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21/12/2021 12:57

ENVIRONNEMENT : François Sauvadet défend le projet départemental de maraîchage bio à Perrigny-lès-Dijon

Le président du conseil départemental de la Côte-d'Or réagit aux «mensonges et contre-vérités» tenus lors du conseil métropolitain du 16 décembre dernier. «D’où vient l’eau de Dijon ? Du territoire rural qui doit pouvoir continuer de se développer», contre-attaque François Sauvadet.
Communiqué du conseil départemental de la Côte-d'Or du 21 décembre 2021 :

Suite aux propos tenus par plusieurs élus de Dijon Métropole lors du dernier conseil communautaire au sujet du projet de maraîchage bio à Perrigny-lès-Dijon porté par le Département , François Sauvadet, Président du Conseil Départemental de la Côte- d’Or, souhaite dénoncer des contre-vérités qui ne sont pas au niveau des attentes de nos concitoyens.

Le projet de maraîchage bio à Perrigny-lès-Dijon répond à l’aspiration des Côte-d’Oriens à bénéficier d’une alimentation locale et durable. Il porte sur une parcelle de 20 hectares à Perrigny-lès-Djion, dédié au maraîchage biologique, en vue d’approvisionner en fruits et légumes la restauration collective des établissements publics dont le Département a la charge, notamment les collèges et les Ehpad de toute la Côte-d’Or. Il rassemble un espace maraîchage, un espace d’apprentissage du métier et d’insertion et un espace d’expérimentation des innovations technologiques et agronomiques en micro-maraîchage bio. Il s’agit d’un projet exemplaire à bien des égards, et en particulier pour sa gestion économe de la ressource en eau !


Sur le plan de la conformité du projet au droit

Ce projet a été validé par l’ensemble des documents stratégiques existants :
- arrêté préfectoral du 7 avril 20217 définissant le volume de prélèvement autorisé pour l’irrigation dans la nappe Dijon-Sud (40 000 m 3 par an)
- schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux Rhône-Méditerranée-Corse 2016-2021 (SDAGE) garantissant le bon état des eaux
- schéma d’aménagement et de gestion des eaux du bassin de la Vouge (SAGE) et le contrat de nappe de Dijon-Sud
- schéma régional de cohérence écologique
- schéma de cohérence territorial de Dijon Métropole.

Le dossier « Loi sur l’Eau » du projet, déposé le 11 septembre 2020, a été jugé comme « ne posant pas de difficultés » par les autorités de l’Etat. Une étude d’impact a été réalisée avec instruction par la DREAL.

L’arrêté préfectoral n°1271 concernant la création d’un bassin de stockage pour l’irrigation au droit de la nappe de Dijon Sud à Perrigny-les-Dijon sous maîtrise d’ouvrage du Conseil Départemental a été publié le 30 décembre 2020.

Dijon Métropole a de son côté instruit le dossier au titre de l’urbanisme et a validé le projet sans observation particulière.

Le permis d’aménager a été accordé le 2 juillet 2021 par la Commune de Perrigny-lès-Dijon.

Sur la concertation

Tout le projet a été pensé pour réduire au maximum son impact environnemental et la concertation engagée avec les acteurs de l’eau dès le début du projet a visé à tendre vers cet objectif :

- réunion de présentation du projet en octobre 2018 avec les Services de l’Etat (Bureau Police de l’eau), le Syndicat du Bassin de la Vouge et l’InterCLE de la Nappe de Dijon-Sud,
- réunion sur l’avancement du projet avec le Syndicat du bassin de la Vouge, l’InterCLE et la Chambre d’agriculture en juillet 2019
- réunion de préparation du dossier Loi sur l’Eau avec les Services de l’Etat (Bureau Police de l’eau), le Syndicat du Bassin de la Vouge, l’InterCLE de la Nappe de Dijon-Sud et la Chambre d’agriculture en janvier 2020.

Des élus métropolitains siégeant à l’InterCLE, ils ont pu être informés à chaque étape-clé du projet.

Un projet soutenu par l’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse

L’agence de l’eau Rhône-Méditerranée-Corse a versé une subvention de 99 525 € (soit 40 % du coût total d’acquisition de la parcelle) au titre de la réduction des pollutions diffuses d’origine agricole et pour préserver la qualité des eaux de la nappe de Dijon-Sud.

Le seul soutien de l’agence de l’eau RMC atteste de l’excellence environnementale de ce projet d’intérêt général porté par le Département.

Un projet adapté au terrain et au milieu naturel

Les essais de pompage et les études complémentaires réalisés démontrent une incidence sur la qualité des eaux de captage nulle voire positive puisqu’il y a conversion en agriculture biologique, une incidence sur la ressource en eau de la nappe faible à négligeable avec pompage réalisé hors période d’étiage et une amélioration de la biodiversité sur le site.

Concernant le bassin de stockage, il sera couvert pour limiter les effets d’évaporation et les impacts liés aux travaux seront minimisés : réalisation par tranches pour préserver le couvert du sol et hors période de nidification, sur sol sec, entretien régulier des engins et interdiction du stockage d’hydrocarbures sur site.

Enfin, dire que le volume de prélèvement autorisé (40 000 m 3 par an) privera d’eau les Côte-d’Oriens vivant dans la Métropole est une hérésie : il ne représente que 0,2 % de l’alimentation annuelle globale de la Métropole (qui elle utilise 20 000 000 de m 3 par an).

Je regrette cette polémique politicienne du Président de la Métropole, lors du conseil métropolitain du jeudi 16 décembre dernier. On a assisté à une accumulation de mensonges et de contre-vérités. Je suis très surpris de voir que ce projet, qui fait l’unanimité, puisse faire l’objet de telles attaques.

Et quand on me parle de consommation d’eau, je veux redire que le modèle qui consiste à continuer de construire et de densifier la ville et la métropole ne correspond pas à l’idée que je me fais du développement de la Côte-d’Or. Construire 16 000 logements dans les dix années à venir (chiffre avancé par la Métropole) et reprocher au Département une expérimentation visant à faire de l’agriculture bio, ça ne correspond pas à l’attente de nos compatriotes qui aspirent à une meilleure qualité de vie.

Le Conseil Départemental continuera de s’investir pour une eau de qualité pour tous, dans tout le département. Et quand je vois qu’une entreprise installée hors métropole déménage pour s’installer dans la métropole au motif que là il y a une possibilité d’avoir de la ressource en eau, ce n’est pas le modèle que je souhaite. Car d’où vient l’eau de Dijon ? Du territoire rural qui doit pouvoir continuer de se développer. C’est un combat juste que je mène car c’est un combat d’équilibre qui vise à éviter que tout se concentre sur la métropole.

Les dossiers chauds du conseil métropolitain du 16 décembre


«Le Département continuera à agir dans le domaine de l’eau», réaffirme François Sauvadet



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