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25/02/2020 13:33

CÔTE-D’OR : François Sauvadet veut «le retour à 90 km/h sur 1.100 km de routes départementales» et la création d’un Observatoire de la sécurité routière

Un Observatoire de la sécurité routière va être aussi créé sur proposition du Conseil départemental de la Côte-d’Or. Propositions faites à la Commission départementale de la sécurité routière.
Dans l’ordre du jour de la session plénière de ce lundi 24 février au Conseil départemental de la Côte-d’Or, la question de la sécurité routière s’est présentée dès les quatrième et cinquièmes rapports, présentés par Hubert Poullot.
Outre l’adoption à l’unanimité des modalités du concours Christian Myon 2020, c’est la limitation de la vitesse qui a été sujette à des développements ainsi qu’à un débat.

Même s’il remarque que «les contraintes imposées» ont de quoi faire renoncer beaucoup de ses collègues à un retour à 90 km/h sur les routes départementales, François Sauvadet a réaffirmé son intention d’y revenir. Il a annoncé : «J’ai proposé à la Commission Départementale de la Sécurité Routière, la CDSR qui va se réunir le jeudi 27 février, de repasser à 90 km/h tous les axes structurants du Département, soit 1.100 km».
Une volonté que le président du Département considère comme une étape, en poursuivant : «Et afin d’avoir des chiffres incontestables de l’accidentologie sur les seules routes départementales concernées par les 90 km/h hors agglomération, je vais installer, en Côte-d’Or, un Observatoire de la sécurité routière. Une commission dédiée sera mise en place pour faire des propositions sur la sécurité routière… 22 morts sur nos routes, c’est 22 morts de trop et nous continuerons à tout faire pour assurer la sécurité routière. Nous aurons l’occasion de mesurer l’impact réel du retour à 90 km/h sur les grands axes du Département».

En clair, «il n’est pas à exclure que d’autres itinéraires passent à 90 km/h», n’a pas caché François Savaudet, en précisant que la démarche sera faite au cas par cas tout en restant évolutive, pour répondre à l’opposition départementale qui a demandé s’il pouvait aussi arriver que des portions remises à 90 km/h reviennent à 80 km/h... Une possibilité que n’a donc pas rejeté le président du Département de la Côte-d’Or, en insistant toutefois bien sur sa volonté première mais aussi en précisant à propos de l’Observatoire de la sécurité routière : «Je ne souhaite pas non plus que ça se substitue à la CDSR ni à la responsabilité du préfet en matière de sécurité routière».

Hubert Brigand, conseiller départemental du canton de Châtillon-sur-Seine, a quant à lui glissé un tacle à l’opposition en défendant la politique de la majorité départementale : «Au regard du plan de circulation de Dijon et de la Métropole, c’est sûr que nous ne sommes pas prêts d’atteindre les 90 km/h… Votre réflexion est sans doute dijonno-dijonnaise». Ce à quoi Christophe Avena à répondu : «J’habite à Dijon mais je travaille à Chaumont… Le Dijonno-Dijonnais prend aussi la route comme d’autres Côte-d’Oriens».

Plus tôt dans le débat, l’élu départemental membre des Forces de Progrès - médecin urgentiste également - avait interpellé François Sauvadet sur le fait que si on ne peut affirmer que le retour à 90 km/h provoquera plus d’accidents, cette volonté n’en diminuera pas le risque.
Le président du Département de son côté est convaincu que d’autres facteurs et pas simplement la vitesse sont à mettre en cause dans les drames de la route.

Les questions à l’ordre du jour sur la sécurité routière ont été votées à l’unanimité.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier

Le compte-rendu de la session du lundi 24 février

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