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31/07/2021 19:21

CORONAVIRUS : Démarrage de la tournée aoûtienne du vaccinobus

Gratuit, sans rendez-vous, le vaccinobus complète l'offre des centres de vaccination pour lutter contre l'épidémie de la Covid-19. Ce samedi 31 juillet, à la base de loisirs d'Arc-sur-Tille, Louis, 16 ans, reçoit une injection pour être «plus libre». Jocelyn, 34 ans, estime que «c'est nécessaire» pour le travail. D'abord réticente, Monique, 69 ans, a «pris la décision» pour revoir ses petits-enfants.
Parti de Bligny-sur-Ouche le 10 mars dernier, initialement pour aller à la rencontre des personnes âgées isolées en milieu rural, le vaccinobus poursuit son chemin.

Durant l'été, l'unité mobile départementale de vaccination développée par la préfecture de la Côte-d'Or sillonnera les routes du département en proposant une vaccination contre la Covid-19 sans rendez-vous (lire le communiqué).

Le vaccinobus est mise en oeuvre par la Protection civile de la Côte-d'Or en partenariat avec l'ARS Bourgogne-Franche-Comté et l'Assurance maladie.


«C'est un devoir citoyen»


Ce samedi 31 juillet 2021, le vaccinobus fait étape au niveau de la base de loisirs d'Arc-sur-Tille. L'installation s'est faite en présence des gendarmes et de Patrick Morelière, maire de la commune qui gère la base de loisirs.

Patrick Morelière signale avoir pris «le premier créneau attribué» par la préfecture de la Côte-d'Or. En sachant que le vaccinobus sera aussi présent ce dimanche 1er août et reviendra les 21 et 22 août prochains. «On espère que l'affluence va arrive parce que c'est un devoir citoyen», estime le maire.

Un médecin de Genlis pour répondre aux interrogations


À présent à la retraite, le docteur Noël Eberard était médecin généraliste, installé pendant 40 ans à Genlis. Volontaire pour participer à la campagne vaccinale, il sera mobilisé durant quelques jours durant ce mois d'août.

«Chaque personne qui peut avoir un problème vient me voir», indique le professionnel de santé. En effet, les patients sont d'abord reçus par l'équipe de la Protection civile afin de remplir un rapide questionnaire. «Si le questionnaire de départ ne pose aucun problème, les gens sont vaccinés directement», résume le docteur Noël Eberard.

«Ils ont quelques fois des inquiétudes vis-à-vis de leur passé médical ou des allergies ou des problèmes de réaction à des vaccins, ce qui est tout à fait légitime», résume le praticien qui répond volontiers aux interrogations des patients.

Juliette Prenot, infirmière, et Clément Dumont, secouriste, sont mobilisés par la Protection civile. L'infirmière prépare les doses de Pfizer-BioNTech et vaccine tandis que le secouriste s'occupe du questionnaire et de la phase de récupération après l'injection.

Paroles de vaccinés


Louis, 16 ans, habite à Arc-sur-Tille :«C'est pour être un peu plus libre dans ce que je dois faire quotidiennement, par exemple les restaurants, les cinémas. J'aime bien sortir ! Maintenant que cela vient dans des petites communes comme Arc-sur-Tille, c'est super sympa. C'est à côté de chez moi, c'était l'occasion de venir.»

Marcel, 70 ans, et Danielle, 69 ans, habitent à Savolles, un village voisin. «C'est obligé. C'est pour pouvoir sortir, pour pouvoir voyage, aller au restaurant. Ça ne me gênait pas», indique Marcel. «Je ne trouvais pas de rendez-vous sur Doctolib, c'était complet», explique Danielle. D'où le choix du vaccinobus.

«Pour le travail, c'est nécessaire», considère Jocelyn, 34 ans, habitant de Couternon, qui est actuellement demandeur d'emploi, espérant décrocher un poste dans la restauration par exemple. «J'avais pris rendez-vous sur Doctolib pour le début du mois de juillet et, suite à un bug informatique, mon rendez-vous a été annulé. Je savais que le vaccinobus sans rendez-vous passait donc j'ai décidé de venir», ajoute celui qui est tout simplement venu à vélo.

«On est venu se baigner ce matin, on a vu le camion, on s'est dit 'sautons sur l'occaz'», déclare Greg, 47 ans, habitant Dijon. «C'est facile», abonde Aurélie, Dijonnaise de 38 ans. «On avait vu qu'il y avait beaucoup de délai à certains endroits, des gens qui n'avaient pas de rendez-vous, ça avait l'air un peu compliqué, l'occasion à fait le larron. Il n'y avait pas beaucoup de monde, ça nous a pris 20 minutes», explique Greg.

Marie, 24 ans, résidant à Messigny-et-Ventoux, a choisi de se faire vacciner pour «avoir moins de chances d'être malade et de contaminer mes proches». «Je suis venue ici parce que je galérais pour prendre un rendez-vous parce qu'avec le travail, je n'avais pas beaucoup de temps. Du coup, c'était pratique ! Je n'ai pas trop attendu, c'est cool», ajoute-t-elle.

Monique, 69 ans, habitant à Arc-sur-Tille, a fait le pas de la vaccination car «tout le monde autour de moi est vacciné et je suis un peu coincée pour voir mes petits enfants». «Autrement, je ne l'aurais pas fait», signale-t-elle néanmoins car «on a entendu tellement de choses contradictoires qu'on se pose beaucoup de question». «À force, j'ai pris la décision», explique celle qui est venue à vélo et a bénéficié d'un accès au vaccinobus sans aucune attente.

Jean-Christophe Tardivon





























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