
Le bouquet de services numériques s'étoffe, ainsi que l'a exposé le président du conseil départemental, ce mercredi 17 juin, à Prenois, devant quelques 500 maires. Le centriste a fait part des «relations très améliorées avec la nouvelle maire de Dijon».

La Rencontre des maires de Côte-d'Or, organisée par le conseil départemental de la Côte-d'Or, ce mercredi 17 juin 2026, au circuit automobile à Prenois, a rassemblé près de 580 élus sur l'ensemble de la journée.
Sur le thème « Le Département au service des communes », François Sauvadet (UDI), président de la collectivité, a exposé les actions dédiées aux communes, en insistant sur les nouveaux services numériques.
La conférence principale a été suivie notamment par Violaine Démaret, préfète de la Côte-d'Or, Nathalie Bard (sans étiquette), maire de Prenois, Alain Houpert (LR), sénateur de la Côte-d'Or, Catherine Hervieu (LE), conseillère départementale d'opposition et députée de la Côte-d'Or, Luc Baudry (UDI), président de l'association des maires ruraux de la Côte-d'Or, Ludovic Rochette (HOR), président de l'association des maires de la Côte-d'Or, et Nathalie Koenders (PS), maire de Dijon.
«L'action publique se fait au niveau du terrain», assure Violaine Démaret
«Il y a un lien indéfectible entre le Département et vos communes (…) nous sommes le pilier de la République», lance d'emblée François Sauvadet en revendiquant une «coopération» entre les échelons territoriaux et l’État. «Nos 698 communes sont une formidable chance pour la République. (…) L'idée de dépossession de la décision est une idée qui fabrique du populisme.»
«L'action publique se fait au niveau du terrain, au niveau de l'échelon communal», abondera la préfète de la Côte-d'Or au moment du temps de convivialité. «Il faut qu'on puisse continuer de le faire ensemble. (…) Je veux un État en mode solution que nous ayons vis-à-vis des maires. (…) À l'échelle de la Côte-d'Or, il y a nécessairement un tandem État-conseil départemental.»
François Sauvadet délivre un message avant les sénatoriales
«Je demanderai à tous les candidats au Sénat qu'ils s'engagent à restaurer cette confiance pour les communes, dans les collectivités, dans les Départements», poursuit celui qui est également président de l'association d'élus Départements de France.
«On gagnerait à rendre un peu de liberté. La liberté, ça ne veut pas dire qu'on veut moins d’État. La liberté, c'est de se dire que, chacun, en fonction des desiderata de son territoire, a besoin d'adaptation des règles», ajoute-t-il à ce sujet alors que se profilent des élections sénatoriales.
«On continuera à investir mais on n'investira pas plus»
«Le sujet du Département, c'est votre sujet parce que nous sommes votre premier interlocuteur et premier financeur au côté des services de l’État», glisse le président de la collectivité en passant en revue les champs de l'action publique.
«Il n'y aura pas de remise en cause dans notre département de la présence territoriale», assure-t-il malgré le contexte budgétaire. En particulier, dans le champ de l'éducation, «tant qu'on n'aura pas de remise en cause de la qualité pédagogique, je maintiendrais les collèges».
«On continuera à investir mais on n'investira pas plus, on n'investira pas moins, c'est déjà pas mal», affirme-t-il. «On a réussit un maintenir un niveau d'investissement de l'ordre de 100 millions d'euros», dont «5 millions d'euros pour accompagner les communes dans l'entretien de leurs voiries», «dans l'ensemble, 85% des travaux sont réalisés par des entreprises côte-d'oriennes».
«Je souhaite une eau disponible pour tous»
«Avec Les Maillys et Grosbois, on va régler les problèmes d'eau dans la moitié des communes», poursuit le président du Département sur les sujets de production d'eau et d'interconnexion des réseaux. «L'eau est un enjeu majeur, (…) nos compatriotes ne pardonneraient pas de ne pas nous saisir de ce sujet.»
Selon le responsable de l'exécutif départemental, le coût moyen de l'eau produite et distribuée «en quantité et en qualité» oscille entre 3,50 et 4 euros. À partir de ce «prix de référence», «tout effort supplémentaire sera assuré par la solidarité départementale», annonce-t-il. «Je souhaite une eau disponible pour tous, accessible à tous et pour des usages partagés, je pense à l'agriculture en disant cela.»
Des «relations très améliorées avec la nouvelle maire de Dijon»
Au passage, alors que Nathalie Koenders (PS), maire de Dijon, est arrivée en cours de conférence, François Sauvadet «remercie» la Ville de Dijon car «Dijon a bien compris que la solidarité doit jouer à tous les niveaux pour pas qu'on se retrouve dans une situation à l'Australienne où le prix en ville de l'eau baisse ou se stabilise et risquerait d'exploser dans le monde rural».
Et le président du Département de «saluer les relations très améliorées avec la nouvelle maire de Dijon». «L'intérêt du département de la Côte-d'Or, c'est que la Ville de Dijon et le Département travaillent main dans la main, au maximum de ce que l'on peut, dans le respect des compétences de chacun.»
Les services numériques du Département, «une grande chance» pour la Côte-d'Or
«On est dans le monde de l'intelligence artificielle, la question de la souveraineté est essentielle sinon nous serons dépendants des autres, notamment des États-Unis et de la Chine», enchaîne François Sauvadet qui rappelle que l'exécutif a créé une direction du numérique et de l'intelligence artificielle.
Pour les nouveaux maires, le président du Département rappelle alors la démarche entamée depuis le discours-manifeste de juin 2024, anticipant que «celui qui maîtrise l'eau et la donnée a le pouvoir pour demain» (
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Désormais 200 communes ont adopté une adresse mail fournie par le bouquet de services du Département. Après le Cloud Côte-d'Or (
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«C'est une grande chance que l'on donne à la Côte-d'Or», conclut François Sauvadet, «quand on maîtrise bien les données, on peut prendre de bonnes décisions».
Après la conférence, l'événement s'est poursuivi par un temps de convivialité autour de voitures de sport issues de la collection de Catherine et Vincent Martin, ce dernier étant président du circuit Dijon-Prenois, puis par un dîner préparé par le chef du restaurant Le Château Bourgogne, à partir de produits «100% Côte-d'Or».
Jean-Christophe Tardivon




















































Photographies JC Tardivon





























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