Recherche
Pour nous joindre
redaction.infosdijon@gmail.com
SMS au 07.86.17.77.12
> Côte d'Or > Côte d'Or
24/11/2021 13:29

DIJON : L’activité physique quotidienne valorisée à l’école Darcy-Mauchaussé

L’école élémentaire Darcy-Mauchaussé à Dijon est la première en Côte-d’Or à s’inscrire dans le dispositif «30 minutes d’activité physique quotidienne». Thierry Terret, délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, s’est rendu auprès des élèves avec la rectrice de l’académie de Dijon ce lundi 22 novembre pour promouvoir un dispositif destiné à être étendu à toutes les écoles de France.
Le dispositif «30 minutes d’activité physique quotidienne» a été lancé conjointement peut-on dire par les ministères de l’Éducation nationale et des sports au cours de l’année scolaire dernière.
Sa mise en place ayant été ralentie en raison du contexte sanitaire, c’est depuis cette année 2021-2022 que les ministères impliqués entendent relancer la dynamique et encourager les écoles élémentaires à développer ces trente minutes quotidiennes.

Le premier établissement en Côte-d’Or à s’être officiellement inscrit dans le dispositif est l’école Darcy-Mauchaussé à Dijon, rue du Docteur Chaussier.

C’est dans celle-ci que Nathalie Albert-Moretti, rectrice de l’académie de Dijon, et Pascale Coq, Dasen de Côte-d’Or, sont allées assister aux séances de deux classes dans la cour de récréation de l’école.
Les CE2 de Madame Guerin, directrice de l’école, puis les CE1-CE2 de Madame Roy-Vignot se sont dépensés et même visiblement bien défoulés au regard de l’enthousiasme perceptible dans les attitudes de ces sportifs en herbe.

La visite de ce lundi 22 novembre 2021 s’inscrivait aussi dans la venue de Thierry Terret, délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques de 2024.
Paris 2024 est en fait le cap. Lundi 15 novembre dernier, c’est lors d’une réunion interministérielle que le Premier ministre Jean Castex a fixé l’objectif que «100 % des élèves en France» bénéficient du dispositif évoqué.

Des modalités souples de mise en place


«L’objectif demeure de faire bouger davantage. Pourquoi ? Parce que c’est une recommandation de l’Organisation mondiale de la santé qui estime qu’il faut au minimum que les enfants bougent une heure par jour. La moitié doit se faire à l’école et les familles ont également leur part du travail à réaliser. La finalité est que le plus possible d’élèves soient actifs pendant le temps scolaire, au moins trente minutes, en plus de l’EPS et du sport scolaire», a expliqué Thierry Terret.
Le délégué interministériel venait d’échanger avec les enseignantes ainsi que les représentants des équipes pédagogiques de l’académie de Dijon autour de la mise en place du dispositif et des possibilités de déclinaison de celui-ci.

Quand les séances peuvent-elles se dérouler ? Comment arrive-t-on à déculpabiliser les enseignants ayant l’impression de rogner sur les temps d’apprentissage pour faire ces séances ? Telles sont les interrogations évoquées.

«Le dispositif se veut extrêmement souple dans ses modalités de façon à ce qu’on puisse l’adapter à toutes les caractéristiques des élèves et de chaque école. De l'accueil des élèves dans l'établissement jusqu'à leur sortie, les 30 minutes peuvent se faire à l’intérieur ou à l’extérieur de l’école, mais aussi dans la cour de récréation ou en classe. La déclinaison de ce temps d’activité physique est à l’initiative des équipes éducatives de chaque école. Il peut même se faire en pratique extra-scolaire, avec le mouvement associatif. C'est même souhaité également», a répondu Thierry Terret, en observant que les 800 premiers dossiers validés ont fait ressortir une articulation des 30 minutes d’activité physique quotidienne en deux temps de 15 minutes, le plus souvent avec une récréation active et une pause active dans la journée, le plus souvent dans la matinée.

«Le sport, c’est la santé»


«Le message de fond ici est le sport c’est la santé, mais ça n’interdit pas le plaisir, au contraire. Les enfants se font plaisir dans l’activité. C’est important d’associer le plaisir au bien-être», a insisté le délégué interministériel, en annonçant que près de 4.000 écoles devraient être inscrites dans le dispositif dans les prochaines semaines, sur les 36.000 écoles éligibles en France.
«Dans les échanges, on se rend plutôt compte que 20 à 30 % des écoles élémentaires organisent déjà ce genre de temps». Thierry Terret les encourage à aller au bout de la démarche, à s’engager dans le dispositif, qui doit être accompagné d’un financement par l'Etat de kits d’équipement permettant d’adapter et de varier les séances.

Dans un premier temps lancé d’après des fiches-actions inspirées du système éducatif du Québec, le dispositif va être agrémenté de fiches-ressources supplémentaires. «Les combinaisons sont multiples», selon le délégué interministériel.

«Le dispositif est enthousiasmant en termes de santé publique, de bien-être des élèves et aussi de travail sur le groupe classe. Il y a quelque chose d’autre qui se passe entre les élèves et leur enseignante ou leur enseignant, intéressant ensuite pour les apprentissages plus classiques. Il s’agit là de valoriser davantage l’activité physique pour bien montrer tout ce qui est fait et très bien fait dans les écoles», s’est exprimée la rectrice Nathalie Albert-Moretti.

L’inscription au dispositif se fait sur demarches-simplifiees.fr. Le dossier de l’école est ensuite instruit par un référent départemental, jusqu’au ministère.

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier







Infos-dijon.com - Mentions légales