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03/05/2021 19:15

CHÂTILLON-SUR-SEINE : L'abattoir remis aux normes grâce à France Relance

La société qui exploite l'abattoir, la Ville de Châtillon-sur-Seine et le plan de relance de l’État financent à hauteur de 200.000 euros la mise aux normes du site notamment pour répondre à des enjeux de protection animale. Ce lundi 3 mai, le préfet de la Côte-d'Or a visité cet équipement de proximité.
L'abattoir de Châtillon-sur-Seine revient de loin. Après un sauvetage par la Ville de Châtillon-sur-Seine en 2016, l’État mobilise des crédits de France Relance pour pérenniser l'activité et les emplois.

Cet abattoir fait partie de huit structures qui été retenues lors d'une première vague de sélections : sept installations et un abattoir mobile en cours de développement. L'ensemble représente un montant global d'investissements de 7 millions d'euros dont 3 millions euros provenant du plan de relance (lire le communiqué).


Ce lundi 3 mai 2021, le préfet de la Côte-d'Or a visité l'abattoir de Châtillon-sur-Seine en compagnie de Hubert Brigand (divers droite), maire de la commune, et de Francis Lebon, président de l'abattoir et éleveur de porcs dans l'Aube.

Parmi la délégation étaient notamment présents Anne-Catherine Loisier (divers centre), sénatrice de la Côte-d'Or, Yolaine de Courson (non inscrite), députée de la Côte-d'Or, Marc Frot (UDI), conseiller départemental de la Côte-d'Or, Jérémie Brigand (divers droite), président de la communauté de communes du Pays Châtillonnais, Isabelle Bourion, sous-préfète de Montbard, ainsi que des représentants du monde agricole.

«Être exemplaire en matière d’hygiène alimentaire et de protection animale»


Au niveau national, 130 millions d'euros sont prévus pour accompagner les entreprises d’abattage-découpe, avec, selon la préfecture, pour objectifs «de renforcer leur compétitivité, d’être exemplaire en matière d’hygiène alimentaire et de protection animale, de renforcer la sécurité des salariés, et de se développer à l’export».

Les crédits de France Relance permettront de financer la formation du personnel, la mise en place de matériel de vidéo-surveillance, de box pour les animaux, de brumisateurs dans les aires d’attente. Il s'agit également de préserver un maillage territorial pour limiter les transports d’animaux.

Un important investissement de Châtillon-sur-Seine en 2016


En 2016, la Ville de Châtillon-sur-Seine s'est mobilisées aux côtés de 20 éleveurs et acteurs économiques locaux constituant une société par actions simplifiée pour racheter l'équipement alors en liquidation judiciaire. La commune a apporté 900.000 euros pour une rénovation coordonnée par la chambre d'agriculture de la Côte-d'Or et la direction départementale de la protection des populations. Cet abattoir est soumis à l’agrément sanitaire par l’État.

En 2020, l'autorisation d'abattage est passée de 800 à 1.000 tonnes par an. En 2021, l'activité est attendue aux environs de 990 tonnes pour un chiffre d'affaires de plus de 600.000 euros. Huit employés travaillent sur le site.

«Un vrai service au territoire»


Dans cet équipement multi-espèces, l’abattage des porcs représente 57 % des espèces abattues, les bovins 30 % et les ovins 13 %. «Cet outil d’abattage de proximité valorise la prise en compte des nouveaux enjeux liés aux circuits courts», indique la préfecture. La clientèle est essentiellement faite de bouchers et de particuliers originaires des départements de Côte-d’Or, de l’Aube, de l’Yonne et de la Nièvre.

«C'est un site qui revit, il apporte un vrai service au territoire voire même au-delà, on a pu conserver les emplois», s'enthousiasme le maire en présentant les bâtiments au préfet.

Cependant, les normes évoluant, aujourd'hui, le besoin en investissement s'élève à 200.000 euros. Sur cette somme, France Relance abonde 44.000 euros et la commune 100.000 euros ; le complément provient des fonds propres de la SAS. Les travaux devraient être réalisés d'ici le printemps 2022.

«Le plan de relance vient aider l'adaptation de l'outil»


À l'issue de la visite pilotée par Fabrice Leclerc, directeur du site, le préfet salue «une commune très volontariste» pour avoir sauvé l'abattoir qui permet de maintenir «une forme de polyvalence dans l'élevage dans la région».

Fabien Sudry rappelle que le plan de relance comporte un volet de transition écologique accompagnant la modernisation des exploitations agricoles, la restructuration des filières agricoles et donc la rénovation des abattoirs.

«On a besoin d'abattoirs de proximité qui répondent à des besoins locaux et qui font un travail de très grande qualité», souligne le préfet qui ajoute que «le plan de relance vient aider l'adaptation de l'outil».

Dans les prochains mois, une seconde sélection d'abattoirs amènera le soutien de France Relance à hauteur de 4,9 millions d'euros.

Un repreneur se profile à Beaune


Par ailleurs, le préfet de la Côte-d'Or suit attentivement la situation de l'abattoir de Beaune, ayant fait l'objet d'une fermeture administrative pour des questions sanitaires, à présent en liquidation judiciaire.

Une bonne nouvelle pourrait prochainement tomber puisqu'une société d'abattage de Besançon serait intéressée. L’État pourrait alors mobiliser des financements pour accompagner à son tour la mise aux normes du site beaunois.

Jean-Christophe Tardivon















































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