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06/10/2021 13:51

CÔTE-D’OR : Orvitis décline le label Sérénitis au plus près des résidents

Des portes ouvertes ont été organisées à la résidence Sérénitis de Fontaine-lès-Dijon le 1er octobre. Le premier bailleur social de Côte-d’Or a mis un avant un label décliné au plus près des résidents seniors ou handicapés. Dix nouvelles résidences du genre sont annoncées.
Vendredi 1er octobre 2021, Orvitis ouvrait les portes de la résidence Sérénitis à Fontaine-lès-Dijon, rue du lieutenant-colonel Clère. Plus largement mais aussi concrètement, il s’agissait pour le premier bailleur de Côte-d’Or de présenter le concept de ces résidences, réservées aux personnes de plus de 65 ans ou aux personnes en situation de handicap.

«C’est apporter de l’humanité»


En restant dans les fondamentaux du logement social, le loyer moyen charges comprises étant de 375 euros concernant la résidence de Fontaine-lès-Dijon composée notamment de 16 T2 et 4 T3, Orvitis a pensé ces résidences «dans une logique d’inclusion et de mobilité du locataire», a rappelé Hugo Marlien, directeur du pôle des innovations et des transformations chez Orvitis.


Dans la salle de convivialité aménagée fin septembre 2021, les locataires ont déjà programmé des visites de la ville de Fontaine-les-Dijon, des randonnées. Ils ont aussi lancé un partenariat avec la médiathèque pour l’emprunt régulier de livres. «Cette salle est à modules variables, d’une résidence à une autre. L’idée est vraiment d’apporter aux locataires le service dont ils ont besoin et de favoriser les échanges et l’entraide. C’est apporter de l’humanité», fait remarquer Hugo Marlien, à propos d’une salle où une résidente a même créé des visuels et vidéos afin de bien expliquer la répartition des tâches dans la résidence. L’espace de compostage mis en place il y a trois semaines résulte aussi de discussions entre résidents. Un comité est constitué et animé par ces derniers.

Sérénitis, «la résidence du quart d’heure»


Christophe Berion, directeur général d’Orvitis, rappelle trois principes majeures de ces résidences Sérénitis : «la lutte contre l’isolement, l’adaptation du logement pour le maintien à domicile et l’accès aux services». En ajoutant : «C’est ce qu’on appelle la résidence du quart d’heure».
Autrement dit, l’implantation de celle-ci a été décidée de sorte que plusieurs services se trouvent dans un rayon maximum de trois kilomètres.

Un an après l’inauguration de la résidence de Fontaine-lès-Dijon, Orvitis a aussi innové dans cette démarche d’accessibilité aux services. Une borne interactive expérimentale vient d’être installée dans le hall de la résidence et permet aux résidences de solliciter des services d’entretiens et de maintenance, de se tenir informés et de s’inscrire aux activités initiées par les locataires ou bien d’en savoir plus sur les associations et structures à proximité de la résidence (en partenariat avec Jondi).

«Il faut que je me penche sur tout ça», dit avec enthousiasme Annie, 73 ans, résidente depuis septembre 2020. Concernant le logement, elle apprécie également la présence d’un gestionnaire de résidence, «attentif», pouvant être sollicité pour de petites aides précieuses, un changement d’ampoule ou le branchement d’un appareil dans l’appartement. Dans une démarche de mutualisation, le GR peut intervenir sur deux résidences avec toutefois la logique de présenter toujours le même interlocuteur à un ou une locataire.

Le label Sérénitis engendre ainsi une démarche visant à accompagner les personnes âgées ou handicapées dans un cadre serein, à domicile et tout autour. En faisant aussi en sorte que les locataires ne soient pas déconnectés. À Fontaine-lès-Dijon, ils sont 26 locataires : 12 personnes de 65 à 75 ans, 11 personnes de plus de 75 ans et 3 personnes en situation de handicap.  

Sept résidences en Côte-d’Or, «bientôt 17»


Au pied de cette résidence conçue par le cabinet d’architecture Art & Fact de Dijon et saluée par le maire de Fontaine-lès-Dijon Patrick Chapuis, François-Xavier Dugourd, président d’Orvitis a souligné que le bailleur social s’est montré là «pionnier en la matière, avec ce projet qui crée du lien».

Première vice-présidente du Conseil départemental de Côte-d’Or, collectivité à laquelle est rattaché le bailleur social, Emmanuelle Coint a mis en avant une politique départementale contribuant à l’aspiration de chacun «qui est de continuer à vivre chez soi».
À la suite de cette visite du 1er octobre, elle a pu mesurer : «Ici, les outils permettent aux résidents de rester citoyens à 100 %. Ce modèle prouve que l’on peut vivre non pas les uns au-dessus des autres ou les uns à côté des autres, mais les uns avec les autres».

Aujourd’hui, sept résidences en Côte-d’Or sont labellisées Sérénitis, sur les communes d’Arnay-le-Duc, Asnières-lès-Dijon, Beaune, Fontaine-lès-Dijon, Longvic, Sennecey-lès-Dijon et Thorey-en-Plaine. Dix nouvelles résidences du genre sont programmées d’ici à 2022 à Beaune, Chenôve, Dijon, Fleurey-sur-Ouche, Gevrey-Chambertin, Mirabeau-sur-Bèze, Montbard, Pontailler-sur-Saône, Seurre.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier









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