Recherche
> Côte d'Or > Côte d'Or
05/09/2020 19:08

RENTRÉE SCOLAIRE : Michel Neugnot souligne la méthode de travail de la Région avec les lycées

Le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté donne des directions aux lycées en leur laissant le choix des moyens à mettre en œuvre. Le premier vice-président l'a expliqué le 1er septembre lors de la visite du lycée Étienne-Jules-Marey à Beaune en compagnie de la rectrice de l'Académie de Dijon.
Le mardi 1er septembre 2020, Pascal Villette, proviseur du lycée Étienne-Jules-Marey à Beaune depuis 2016, a accueilli la délégation officielle conduite par la rectrice de l'Académie de Dijon, Nathalie Albert-Moretti, et le premier vice-président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, Michel Neugnot (PS).

Le lycée polyvalent est fréquenté par 926 apprenants en cette rentrée scolaire. Le 1er septembre, ce sont les élèves de seconde générale, de seconde professionnelle et de première CAP qui sont rentrés en premier. Des effectifs au complet. «On est sur une rentrée progressive pour éviter trop de brassage» a indiqué le proviseur.

L'année scolaire commence par une semaine d'intégration pour les nouveaux élèves arrivant du collège et de réintégration pour les élèves déjà inscrits mais dont certains n'ont pas fréquenté le lycée depuis la mi-mars. Les élèves visiteront le lycée et suivront des entretiens individuels avec un professeurs afin d'identifier d'éventuelles difficultés. Les emplois du temps classiques commenceront le mercredi 9 septembre prochain.

«L'émergence d'un certain bien être»


Avant de commencer la visite, Pascal Villette a brièvement pris la parole pour présenter l'établissement. Parmi la délégation étaient notamment présents la DASEN de la Côte-d'Or Pascale Coq, le député de la Côte-d'Or Didier Paris (LREM) ainsi que Marie-Laure Rakik (LR) pour le conseil départemental de la Côte-d'Or, Pierre Bolze (LR) pour la Ville de Beaune et Jean-Paul Roy (DVD) pour la communauté de communes Beaune, Côte et Sud.

En plus de la voie générale, le lycée propose des formations professionnelles allant du CAP au BTS. Le BTS Étude de Réalisation de Produits de Communication, formation du Pôle Régional des Industries Graphiques, est particulièrement prisé.

Le proviseur a salué l'investissement des personnels de l'établissement classé «parmi les premiers du département». La vie scolaire favorisant l'écocitoyenneté, les séjours à l'étranger, la pratiques des arts vivants et des sports contribue à «la lutte contre le décrochage et à l'émergence d'un certain bien être et, par extension, à des résultats qui ne peuvent qu'être très bons, voire excellents».

Concernant les travaux, une nouvelle grille a été installée juste avant la rentrée ainsi que de nouveaux éclairages. L'accessibilité des personnes en situation de handicap a aussi été améliorée notamment avec la pose de guides podotactiles. Des travaux en cours concernent la rénovation de certaines salles et une réflexion est en cours à propos de l'internat.

Anticiper et protéger


Malgré la crise sanitaire, «vous réussirez à mener de beaux projets cette année» a lancé la rectrice à l'adresse du proviseur. «Il n'est pas question que ce covid nous gâche l'année scolaire» a-t-elle ajouté avec optimisme.

Pour sa part, Michel Neugnot a insisté sur «le lien nécessaire et les coordination entre l’Éducation nationale et la Région». La Région est responsable de l'accueil des élèves, de l'entretien des bâtiments et de la restauration scolaire. «Toute la partie d'investissement est faite en lien et en réponse aux évolutions pédagogiques dans ce lycée» a souligné le vice-président régional. Pour cette rentrée aux conditions sanitaires particulières, «tout le travail de l’État et de la Région a été de savoir anticiper et de savoir protéger» a rappelé Michel Neugnot qui souhaite «faire tomber les peurs».

«Bien connaître les besoins et d'être très réactif dans les réponses»


Michel Neugnot a poursuivi en mettant en avant une méthode de travail appliquée à cette coordination entre les lycées et le conseil régional : «il est important de bien connaître les besoins et d'être très réactif dans les réponses avec des procédures simplifiées. Ce n'est pas nous qui choisissons les solutions dont ils ont besoin. On essaie d'avoir un dialogue local pour qu'effectivement le moyen que l'on met en œuvre soit le mieux utilisé possible».

«Par exemple, le choix des logiciels collaboratifs avec les parents, les enseignants, les élèves et l'administration. Il y a plusieurs outils qui existent. On a laissé la liberté de tester et in fine, ce sont les professeurs qui choisissent. C'est l'utilisateur qui sait ce qui est le plus apte pour répondre aux besoins qu'il a identifiés. On a bien vu, entre deux logiciels possibles, ils sont passés de l'un à l'autre et ils se sont stabilisés sur un.»

«C'est cette démarche-là que l'on impulse dans la restauration scolaire : faire en sorte que l'on ait des produits locaux, du bio qui soient données. Faire en sorte aussi qu'au niveau des investissements que l'on fait, on se préoccupe de la qualité énergétique. (…) On va travailler sur une installation massive de panneaux solaires sur les lycées parce qu'il faut prendre ce virage, il faut que l'on soit exemplaire.»

«On est la génération future»


Le lycée Marey a reçu le label «Ecolycée» en 2015 puis le label «E3D» en 2016 (pour École/Établissement en démarche de développement durable). À la fin de l'année scolaire 2019-2020, l'établissement comptait 15 écodélégués.

Durant la visite, trois écodéléguées ont présenté les actions de sensibilisation menées lors de l'année  2019-2020 : information sur le tri des déchets à l'internet et mise en place d'une table avec un panneau solaire qui alimente une batterie dotée de prise USB pour recharger les smartphones.

Léna, Ilona et Romane ont indiqué que le premier projet pour l'année 2020-2021 serait de développer l'utilisation du moteur de recherche sur Internet Ecosia qui revendique de «planter des arbres là où le besoin se fait sentir». Ensuite, une cuve de récupération des eaux de pluie serait à l'étude.

Les trois écodéléguées ont expliqué se sentir «plus investies dans la vie du lycée», ajoutant que «l'écologie est quand même un sujet d'actualité très important, on est la génération future, c'est à nous de nous engager, avec l'aide des adultes, c'est beaucoup plus simple, ça nous aide à rentrer dans la vie».

Jean-Christophe Tardivon

La Région agit pour les lycées de Bourgogne-Franche-Comté