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23/10/2020 22:34

CORONAVIRUS : «C’est un effort supplémentaire demandé à nos concitoyens», déclare Fabien Sudry

Les restrictions liées au couvre-feu devant entrer en vigueur ce samedi, c’est ce vendredi en début de soirée qu’une conférence de presse s’est tenue à la préfecture à Dijon.

On le sait en effet depuis cette semaine et les dernières annonces du Premier ministre Jean Castex, l’alerte maximale est décrétée en Côte-d’Or (retrouvez notre article en cliquant ici), comme pour deux autres départements en Bourgogne-Franche-Comté que sont la Saône-et-Loire et le Jura.

«L’épidémie se diffuse sur une part significative du territoire national», a rappelé le préfet Fabien Sudry, en appelant à la responsabilité de chacune et de chacun dans le respect des gestes et mesures barrières. Selon le préfet de la Côte-d’Or et préfet de la Bourgogne-Franche-Comté, «c’est un effort supplémentaire demandé à nos concitoyens, pour que le réflexe individuel rejoigne l’intérêt collectif».

En plus «des mesures-socles» énumérées lors des précédents points presse sur l’évolution de la situation sanitaire, les restrictions sont encore renforcées, «pour une durée de trois semaines». Avec des mesures qui pourront être ajustées au bout de ces trois semaines.
Les rassemblements restent limités à 6 personnes, en espérant que ce principe soit aussi appliqué dans les sphères privées.

«Le but est d’éviter le reconfinement»


Les nouvelles mesures à retenir sont la fermeture des restaurants à 21 heures et, plus poussé encore, la fermeture totale des bars. Qui dit couvre-feu dans la situation évoquée, dit interdiction des déplacements de 21 heures du soir à 6 heures du matin.  «Le but est d’éviter le reconfinement. Si la responsabilité de tous est au rendez-vous, il sera évité», insiste Fabien Sudry.

Directeur de cabinet du préfet et sous-préfet de la Côte-d’Or, Danyl Afsoud a apporté des précisions relatives au passage de la Côte-d’Or en zone d’alerte maximale.

«Les salles de sport, qui étaient fermées à Dijon et dans son agglomération, le sont désormais sur l’ensemble du département, sous réserve des dérogations qui prévalaient dans les établissements de sport publics, pour la pratique scolaire et universitaire, pour le sport de haut niveau, le sport sur ordonnance, pour la préparation physique des professionnels, les policiers, les pompiers…», a-t-il indiqué, en mentionnant aussi la fermeture des piscines, «sous réserve des exceptions qui viennent d’être mentionnées».

Quant aux nouvelles mesures, dont l’interdiction de déplacement de 21 heures du soir à 6 heures du matin, celle-ci peut être levée par des dérogations, dont les modalités sont à retrouver dans l’arrêté. Avec cartes professionnelles (forces de sécurités, personnels de santé) ou attestations. «On retrouve la structure qui était celle durant le confinement», résume Danyl Afsoud.

«C’est bien la fermeture totale des bars, des débits de boissons, toute la journée»


Sur la question des bars et des restaurants, il est précisé : «C’est bien la fermeture totale des bars, des débits de boissons, toute la journée. Une brasserie peut rester ouverte jusqu’à 21 heures. Les restaurants, les commerces, les supermarchés, les salles de jeux, les casinos, les lieux de culte… doivent fermer à 21 heures, y compris les restaurants d’hôtels. Si les clients souhaitent dîner c’est possible, mais en se restaurant en chambre. Pour les restaurants, la vente à emporter reste autorisée. Un bar qui propose des planches pour l’apéritif n’est pas un restaurant. Si certains établissements sont des brasseries et se transforment en bars au fur et mesure que la journée avance, leur responsabilité est de fermer».

Ajoutons que les fêtes foraines sont interdites dans l’ensemble du département et que la position statique dans les parcs et jardins est interdite.

«Il faut agir à une échelle pertinente»


«L’évolution de l’épidémie concerne tout le territoire départemental. Il y a eu une concentration sur le métropole dijonnaise mais les indicateurs font apparaitre une circulation y compris dans les zones plus rurales. Si on veut réellement prévenir pour stopper l’épidémie, il faut agir à une échelle pertinente», a expliqué le préfet Fabien Sudry pour justifier le passage de la Côte-d’Or en alerte maximale, plus largement que la métropole dijonnaise cette fois-ci. En réaffirmant que la stratégie Tester-Tracer-Isoler reste la bonne malgré les critiques.

Étant revenu sur des chiffres en hausse relatifs à la circulation du virus et aux hospitalisations, communiqués en fin de journée, sur lesquels a aussi appuyé le préfet dans son introduction, Didier Jacotot, directeur du cabinet, du pilotage et des territoires à l’Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté, a réaffirmé que cette stratégie doit continuer à être déployée et que l’arrivée prochaine des tests antigéniques - espérés pour fin octobre-début novembre en Côte-d’Or - devraient bénéficier en priorité aux personnels des établissements médico-sociaux. Sur la moyenne tournant autour de 12.000 tests par semaine, le risque d’augmenter la cadence serait  selon Didier Jacotot d’allonger les délais de résultats.

Quant aux établissements de santé de la région, l’ARS leur a demandé de réfléchir à la déprogrammation d’opérations pour pouvoir se donner une certaine latitude dans leur potentiel d’accueil des personnes atteintes de la Covid-19. Aux CHU de Dijon et Besançon, les plans blancs sont déclenchés.

Conscient qu’un nouveau degré de restrictions a été atteint, touchant en l’occurrence particulièrement les bars et les restaurants, le préfet Fabien Sudry a annoncé qu’il recevra la semaine une délégation de l’UMIH 21 pour lui détailler «les dispositifs d’aides conséquents activés par l’État».

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

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