
«La géographie et l'histoire expliquent beaucoup de choses que nous traversons aujourd'hui», a analysé le président du Département de la Côte-d'Or François Sauvadet, ce jeudi 5 février, à Dijon.
Alésia est devenu «un des sites les plus visités de la haute Côte-d'Or». Aussi, les enjeux de politique culturelle se voient renforcés au gré de l'engouement des visiteurs.
À la veille de la réouverture du site, François Sauvadet (UDI), président du Département de la Côte-d'Or, et Marc Frot (LCOP), président de la société publique locale Muséoparc Alésia ont évoqué, ce jeudi 5 février 2026, à Dijon, les enjeux de la saison à venir.
«Un rôle national en matière d'histoire, de culture et d'attractivité touristique»
Comme l'explique Marc Frot, Alésia revendique «un rôle national en matière d'histoire, de culture et d'attractivité touristique». «Soutenir Alésia, c'est défendre une vision exigeante, fondée sur la rigueur scientifique d'un site archéologique majeur, des collections remarquables associées à une politique culturelle innovante, ouverte et accessible à tous les publics.»
Dans ce cadre, le 4 septembre 2025, le ministère de la Culture, le Département de la Côte-d'Or et la SPL ont signé un pacte de développement de cinq ans pour le site d'Alésia prévoyant notamment le financement du centre de documentation (
lire le communiqué).
Cela fait dire à Marc Frot qu'Alésia constitue «un lieu d'histoire, de savoir, de transmission et de vie» au cœur d'un territoire rural. «Le patrimoine n'est pas un héritage figé mais un levier d'avenir.»
«S'appuyer sur ce qui fait notre histoire»
«Ce lieu est magique», enchaîne François Sauvadet qui relève que la fréquentation a atteint 82.000 visiteurs en 2025 dont 11.000 élèves. «Ça devient un des sites les plus visités de la haute Côte-d'Or.»
«Il n'y a pas d'identité construite heureuse s'il n'y pas de fierté de son espace», analyse le centriste qui entend «s'appuyer sur ce qui fait notre histoire» pour «se projeter dans ce XXIème siècle chaotique».
«Notre ambition est de l'inscrire dans son temps, de voir l'actualité du message et de le fonder sur la recherche archéologique», insiste le président du Département qui rappelle que la collectivité a maintenu une contribution à hauteur de 2,5 millions d'euros en 2026 pour financer le fonctionnement du musée.
Une nouvelle identité pour la «destination Alésia»
Baptisé en tant que «MuséoParc Alésia», le nom devrait prochainement évoluer en «Alésia» tout simplement et devenir «une marque nationale» avec une nouvelle identité visuelle – conçue par l'agence dijonnaise Temps réel et le studio parisien Devalence – pour représenter «la destination Alésia». Une destination familiale fondée autour d'«un lieu qui reste accueillant au plus grand nombre».
«Ce n'est pas simplement un musée, il vit dans son environnement», explique le responsable de l'exécutif départemental, «c'est un site qu'il faut mettre en valeur». «Ce cirque de l'Auxois, au sens géographique, est d'une beauté absolue.»
«La culture est un des facteurs d'attractivité du monde rural», développe le centriste, «la culture ne vaut que par le partage ; la culture ne peut pas être considérée comme de l'entre-soi». «Il faut provoquer des émotions. Chaque année, il faut qu'on apporte des expériences nouvelles, familiales et pédagogiques alliant plaisir et connaissance. Nous sommes une destination gastronomique. Le nom Côte-d'Or est devenu une marque.»
«La géographie et l'histoire expliquent beaucoup de choses que nous traversons aujourd'hui»
«Il n'y aurait pas eu Vercingétorix s'il n'y avait pas eu Jules», glisse le natif de l'Auxois, «je suis plutôt un Gaulois réfractaire mais je sais aussi ce qu'a apporté Jules [César]».
«Je souhaite que ce soit un lieu où l'on puisse apprendre – avec une part de rêve, de mystère et d'émerveillement –, (…) pas un lieu figé mais un lieu extrêmement vivant, source d'émotions et de réflexions sur notre monde contemporain pour préserver, transmettre, lire, comprendre, s'approprier pour mieux comprendre ce que nous sommes», développe-t-il, «la géographie et l'histoire expliquent beaucoup de choses que nous traversons aujourd'hui».
Jean-Christophe Tardivon

