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17/12/2020 18:26

CÔTE-D’OR : «On voit combien l’industrie crée de la richesse sur ces territoires», déclare Agnès Pannier-Runacher

Après la visite de Régéplastic ce jeudi 17 décembre, la ministre de l'Industrie, a réaffirmé le sens du plan de relance et son volet industriel. En se disant convaincue que les industries veulent faire face à la crise en se réinventant. En insistant aussi sur le soutien du gouvernement.

Pour Agnès Pannier-Runacher, son déplacement ce jeudi 17 décembre 2020 visait à «mettre en évidence une des mesures du plan de relance qui est celle qui accompagne l’économie circulaire et notamment la montée en puissance de tout ce qui est régénération des plastiques usagés, pour leur réincorporation dans des produits de tous les jours. Nous venons de voter la loi économie circulaire, en février dernier, avec une ambition d’incorporation jusqu’à 100% de plastique recyclé. L’objectif aujourd’hui est que les entreprises puissent s’emparer de ce secteur d’activités et montent en puissance. Ça veut dire qu’il faut améliorer la collecte, faire en sorte que des structures compétitives se mettent en place, et multiplier les supports de réutilisation de ce plastique usagés».

Accompagner les entreprises à «prendre des risques»

Revenant sur le «dilemme» provoqué par la crise, à savoir que les matières vierges sont devenues meilleur marché que les matières recyclées du fait de la baisse du pétrole, la ministre déléguée se dit convaincue que ça ne durera pas avec la reprise et que la démarche a du sens : «Il s’agit de continuer à accompagner les entreprises françaises pour qu’elles prennent des parts de marchés européennes, qu’elles continuent à investir, à prendre des risques à un moment où elles pourraient avoir le pied sur le frein».
Pour Agnès Pannier-Runacher, la transition écologique est en l'occurrence un levier de développement économique.

Pourquoi venir rendre visite à Régéplastic ? Parce que la ministre déléguée se dit convaincue que ce sont les entreprises de taille intermédiaire «qui créent de l’emploi sur les territoires, et qui bénéficient à 90% du plan de relance». Elle ajoute : «On voit combien l’industrie crée de la richesse sur ces territoires et permet de répondre à la fracture territoriale et sociale».

C’est «un message de confiance, de reconnaissance, de fierté pour l’industrie» qu’est venue réaffirmer Agnès Pannier-Runacher ce jeudi, en faisant remarquer aussi : «3.900 entreprises industrielles ont finalisé des dossiers auprès de Bpi France. Plus de 10% de notre tissu industriel est mobilisé».

«Regarder cette crise par les opportunités»


Lors d’une table-ronde en mairie d’Arnay-le-Duc, Agnès Pannier-Runacher, avec à ses côtés Myriel Porteous, sous-préfète de Beaune, a appelé «à regarder cette crise par les opportunités». Celles relatives aux entreprises industrielles doivent «accorder industrie et écologie». C’est l’enjeu qui est posé par la ministre déléguée.
«Le plan de relance représente 100 milliards d’euros, dont 35 milliards pour les entreprises industrielles. Elles sont la colonne vertébrale de notre économie», a-t-elle déclaré avant de noter également que 600 entreprises ont déjà été accompagnées dans le cadre du programme Territoires d’industrie. «Un dossier sur deux, c’est de la relocalisation».

Interrogée par Infos Dijon sur les licenciements opérés par la société suédoise SKF alors que celle-ci est retenue dans le plan de relance, la ministre déléguée a répondu : «Une entreprise qui se restructure est souvent une entreprise qui doit faire face à des difficultés. Votre carnet de commandes se vide, votre responsabilité en tant que chef d’entreprise est de la sauver». Et Agnès Pannier-Runacher n’exclut pas «des perspectives de rebond» dans quelques mois grâce au plan de relance.

Pour sa part, Marie-Guite Dufay, présidente du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, assure que la casse a été limitée sur le site de Lons-le-Saunier, au travers d’un dialogue entre l’Etat et la Région ayant entraîné SKF à revoir son nombre licenciements «de 80 personnes à 20 personnes».

Jean-Christophe Tardivon
et Alix Berthier


À Arnay-le-Duc, l’usine Régéplastic prise en exemple par Agnès Pannier-Runacher pour la relance