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22/05/2020 16:17

LOGEMENT SOCIAL : Orvitis va honorer 220 remises de clefs en un mois et demi

Le premier bailleur social de Côte-d’Or parle de la reprise d’une activité majeure depuis le début du déconfinement.
La location de logements se concrétise à nouveau avec Orvitis. Le lundi 11 mai a permis de procéder à la première remise de clefs depuis le confinement. Cette activité se déroule «avec des mesures de précaution sanitaire» précise le bailleur social. «Je vais faire l’état des lieux relativement normalement. Il n’y a que pour la signature où je donne à la future ou au futur locataire mon stylet après désinfection et j’enregistre sa signature. Il est aussi préférable que la personne porte un masque. Le bail est toujours signé en agence (place de la République à Dijon notamment, uniquement sur rendez-vous et même depuis le 11 mai dans le respect des gestes barrières)», assure Béatrice Millet, chargée de l’état des lieux pour Orvitis, avec son masque de protection bien mis sur le visage.

141 logements attribués pendant le confinement


Le directeur général d’Orvitis Christophe Berion, avec à ses côtés le président François-Xavier Dugourd, tient à rappeler sur cette reprise : «Il n’y a pas eu d’interruption totale dans notre gestion locative. On a eu des commissions d’attribution dématérialisées et nous avons pu proposer durant le confinement des visites virtuelles des appartements avec un système de prise de vues à 360°».
Alors qu’Orvitis enregistrait une moyenne de 120 à 130 remises de clefs par mois avant la mi-mars, le bailleur social envisage d’en remettre 220 jusqu’à fin juin. De la mi-mars à ce début du mois de mai, ce sont 141 logements qui ont été attribués sur 200 dossiers examinés. Pour répondre à des situations d’urgence (violences conjugales, personnes dormant dans leurs voitures…) ayant pu être identifiées par les services du Conseil départemental de la Côte-d’Or et les travailleurs sociaux, une dizaine de remise de clefs a été faite expressément dans la période du confinement.
D’autres, disons dont le processus était déjà bien avancé (impossibilité pour le locataire de reporter son entrée par exemple), ont été faites également.

Diagnostics et travaux dans une cinquantaine de logements proposés


L’occasion aussi pour la direction d’Orvitis de faire remarquer que l’activité économique «n’a pas été mise à plat complètement puisque des entreprises ont été autorisées à venir travailler dans les logements vides», en attente de relocation et d’emménagement. 50 logements ont fait l’objets de diagnostics, de révisions électriques ou de coups de peinture. Dans les résidences, un service minimum de nettoyage des parties communes à été assuré.

Le mardi 19 mai, c’est Céline Blanc, 45 ans, qui s’est vue remettre les clefs de son logement de type 4 dans la résidence Les Clomiers, 33 boulevard Chèvre Morte à Talant. Un soulagement pour cette maman et assistante maternelle, dont le métier était un critère de refus employé par plusieurs bailleurs privés. «Certains me disaient clairement qu’ils avaient peur que les enfants dégradent l’appartement…», déplore celle qui est agréée pour la garde de quatre enfants.
Sa location ayant été officiellement validée suite la commission d’attribution du 12 mars dernier, Céline Blanc aurait dû déménager durant le week-end de Pâques.

Du côté d’Orvitis, on insiste sur le fait qu’un retard est à rattraper, «avant tout pour le bien des personnes». Si les bureaux restent fermés au public et que 50% des salariés sont toujours en télétravail (soit une centaine de personnes sur les 200 collaborateurs que compte Orvitis), les dossiers de demandes de logements - en version téléchargeable avec renvois par la Poste ou à remplir directement en ligne durant le confinement - peuvent être depuis le 11 mai déposés dans les boites aux lettres des agences. Orvitis rappelle aussi qu’un accueil du public peut être organisé suivant des modalités précises (retrouvez les informations en cliquant ici).
«Dans le cadre de notre certification Qualibail, nous nous engageons à répondre aux demandes reçues dans un délai maximum de neuf jours», ajoute Stéphane Miston, directeur de l’Espace Habitat d’Orvitis.

Des étalonnements de loyers


La veille active auprès des locataires, qui avait été élargie dans la situation de confinement au-delà des locataires seniors (retrouvez notre article en cliquant ici), a fait état d’une quarantaine de situations (fuites d’eau, pannes de chauffage ou d’ascenseur…) nécessitant des interventions d’urgence dans la période du confinement. Là aussi évidemment, après rendez-vous fixé au préalable et dans le respect des gestes barrières. Une campagne d’information a été déployée auprès des locataires pour faciliter la venue des techniciens.

Dans cette crise sanitaire ayant mis à mal plusieurs secteurs économiques, sur les 12.000 logements familiaux, 10% des ménages ont entamé des demandes en vue de facilités de paiement du loyer. «Le service de recouvrement leur a proposé des plans d’apurement (étalonnement du loyer)».

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier