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22/02/2022 16:42

PRÉSIDENTIELLE : «Il faut de toutes vos forces vous engager derrière Valérie Pécresse», lance Éric Ciotti aux Républicains de Côte-d’Or

Ce lundi 21 février à Dijon, Éric Ciotti a rencontré des élus et sympathisants des Républicains pour fustiger le bilan d’Emmanuel Macron et mettre en avant les axes forts du programme de Valérie Pécresse.
Une quarantaine de militants attendait Éric Ciotti ce lundi 21 février 2022 en début d’après-midi à la permanence des Républicains de Côte-d’Or. Un QG dijonnais dans lequel le président de la fédération départementale, François-Xavier Dugourd, l’a fait entrer puis accueilli, tel «un ami, un fidèle, toujours présent quand il le faut, dans les combats qu’on gagne».

«Valérie n’est pas seule»


Finaliste au congrès des Républicains en décembre dernier, François-Xavier Dugourd ayant d’ailleurs entraîné des applaudissements en rappelant le résultat du député des Alpes Maritimes, arrivé en tête au premier tour de cette primaire, Éric Ciotti est cette fois-ci venu comme soutien de Valérie Pécresse, la candidate des Républicains «mais aussi de la droite et du centre» à l’élection présidentielle dont le président de Fédération du parti en Côte-d’Or a salué la personnalité, «son courage et sa ténacité». En ajoutant que «Valérie n’est pas seule, elle est avec une équipe qui est prête à diriger notre pays, avec des compétences fortes».

«44 % des électeurs indiquant vouloir voter au premier tour ne se sont pas encore déterminés, rien n’est joué», a assuré François-Xavier Dugourd, en lançant que la candidate soutenue peut «convaincre et encore convaincre».

Ayant excusé le député Rémi Delatte, président du comité de soutien de Valérie Pecresse en Côte-d’Or, le coordonnateur de celui-ci Laurent Bourguignat a voulu insister sur la dynamique : «Cette campagne en Côte-d’Or se fait dans l’unité et le rassemblement, toutes les personnalités et sensibilités sont autour de la table. Ne nous laissons pas impressionner par les pseudo-analystes, c’est le peuple de France qui choisit et ça a le mérite d’être rappelé».

«Le en même-temps penche dangereusement à gauche»


Conseiller municipal d’opposition à Dijon, Laurent Bourguignat ne s’est pas privé de glisser : «On observe la situation avec une certaine gourmandise. La majorité municipale se déchire, entre celui qui parraine, honte à lui, Jean-Luc Mélenchon, un autre qui apporte son soutien à Christiane Taubira, d’autres qui font confiance à Anne Hidalgo, et celui qui lorgne vers Emmanuel Macron, ce qui confirme au passage que le en même-temps penche dangereusement à gauche et que le candidat sortant est bien un homme de gauche».

Le comité de soutien de Valérie Pecresse en Côte-d’Or envisage d’axer la campagne ces jours prochains sur «l’échec du président sortant». Dans la perspective d’actions sur ce thème, dans les parvis des gares notamment, mais aussi avec la conviction que la candidate Les Républicains a une marge de progression évidente, «c’est feu à volonté» selon Laurent Bourguignat.

Le parti LR de Côte-d’Or ne pouvait alors espérer mieux que de recevoir Éric Ciotti comme fer de lance de cet axe de campagne, le député des Alpes Maritimes qui a ironisé à plusieurs reprises sur le suspense de la candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, puis sur son bilan dans lequel il a englobé les dix dernières années, relatives aux fonctions occupées par le président de la République à l’Élysée lorsqu’il était aux côtés de son prédécesseur François Hollande. Éric Ciotti a d’ailleurs parlé de «permanence élyséenne tenue avec l’argent du contribuable».

«Les chèques et l’échec» d’Emmanuel Macron


«En réalité, on a un président de la République qui n’est plus que candidat. Depuis les manifestations des gilets jaunes, tout a été arrêté. Plus aucune réforme majeure n’a été adoptée au parlement. Ce qui a été fait, c’est la signature de chèques électoraux», a-t-il déclaré, en décrivant des déplacements présidentiels aux allures de réunions électorales.

«Il est temps de parler de ses bilans, dissimulés à la manière de ces villages cachés lorsque le tsar était en visite. Il est temps de mesurer combien cette France est engagée sur le chemin du déclin, combien elle décroche dans le concert des grandes nations. Oui, 7 points de croissance c’est merveilleux, mais quand on a perdu 8 points en 2020, l’équilibre n’est pas là. L’emploi augmente certes, mais nous sommes le 23ème pays sur les 27 dans l’UE pour ce qui est du chômage. Et regardons nos comptes publics, surveillés de près par la cour des comptes. Sur les 540 milliards d’euros de dettes en plus dans ce quinquennat, seuls 140 milliards d’euros peuvent être liés à la crise sanitaire. C’était déjà 460 milliards d’euros de dette en plus sous le quinquennat Hollande», a poursuivi Éric Ciotti. En constatant à propos du président sortant : «Ses électeurs parlaient en 2017 du Mozart de la finance, drôle de partition à la fin quand même. Ce quinquennat a été celui des chèques et de l’absence de courage, des chèques et de l’échec».

«Plus on dépense d’argent public, plus notre système est inefficace»


Qualifiant la France de «pays d’Europe où les dépenses publiques sont les plus élevées, 60 % de la richesse nationale, et qui détient le record du monde des impôts et des charges», Éric Ciotti a ensuite mis en avant «Valérie Pécresse, la candidate de la vérité» qui mène «une politique de réformes», pour l’augmentation de l’âge de départ à la retraite alors qu’Emmanuel Macron est «l’auteur du seul quinquennat où il n’y pas eu la moindre réforme des retraites», pour la baisse des dépenses publiques et du nombre d’agents publics sans pour autant sacrifier la santé et la sécurité.

«Est-ce que nos services publics, plus importants en nombre d’agents publics que la moyenne européenne, sont plus efficaces que les autres en Europe ? Plus on dépense d’argent public, plus notre système est inefficace. On peut faire mieux et on doit faire mieux, Faire diminuer le nombre de fonctionnaires, c’est pour organiser mieux».
En matière de réformes, Éric Ciotti a rappelé implicitement que la volonté est de poursuivre le travail engagé par Nicolas Sarkozy durant son quinquennat de 2007 à 2012.

S’attaquer à la bureaucratie, décentraliser, «ne pas céder les quartiers aux narcotrafiquants et aux islamistes, ce sont souvent les mêmes d’ailleurs», voilà les axes de la campagne et du programme de Valérie Pécresse que son soutien des Alpes Maritimes a réaffirmés, en face d’un président sortant qui n’a lancé que «des signaux d’immunité».

Immigration, insécurité et islamisme


Sur l’immigration, le député des Alpes-Maritimes trouve trop important les «deux millions d’étrangers supplémentaires arrivés en France durant ce quinquennat» et a dénoncé «une régularisation à tour de bras». En avançant : «Tout cela a conduit à quoi ? À une augmentation de la délinquance. 25 % des détenus dans les prisons françaises sont étrangers. Et ça a conduit à la montée du communautarisme islamiste qui avance ses pions partout, qui conquiert des âmes et des territoires jusqu’aux degrés les plus ultimes, les attentats terroristes».
Comme causes de l’insécurité, les mineurs non accompagnés ont été cités. De même qu’un «effondrement de la protection des Français et de la préservation de notre identité».

Éric Cotti a fustigé le gouvernement pour son «absence de courage et son extrême lâcheté sur ces questions, comme sur celle des signes religieux dans les compétitions sportives pour laquelle nous avions déposé un amendement à l’Assemblée nationale pour nous y opposer. La revendication des hijabeuses dans le football est un défi à la République et le gouvernement a totalement cédé».

«Il faut un redressement»


En se basant sur ces questions et «son gouvernement qui ne fait rien et entraîne le retour des signes religieux dans l’espace public», l’élu des Républicains a réfuté l’idée que le président sortant soit de droite.
«C’est pour cela qu’il faut un sursaut, c’est pour cela qu’il faut un redressement, c’est pour cela qu’il faut du courage et c’est pour cela qu’il faut de toutes vos forces vous engager derrière Valérie Pecresse», a enfin affirmé Éric Ciotti en soulignant son expérience et des politiques menées «qui parlent pour elles» dans les universités ou bien en région Île-de-France. «On a une femme de caractère, très courageuse et on le voit dans les moments difficiles». Une femme qui tient bon selon son conseiller sur les questions d’autorité face à des «attaques injustes».

Pour Éric Ciotti, le programme de la candidate LR est «de loin le plus complet et elle sait le faire entendre». Aux militants côte-d’oriens qui peuvent en douter et qui ont exprimé leurs ressentis ce lundi, Éric Ciotti a répondu en substance que l’image que l’on donne de la candidate n’est pas la bonne. «Le redressement du pays passe par son projet courageux», a-t-il insisté, en se satisfaisant que toutes les sensibilités et toutes les idées aient pu trouver plus ou moins leur place dans le programme après le congrès des Républicains, comme par exemple «la suppression des impôts sur les droits de succession pour 95% des ménages».

Rassemblés, en équipe autour de Valérie Pécresse, Les Républicains sont persuadés que leur candidate est la seule alternative crédible à Emmanuel Macron. «Il faut passer aux actes», a encouragé Éric Ciotti, avant de suivre Alain Joyandet pour un déplacement en Haute-Saône sur le thème de la sécurité en milieu rural et agricole. En insistant aussi sur la dynamique de continuer à battre le pavé et ne pas se tromper de bulletin en avril. «Car plusieurs bulletins aboutiront à la réélection d’Emmanuel Macron, sauf celui de Valérie Pécresse».

Alix Berthier
Photos : Alix Berthier













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