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30/07/2020 20:42

FESTIVAL : La culture transversale d'Image sonore s'implante dans le territoire de l'Auxois

Le directeur artistique Serge Meyer évoque le passé, le présent et le futur de ce nouveau festival qui mixe musique de chambre, électro et mapping vidéo. Retour en images sur la soirée d'ouverture du 23 juillet dernier au MuséoParc Alésia.
Croiser les publics de la musique classique et de la musique électronique dans des lieux emblématiques d'un territoire revisités par des projections vidéos, tel est le cœur du festival Image sonore dont la seconde édition s'est déroulée du 23 au 25 juillet 2020 dans l'Auxois, en Côte-d'Or.

L'ouverture a eu lieu au MuséoParc Alésia. Une scène entre le bâtiment de Bernard Tschumi et la reconstitution des fortifications de Jules César pour les concerts. Le hall et la terrasse du centre d'interprétation pour la culture scientifique avec l'astrophysique mise à l'honneur cette année.

Les projections transforment le centre d'interprétation


Rares étaient les spectateurs qui avait choisi de s'installer dans les chaises devant la scène, préférant s'ébattre dans la prairie, en gardant ainsi de saines distances entre les groupes. Ce qui permettait aussi d'accéder plus facilement au foodtruck présent pour les petits creux et les petites soifs.

Ce soir-là se sont succédé Hermine Horiot, The Electrokit, Chloé et Vassilena Serafimova ainsi que Sama'Abdulhadi qui a conclu la soirée par un set très dansant lors duquel les spectateurs ont fait valser les fameuses chaises.

Une fois la nuit tombée, la résille de bois du centre d'interprétation a été couverte de mappings vidéo transformant l'antique prairie en site fantasmagorique.

De l'Opéra de Dijon à l'Auxois


«L'idée du festival remonte à très loin dans son contenu, ce mélange entre musique classique, musique électronique et projection vidéo. C'est une idée que je porte depuis assez longtemps à travers différents festivals sur lesquels j'ai travaillé» explique Serge Meyer, directeur artistique d'Image sonore.

En 2017, Serge Meyer travaille à l'Opéra de Dijon sur les projections vidéos intégrées à «La flûte enchantée» de Mozart mise en scène par David Lescot. De Dijon à l'Auxois, il n'y a qu'un pas et une rencontre lui fait découvrir ces collines bourguignonnes où implanter un nouveau festival lui apparaît possible.

La programmation musicale et visuelle du festival «ressemble à chacune de nos journées. On traverse toujours différentes émotions. Aujourd'hui, il y a la possibilité de cette culture transversale où on va vraiment traverser des choses différentes. À travers ce festival, on le représente avec la musique de chambre, avec la musique électronique et avec le mapping vidéo».

Un festival à taille humaine


Le festival est porté par l'association Double Résonance. Les partenaires sont les sites patrimoniaux où le festival a fait étape : le MuséoParc Alésia, l'abbaye de Fontenay et le château de Bussy-Rabutin. Le directeur, qui insiste sur le fait qu'il est bénévole, ne précise pas le contour financier du festival qui bénéficie du soutien de mécènes privés.

Cependant, le conseil départemental de la Côte-d'Or et le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté ont apporté des subventions à hauteur respectivement de 10.000 euros et de 14.000 euros.

Le festival ne souhaite pas communiquer sur la fréquentation. «L'idée du festival, ce n'est pas un nombre de spectateurs, l'idée, c'est plus une durée, (…) de développer dans le temps le festival» explique Serge Meyer. Les jauges ont été limitées du fait de l'épidémie de Covid-19. Ainsi, pour la soirée d'ouverture, gratuite, la fréquentation a été volontairement limitée à 300 personnes. Une «taille humaine raisonnable» qui facilite les rencontres entre les artistes et les festivaliers.

Participer à la dynamique de l'Auxois


Les Petits frères des pauvres sont associés au festival pour développer une dimension de solidarité en direction des personnes âgées isolées et une table-ronde a été organisée le 22 juillet 2020 sur la culture scientifique dans les territoires (lire le communiqué). Quarante personnes âgées ont ainsi pu assister aux concerts se tenant à l'abbaye de Fontenay tandis que des moments musicaux ont eu lieu dans certains EHPAD du territoire.

«C'est un festival vivant parce que chaque année il s'enrichit d'expériences qu'on traverse» souligne Serge Meyer qui pense au développement d'Image sonore : «on veut que le festival soit repérer comme un véritable acteur culturel sur le territoire, notre idée est de participer à la dynamique du territoire, du Pays d'Art et d'Histoire qu'est l'Auxois». Après trois jours en 2019, quatre jours en 2020, le directeur annonce six jours de programmation pour l'édition 2021.

Jean-Christophe Tardivon

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