Recherche
POUR JOINDRE INFOS-DIJON
redaction.infosdijon@gmail.com (à privilégier)
SMS et MMS au 07 86 17 77 12
> Côte d'Or > Côte d'Or
25/11/2020 15:26

CÔTE-D’OR : Dispositifs et actions dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le préfet Fabien Sudry rencontre les membres de l’association Solidarité Femmes 21. L’occasion aussi de rappeler les dispositifs existants pour lutter contre ces violences en Bourgogne-Franche-Comté et en Côte-d'Or.

Communiqué de la préfecture de la Côte-d’Or :

Dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Fabien SUDRY, Préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, Préfet de la Côte-d’Or, rencontrera ce mercredi 25 novembre, à la Maison des associations de Dijon, les membres de l’association Solidarité femmes 21. Cette rencontre se tiendra hors presse en
raison de la crise sanitaire.

Accompagnée de Kildine BATAILLE, adjointe au maire de Dijon en charge de la petite enfance, de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les violences faites aux femmes, il s’entretiendra avec Mari-Jo JACQUENET, vice-présidente de Solidarité femmes ainsi que la directrice, Anne JOSELEAU et deux travailleuses sociales employées par l’association.

Solidarité femmes 21 propose un accompagnement psychologique dédié aux femmes victimes de violences conjugales.?Au 31 octobre 2020, l’association a déjà enregistré 310 nouvelles demandes d’accompagnement de victimes.
Elle est l'un des 26 partenaires mobilisés dans le cadre du Protocole départemental de lutte et de prévention contre les violences conjugales de Côte-d’Or, aux côtés notamment du tribunal judiciaire, des forces de l’ordre, des collectivités locales, des autres services publics et associations concourant à la prise en charge de cette problématique.

Dans le cadre du confinement, des mesures complémentaires ont pu être apportées par la préfecture de Côte-d’Or à l’association via des subventions pour soutenir l’activité en télétravail, une augmentation du financement pour les permanences délocalisées de l’association ou encore la mise en place d’un nouveau groupe de parole pour les victimes. La Préfecture a également veillé, avec les opérateurs concernés, à un renforcement de l’offre d’hébergement pour les victimes et pour les auteurs de violences évincés.

Cette rencontre permettra de rappeler les dispositifs mis en place sur l’ensemble du territoire dans le cadre d’une lutte déclarée Grande cause du Quinquennat par le président de la République.

Les dispositifs pour lutter contre les violences


Le plan de lutte contre les violences conjugales lancé lors de la première phase de confinement a été actualisé et redéployé.

Les dispositifs de signalement et d’écoute


1) En cas d’urgence et de danger immédiat
        -  Le 17 - Le 114 par SMS (pour les personnes sourdes et malentendantes)
        -  Signaler une situation sur Internet via la plate-forme de signalement dédiée, ?fonctionnant tous les jours sans exception, 24h/24 avec un tchat non traçable : www.arretonslesviolences.gouv.fr

2) Pour une écoute, un conseil ou une orientation
        -  Le 39 19 : numéro gratuit et anonyme à destination des victimes de violences sexistes et sexuelles, de leur entourage et des professionnels concernés, fonctionnant de 9h à 21h tous les jours, weekends et jours fériés inclus.
        -  La plate-forme téléphonique est également accessible aux femmes en situation de handicap, du lundi au vendredi de 8h30 à 19h, via l’application Roger Voice ou sur le site www.solidaritefemmes.org
        -  L’application App-Elles qui permet d’alerter jusqu’à trois contacts de confiance (www.app-elles.fr) et qui cartographie l’ensemble des structures de prise en charge des femmes victimes de violences pendant le confinement.
        -  En plus de ces outils, le dispositif de signalement des violences conjugales dans les pharmacies, mis en place lors du premier confinement, a été pérennisé : le dispositif a été redéployé en BFC avec l’ordre régional des pharmaciens et les services de l’État.
        -  Les centres d’information des droits des femmes et des familles maintiennent leur permanence à destination des victimes de violences.
        -  Les points d’accueil éphémères en centres commerciaux ont été reconduits En BFC, des permanences d’accueil en centres commerciaux ont été reconduites dans l’Yonne et dans la Nièvre. Les enseignes de la grande distribution s’engagent aux côtés de l’État par la diffusion d’affiches (numéros d’urgence et coordonnées des associations locales) et d’impression sur tickets de caisse.
        -  Des affiches et dépliants avec les coordonnées des associations sont mis à disposition dans les services publics. Des campagnes d’affichage dans les transports en commun ont également été déployés avec les services de l’État (avec Divia notamment).

La protection et mise à l’abri


Les instruments judiciaires de protection des personnes victimes de violences conjugales, tels que les ordonnances de protection, les téléphones grand danger et les bracelets anti-rapprochement, continuent d’être mobilisés.

        -  En Bourgogne-Franche-Comté, le parc d’hébergement d’urgence comprend 297 places dédiées aux femmes victimes de violence : 194 places en insertion et 103 places d'hébergement d'urgence accessibles via le 115. 30 places ont ouvert dans le cadre de l'appel à création de 1000 places supplémentaires (15 dans le 21, 3 dans le 58 et 12 dans le 89)
        -  Des aides à la mobilité sont mobilisées en BFC (10 000€) pour mettre à l’abri les femmes n’ayant pas de moyen de transport autonome.

La lutte contre le passage à l’acte et la récidive


        -  Numéro national pour les auteurs de violences conjugales « Ne frappez pas » pour les hommes violents, joignable au 08 019 019 11 du lundi au dimanche de 9h à 19h00.
        -  Plateforme d’hébergement afin de permettre l’éviction du conjoint violent en lien en BFC avec les associations droits des femmes et les centres d’hébergement dans les départements.
        -  Création de 16 centres de prises en charge globale des auteurs de violences en 2020 : un centre est opérationnel en BFC, financé à hauteur de 223000€ par an et couvrant les départements 25, 39, 70 et 90. Un autre verra le jour en 2021 et couvrira les départements du 21, 58, 71 et 89.

Ces centres figurent parmi les 46 mesures du Grenelle. Ce dispositif s’inscrit dans la politique de prévention du passage à l’acte et de la récidive : les auteurs pourront bénéficier d’un accompagnement psychologique et thérapeutique complet ainsi que d’un accompagnement socioprofessionnel si besoin.

Le suivi des mesures Grenelle


Au niveau régional


Dans chaque département de la région Bourgogne-Franche-Comté à l’instar du national, les déléguées départementales aux droits des femmes et à l’égalité femmes-hommes ont accru le suivi avec les acteurs de terrain pour permettre une meilleure prise en charge des femmes victimes de violence.

Voici quelques thématiques d'intervention de ces déléguées: hébergement et hébergement d'urgence, convention avec le CHU pour faciliter la prise de plaintes à l'hôpital, accompagnement des victimes, formation des professionnels en inter catégoriel (forces de l'ordre, travailleurs sociaux...), prise en charge des enfants exposés, prise en charge des auteurs... Plus de détails sur l'avancement de ces dossiers par département peuvent être obtenus auprès de la DRDFE.

En lien avec le Grenelle, un fond spécial d’1 M€ a été mobilisé pour les associations locales de terrain avec le « Fonds Catherine contre les féminicides ». Celui-ci avait pour objet de soutenir des initiatives locales en faveur de la lutte contre les violences conjugales.

En Bourgogne-Franche-Comté, depuis 2019 le Fonds Catherine a permis de financer à hauteur de 150 000 € des associations ou structures porteuses de projets qui ont permis d’améliorer ou de renforcer le maillage territorial en matière de protection et de prise en charge des femmes victimes de violences et de leurs enfants (accueil, écoute, accompagnement des femmes, formation des professionnels aux violences), le développement et la coordination du travail en réseau, l’animation et la coordination de ces réseaux de proximité permettant de traiter des situations difficiles.

A noter aussi en BFC : les moyens financiers alloués à la prise en charge des femmes victimes de violence en terme d’informations juridiques, d’écoute et d’accompagnement, de dispositifs de soutien psychologique, d’accueils de jour qui représentent 1,3 M€.

Focus sur la Côte-d’Or


En mars 2020 a été signé le premier protocole départemental de lutte contre les violences conjugales avec 26 partenaires : services de l’État, collectivités, associations, organismes sociaux notamment.
Il permet d’appuyer les actions grâce à un réseau coordonné des personnes impliquées dans la prise en charge des victimes et des auteurs dans trois champs d’intervention :

        –  le pôle des acteurs de droit commun (social, logement, médecine, emploi, enfance),
        –  le pôle Justice-Police (accompagnement et aide à la victime dans le cadre de la procédure judiciaire, suivi des auteurs)
        –  et le pôle associatif (accompagnement spécifique de la personne ). Ce protocole vient s’ajouter aux autres dispositifs de lutte contre les violences faites aux femmes qui sont mis en place dans le cadre du plan départemental de prévention et de lutte contre la délinquance en Côte-d'Or.

Parmi les mesures mises en place à l’issue du Grenelle, on peut relever :
        –  des fiches réflexe pour les policiers et gendarmes avec une grille d’évaluation du danger,
        –  la prise de plainte directement à l’hôpital grâce à une convention avec le CHU,
        –  les permanences de nuit et le week-end via le 115,
        –  la mise en place d’une cellule opérationnelle de suivi individuel en lien avec l’octroi de téléphone grave danger,
        –  des campagnes d’affichage dans les transports en commun.
        –  38 places dédiées en hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences.