pas forcément les plus avancées ;
- Le botrytis s’est « installé » : il est sec et contenu tant qu’il fait beau, mais devra entrer dans la subtile équation de décision de date de récolte, surtout si la météo s’en mêle ;
- Les baies sont déjà très riches en saveurs, tant en pinot noir qu’en chardonnay.

Le dernier compromis de la campagne sera bel et bien d’intégrer la météo, l’état sanitaire et l’avancée de la maturité pour donner le coup d’envoi de la vendange de nos 60 hectares.

C’est donc le 17 septembre que nous démarrons les vendanges à la fois dans le mâconnais avec le Pouilly-Fuissé de la cuvée Françoise Poisard, mais aussi sur les secteurs des Volnay Santenots et des Beaune Grèves.

Nous mettrons ainsi 8 jours à rentrer une récolte historiquement faible en quantité, soigneusement triée afin de ne mettre dans nos cuves et pressoirs que les raisins dignes des grands vins que nous voulons produire, dignes de la grande cause qu’ils servent.

À ce jour, toutes les fermentations en blancs sont achevées et nous avons la confirmation d’un très grand millésime en chardonnay. Outre les fortes intensités aromatiques qui se confirment et perdurent (fenouil, fruits blancs, badiane, garigue...), les équilibres en bouche sont déjà probants et subtiles, sur les beaux amers de ce cépage et avec toute l’acidité requise pour un élevage de garde. Les lies feront incontestablement partie de la donne. Elles sont bonnes, granuleuses et nettes. Nous les bâtonnerons encore un peu dans les prochaines semaines si besoin, elles seront incontestablement nourricières.

Les vins rouges sont magnifiques. Ils ont macéré trois semaines en moyenne. Les richesses et intensités aromatiques de nos pinots noirs nous ont conduit à faire de longues macérations préfermentaires à froid (8-10°C pendant 6 à 9 jours) afin  d’extraire tranquillement arômes et saveurs.

En cours de fermentation, les robes se sont révélées et stabilisées; puis des tanins soyeux et denses ont pu être extraits. Il en résulte des rouges de garde, avec une acidité équilibrée, très identitaire pour notre pinot noir de Bourgogne et avec une belle concentration du fait de faibles rendements.

Avec des degrés naturels traditionnels, issus de raisins triés et mûrs, des bilans d’acidités équilibrés, des tanins denses perçus avec un très beau « grain », des concentrations donnant un bel ex-trait sec, nos 2021 sont bourguignons et de garde, qu’on se le dise !

LES 50 CUVÉES DES HOSPICES DE BEAUNE


La récolte 2021 permettra aux Hospices de proposer à la vente 349 pièces de vins et 5 feuillettes (demi-pièce), dont 293 pièces et 2 feuillettes de vin rouge et 56 pièces et 3 feuillettes de vin blanc et. Ces 349 pièces sont réparties en 50 cuvées, 33 de vin rouge et 17 de vin blanc, soigneusement élaborées par Ludivine Griveau, régisseur du domaine viticole des Hospices de Beaune.

Ces Cuvées sont le résultat d’un assemblage harmonieux de différents climats, ce qui constitue l’originalité des vins du domaine viticole des Hospices de Beaune. Chaque cuvée porte le nom d’un bienfaiteur des Hospices ou du donateur historique de la vigne.



LA VENTE DES VINS DES HOSPICES DE BEAUNE 2005 à 2020




SOTHEBY’S WINE


Nouvel opérateur de la vente aux enchères des Hospices de Beaune et leader mondial de la vente aux enchères de vins

Fondée en 1744, Sotheby’s est la référence mondiale en matière d’art et de luxe. Sotheby’s promeut l’expertise et la préservation des œuvres d’art et des objets rares par le biais de ventes aux enchères et achats immédiats tels que les ventes privées, une boutique en ligne et retail. Notre marché mondial est soutenu par une plateforme technologique de pointe et un réseau de spécialistes de confiance déployés dans 40 pays et 50 catégories, notamment l’art contemporain, l’art moderne, l’impressionnisme, les tableaux anciens, l’art chinois, la joaillerie, l’horlogerie, les vins et spiritueux ou encore la décoration intérieure.

Les ventes aux enchères mondiales annuelles de Sotheby’s Wine ont atteint le montant exceptionnel de 92 millions de dollars en 2020, avec plus de 15 000 lots vendus en 41 ventes, soit une augmentation de près de 50 % par rapport aux ventes organisées en 2019. Plus de 60 millions de dollars de vins et spiritueux ont été vendus en ligne en 2020, contre 28 millions de dollars en 2019, 85 % des lots vendus à un acheteur en ligne. Fort de ses solides performances en Asie, Sotheby’s s’est imposée comme le leader du marché asiatique pour la troisième année consécutive, plus de 70 % du montant total des enchères de toutes les ventes de vins et spiritueux provenait des collectionneurs d’Asie.

Ces dernières années, Sotheby’s Wine a eu le privilège d’organiser de nombreuses ventes aux enchères de vins et spiritueux qui ont atteint des montants record. Sur la seule année 2020, la Maison a battu de nouveaux records mondiaux d’enchères pour une bouteille de whisky japonais, une bouteille de whisky de la distillerie Dalmore et une bouteille de cognac. Sotheby’s Wine détient actuellement les records du monde en matière de collection de whisky, collection de vins privée, bouteille de vin la plus chère et bouteille de spiritueux la plus chère jamais vendues aux enchères.

Parallèlement aux ventes aux enchères, Sotheby’s Wine a lancé une activité de vente au détail en 2010. Avec un magasin situé au siège de Sotheby’s à New York et une boutique en ligne sur www.sothebyswine.com, Sotheby’s Wine propose une sélection soignée de vins provenant des producteurs les plus prestigieux et des régions viticoles les plus importantes au monde. Composée avec expertise par nos spécialistes expérimentés, cette sélection s’appuie sur les relations durables qu’ils ont établies avec des vignerons du monde entier. Elle propose des bouteilles qui peuvent être consommées immédiatement, mais aussi des millésimes très recherchés par les investisseurs. Un second magasin a ouvert ses portes dans les galeries Sotheby’s de Hong Kong en 2014.

LA PIÈCE DES PRÉSIDENTS : Un Corton Renardes Grand Cru 2021


La Pièce des Présidents de la récolte 2021 est issue de l’appellation Corton Renardes Grand Cru.

C’est dans les Grands Crus de la Côte de Nuits, vignoble remarquable en Bourgogne et secteur de prédilection des plus grands crus en Pinot Noir, que Ludivine Griveau, régisseur du domaine viticole des Hospices de Beaune a rigoureusement sélectionné les meilleurs pieds du climat Corton Renardes.

Pour cette édition 2021, les Hospices Civils de Beaune mettent en vente cette pièce de charité unique au monde, de 228 litres, vinifiée et élevée intégralement dans un fût réalisé par la tonnellerie François Frères.

Une pièce d’exception

À l’occasion de la 161ème Vente aux Enchères des vins des Hospices de Beaune, la Pièce des Présidents a été réalisée par la tonnellerie François Frères, à Saint-Romain. Il s’agit d’un fût exceptionnel élaboré à partir de chênes bourguignons issus de la Forêt domaniale de Cîteaux située à proximité de la prestigieuse abbaye éponyme. L’intégralité des vinifications, y compris les macérations et les fermentations alcoolique et malolactique, s’y déroulent. La fermentation alcoolique sous-bois conduit à une meilleure intégration des tanins du bois.

Après un séchage naturel des merrains à l’air libre pendant plus de 3 ans, les grains les plus fins ont été triés à l’aide d’une nouvelle technologie développée à la demande la tonnellerie François Frères, en collaboration avec une entreprise locale.

La chauffe doit répondre aux attentes de chaque maison et domaine, par exemple un toasté plus discret, des notes aromatiques spécifiques. Signature de la tonnellerie François Frères, les chauffes Extra Longues sont déclinées avec les intensités Légère, Moyenne, Moyenne plus ou Forte. Ces chauffes préservent le fruité en bouche et la minéralité des vins, mais tendent à estomper le coté toasté au niveau aromatique.

Au regard du millésime 2021, Ludivine Griveau a opté pour une chauffe Moyenne Plus Extra Longue (MX+) pour la Pièce des Présidents.

VISION par François Frères, un fût unique

Le fût VISION possède une surface transparente sur le fond avant, une caractéristique unique qui permet de visualiser les baies lors de la fermentation et le vin pendant son vieillissement. La trappe frontale permet le remplissage du fût et le décuvage.

Caractéristiques
- Capacité : 228 litres - Il s’agit de la capacité traditionnelle d’un fût (ou « pièce ») en Bourgogne
- Origine des bois : chênes bourguignons de la forêt domaniale de Cîteaux, gérée par l’Office national des forêts et Site Natura 2000, classé ZPS (zone de protection spéciale des oiseaux sauvages).
- Sélection du grain (cernes de croissance de l’arbre) : la qualité du grain a été sélectionnée à l’aide d’une nouvelle technologie développée pour la tonnellerie François Frères, basée sur une lecture optique des cernes de croissance, favorisant une sélection très précise.
- Vitre en polycarbonate alimentaire : le fond avant est serti d’une vitre centrale en polycarbonate alimentaire. Au-delà de l’esthétique, la transparence permet de visualiser les baies en phase de fermentation et d’apprécier l’intensité colorante.
- Fermentation sous-bois : cette technique permet d’obtenir des vins plus volumineux, plus ronds, plus complexes, avec plus de précision aromatique, un boisé mieux intégré et des finales soyeuses.

Outre l’intégration plus précoce du bois au raisin, ces caractéristiques s’expliquent aussi par une vinification en volume réduit, un mode d’extraction plus doux et l’immersion quasi-permanente du marc au cours de la fermentation alcoolique. La remise en suspension des lies et des baies favorise l’extraction de tanins fins.

En 2021, le caractère du millésime a conduit le Domaine des Hospices de Beaune à faire le choix du fût VISION ainsi qu’une chauffe plus longue et d’intensité plus forte. Ces deux caractères combinés souligneront la finesse du millésime et lui permettront d’asseoir la densité et la douceur des tanins. 

LES ASSOCIATIONS BÉNÉFICIAIRES DE LA PIÈCE DES PRÉSIDENTS


Depuis le 18 novembre 1945, les ventes des vins sont présidées par un ou plusieurs présidents d’honneur et depuis 1978, les Hospices de Beaune soutiennent chaque année une ou plusieurs associations caritatives en leur versant les profits d’une pièce de vin mise en vente explicitement à cette fin, la Pièce des Présidents.

À l’occasion de cette 161ème vente des vins des Hospices de Beaune, cette pièce de charité sera vendue au profit de la Fédération Nationale Solidarité Femmes qui lutte au quotidien contre les violences faites aux femmes et soutenue par l’actrice et réalisatrice Jeanne Balibar, ainsi qu’à l’Institut Curie, dans le cadre de leur programme de recherche médical contre le cancer du sein et parrainé par l’acteur Pio Marmaï.

SOLIDARITÉ FEMMES

Pour dénoncer les violences qui s’exercent à l’encontre des femmes et en particulier les violences conjugales, une coordination d’associations issues du mouvement des femmes a vu le jour à la fin des années 70, pour devenir la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF). A la fin des années 80, la FNSF lance une campagne de communication avec le soutien des pouvoirs publics, et crée en 1992 le numéro d’écoute national pour les femmes victimes de violences conjugales.

En 2021, la Fédération Nationale Solidarité Femmes est composée de 73 associations spécialisées et de proximité qui suivent plus de 35 000 femmes et enfants dans des centres d’accueil et d’hébergement. Elles animent des actions de formation, d’information et de prévention. Solidarité Femmes 21 est l’une d’entre elles et agit dans le département de la Côte-d’Or.

La ligne d’écoute nationale 3919, Violences Femmes Info, accueille les femmes victimes de toutes formes de violences et principalement de violences conjugales. En 2020, ce sont près de 100 000 appels qui ont été pris en charge par l’équipe Solidarité Femmes. Victimes, proches, professionnels et professionnelles sollicitent la plateforme 3919, gratuite, anonyme et confidentielle et ouverte 24/24 et 7/7.

Missions
- S’engager aux côtés des femmes pour leurs droits à la liberté, l’égalité, l’intégrité et les accompagner vers la sortie de la violence et l’autonomie
- Faire reconnaître les violences faites aux femmes comme une des manifestations des inégalités persistantes entre les femmes et les hommes
- Accompagner dans toutes leurs démarches (juridiques, sociales, administratives) et soutenir la reconstruction des femmes concernées et des enfants co-victimes, avec des entretiens individuels et des accueils collectifs.

Le 3919-Violences Femmes Infos (3919-VFI)

Le 3919 - Violences Femmes Infos est, depuis le 1er janvier 2014, le numéro national de référence d’écoute téléphonique et d’orientation à destination des femmes victimes de toutes violences : conjugales, sexuelles, mariages forcés, mutilations sexuelles féminines, violences au travail.

Accessible depuis un poste fixe ou mobile en métropole, comme dans les départements d’outremer, ce numéro national  garantit une écoute, une information, et, en fonction des demandes, une orientation adaptée vers les dispositifs locaux d’accompagnement et de prise en charge.

Une équipe d’écoutantes professionnelles assure une écoute bienveillante en instaurant un climat de confiance qui permet à la personne (femme victime, tiers) de parler de la situation et de clarifier l’analyse qu’elle en fait.

L’objectif de cette écoute est de permettre à la personne d’agir, grâce à une information appropriée sur les démarches à suivre et sur le rôle des différent.e.s professionnel.le.s et services puis dans la mesure du possible d’orienter la femme victime vers une association spécialisée qui pourra l’accompagner et si besoin la mettre en sécurité rapidement, ainsi que ses enfants.
 
Le seul réseau spécialisé disposant de structures d’hébergement et de lieux d’accueil spécialisés pour les femmes victimes de violences et leurs enfants :
- proposant aux femmes un accompagnement spécialisé et professionnel à travers différents dispositifs d’hébergement spécifiques ou au sein de lieux d’accueil hors hébergement
- + de 3 000 places d’hébergement d’urgence ou plus pérenne
- des accueils de jour et des permanences de proximité (hôpitaux, mairies, commissariats etc.)

Autres activités
- L’organisation de Mises En Sécurité des Femmes en très grand danger.
- Un observatoire national des violences conjugales produisant des études à partir des données du 3919 et des activités des associations Solidarité Femmes
- Des formations et sensibilisations des professionnels, des actions de prévention
- Des campagnes de communication grand public
- Le droit :
- formations et conseils juridiques au 3919 et au sein du réseau Solidarité Femmes
- plaidoyer et avis sur les projets de loi
- La coordination d’une action portant sur le (re)logement des femmes victimes de violences conjugales : + de 1000 femmes relogées depuis 2010
- Des propositions de dispositifs (santé, hébergement/logement, retour à l’emploi etc.)
- La publication de guides

INSTITUT CURIE

L’Institut Curie, 1er centre français de lutte contre le cancer, associe un centre de recherche de renommée internationale et un ensemble hospitalier de pointe qui prend en charge tous les cancers y compris les plus rares. Fondé en 1909 par Marie Curie, l’Institut Curie rassemble sur 3 sites (Paris, Saint-Cloud et Orsay) 3 600 chercheurs, médecins et soignants autour de ses 3 missions : soins, recherche et enseignement. Fondation privée reconnue d’utilité publique habilitée à recevoir des dons et des legs, l’Institut Curie peut, grâce au soutien de ses donateurs, accélérer les découvertes et ainsi améliorer les traitements et la qualité de vie des malades. Pour en savoir plus : curie.fr

Lutter contre le cancer du sein : un enjeu de santé publique

En France chaque année près de 58 000 femmes sont touchées par un cancer du sein et nous déplorons 12 000 femmes qui en décèdent. Les cancers sont la deuxième cause de mortalité chez la femme dont le cancer du sein en est celui qui a plus grand incidence. Lutter contre le cancer est donc un enjeu de santé publique. L’Institut Curie mobilise au quotidien ses chercheurs, médecins et soignants pour guérir toujours plus de femmes. Pour atteindre cet objectif ces experts médicaux et scientifiques doivent relever un double défi, comprendre les mécanismes de résistance aux traitements et celui de la diffusion métastatique (tumeur qui se développe à distance du sein, sur un autre organe) à l’origine de 90 % des décès notamment chez les femmes jeunes atteintes d’un cancer du sein dit triple négatif qui est très agressif. Grâce à une révolution technologique, l’analyse des tumeurs cellule par cellule, les chercheurs de l’Institut Curie porte un ambitieux projet de recherche qui permettrait de relever ces défis et de sauver des vies, les vies de toutes ces femmes qui combattent le cancer du sein.

Voir l’infiniment petit pour réaliser un grand pas dans la lutte contre le cancer du sein

Une tumeur est composée d’une multitude de cellules dont le profil moléculaire et la réaction aux traitements varient. Jusqu’à récemment, les scientifiques ne pouvaient que regarder le profil « moyen» de cette tumeur, les grandes familles de cellules de la tumeur. Et aujourd’hui les traitements proposés sont identifiés en fonction de ces profils moléculaires.

Demain, grâce à cette avancée technologique révolutionnaire, l’analyse sur cellule unique appelé le Single Cell, les chercheurs vont pouvoir étudier chaque cellule individuellement, définir le rôle de chaque cellule dans le développement de la tumeur, celle qui va engendrer une résistance aux traitements, celle qui est à l’origine du développement des métastases ou d’une récidive. Dans cette capacité d’étude de précision résident les espoirs de pouvoir guérir toujours plus de femmes. Le projet de l’Institut Curie est donc d’accélérer cette recherche prometteuse pour développer la médecine de précision cellulaire qui permettrait de proposer à chaque patiente un traitement en fonction du profil cellulaire de sa tumeur, anticiper ses risques de développement de métastase et mettre au point de nouveaux traitements grâce à l’identification de nouvelles cibles thérapeutiques.

L’Institut Curie a besoin d’aide, de moyen pour mener ce projet. Grâce au soutien de la vente des Hospices Civils de Beaune l’Institut Curie pourrait acquérir un microscope de pointe d’étude des cellules tumorales doté d’un mécanisme de prélèvement qui permettra aux chercheurs de caractériser les cellules, un équipement essentiel pour le projet.

Budget pour le microscope : 480 000 €

LES ADJUDICATIONS DE LA PIÈCE DES PRÉSIDENTS  DEPUIS 2005




LES ASSOCIATIONS BÉNÉFICIAIRES ET LEURS PRÉSIDENTS


Depuis 1945, les Hospices de Beaune soutiennent chaque année une ou plusieurs œuvres caritatives en leur versant les profits d’une pièce de vin mise en vente explicitement à cette fin, la pièce du président.

2020 Marc Lavoine : Fédération Hospitalière de France (FHF) et le Comité de Gestion des  Oeuvres Sociales des établissements hospitaliers publics (CGOS)
2019 Tony Parker : Institut du Cerveau et de la Moelle épinière
Ophélie Meunier et François-Xavier Demaison : Association Autour des Williams
2018 Nathalie Baye et Erik Orsenna : Institut Pasteur
Alice Taglioni et Pascal Elbé : Association Asmae, Soeur Emmanuelle
Emmanuelle Béart : Association BAB
2017 Agnès B et Julie Depardieu : Fondation Tara Expéditions
Charles Aznavour : Fondation pour la recherche sur Alzheimer
Marc Olivier Fogiel : Fédération pour la recherche sur le cerveau
2016 Virgine Ledoyen et Khatia Buniatishvili : Fondation Cœur et Recherche
Valérie Bonneton et Claude Lelouch : Fondation ARC
2015 Claire Chazal : Institut Curie
Christophe Lambert : Fondation pour la recherche sur les AVC
2014 Adriana Karembeu et Teddy Riner : Fondation Imagine
Michel Drucker et Tina Kieffer : Toutes à l’école
2013 Clotilde Courau, Princesse de Savoie :
Associations Petits Princes et Papillons Blancs
2012 Carla Bruni Sarkozy : Fondation Carla Bruni Sarkozy
Guy Roux : Fondation Idée
2011 Ines de La Fressange : Mécénat Chirurgie Cardiaque Enfants du Monde
Christian Clavier : France Alzheimer
2010 Fabrice Luchini : Association pour la Vie et l’Espoir contre le Cancer (A.V.E.C)
et Climats du vignoble de Bourgogne (pour La Croix Rouge)
2009 Andrea Casiraghi : La Fondation Motrice
Patrick Bruel : Les Restos du Cœur
Sœur Marie-Emmanuelle Minot : Communauté des Sœurs de Ste-Marthe
2008 Jean-Pierre Marielle : Comité de Côte d’Or de la Ligue contre le Cancer
Michel Blanc : Enfants d’Asie
2007 Maréva Georges, Linda Hardy et Sonia Rolland : ELA
Richard Berry : FRANCE ADOT et Fédération Française pour le Don de Sang Bénévole
2006 SAR Princesse Margarita de Roumanie et Fanny Ardant : Fondation Princesse
Margarita de Roumanie
Alice Taglioni : Enfants et Santé
2005 Catherine Jacob : IRIS
Sonia Rykiel : Action contre la Faim

YOOHUP BY DEUXFCONCEPTS


Cette année, Les Hospices Civils de Beaune innovent et proposent une communication augmentée avec une bouteille d’eau à l’effigie des Hospices de Beaune, à scanner. Télécharger l’application Yoohup, scanner le logo imprimé sur la bouteille et les supports de communication et visualiser la vidéo de la 161ème vente des vins.

Communiqué


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