De Saulieu à Bourbonne-les-Bains, les neuf établissements membres du GHT couvrent une population de 565.000 habitants. Le CHU Dijon Bourgogne en est l'établissement support.
Communiqué du CHU Dijon Bourgogne du 1er avril 2026 :Officiellement créé le 1er juillet 2016, le Groupement hospitalier de territoire Côte-d’Or Haute-Marne (GHT 21-52) fédère 12 établissements de santé, dont 9 établissements hospitaliers et 3 établissements autonomes d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), situés sur 16 sites dans le centre et le nord de la Côte-d’Or ainsi que dans le sud de la Haute-Marne.
Le CHU Dijon Bourgogne constitue l’établissement support de ce groupement. C’est le seul GHT de France à chevaucher la frontière entre deux régions administratives, en l’occurrence Bourgogne-Franche-Comté et Grand Est, ce qui le place sous la tutelle de deux agences régionales de santé (ARS) distinctes.
L’objectif de ce groupement est de coordonner les établissements membres autour d’une stratégie sanitaire commune, formalisée par un projet médico-soignant partagé devenu le « projet médical partagé de subdivision » (PMPS), permettant d’améliorer l’offre de soin apportée aux patients et de constituer des filières de prise en charge territorialisées. Le groupement permet également de mutualiser certains services supports entre l’ensemble des établissements.
Un GHT, qu’est-ce que c’est ?
« La création des GHT procède d’une double volonté : faire en sorte que les établissements publics de santé d’un même territoire définissent une stratégie de prise en charge partagée autour d’un projet médical commun et gèrent ensemble certaines fonctions transversales (systèmes d’information, fonction achat, plans de formation…) », indique en 2014 la lettre de mission de Marisol Touraine, alors ministre de la Santé.
La création des GHT figure dans la loi de santé 2016. La définition, les objectifs et les modalités de constitution de ces entités, sont décrits dans la loi de modernisation du système de santé promulguée le 26 janvier 2016. Le décret d’application est pris le 27 avril 2016. Et le 5 juillet 2016, la création de 135 groupements hospitaliers de territoire est officialisée.
Les dates-clés du GHT 21-52
1er juillet 2016 : Convention constitutive ;
21 septembre 2016 : Élection du Professeur Maurice Giroud et de la Docteure Mathilde Garrot à la coprésidence du collège médical du GHT 21-52 ;
8 janvier 2018 : Premier projet médical partagé ;
20 janvier 2022 : Installation de la commission médicale de groupement (CMG) – Le Professeur Emmanuel Baulot en est le président, les Docteurs Pierre Besse et Samuel Fotchuont en sont les vice-présidents ;
29 novembre 2024 : Approbation du projet médico-soignant partagé 2024-2028 ;
1er janvier 2026 : Intégration des 3 Ehpad autonomes de Mirebeau-sur-Bèze, Laignes et Moutiers-Saint-Jean dans le périmètre du GHT 21-52 ;
2 février 2026 : Élection du Professeur Bertrand Bonnotte à la présidence de la commission médicale de groupement et reconduction du Docteur Samuel Fotchuont en qualité de vice-président ;
31 mars 2026 : Dixième anniversaire du GHT 21-52, célébré à L’Écrin à Talant.
10 ans, 10 actions
Entre 2016 et 2026, le GHT 21-52 a engagé de nombreuses actions impliquant l’ensemble des établissements. Lors du dixième anniversaire, dix de ces projets feront l’objet d’une présentation.
• La construction d’une filière structurée de rhumatologie autour de temps partagés et de la télémédecine
• La mise en place de coopérations autour de projets communs en pharmacie (conciliation médicamenteuse, pharmacie clinique, harmonisation des protocoles…)
• Le lancement d’une dynamique collective pour harmoniser les protocoles, les pratiques et les outils des différents services d’urgences à l’échelle du GHT
• La mise en place d’une organisation médicale territorialisée en cardiologie
• La conduite d’une expérimentation entre soins et recherche dans le cadre du projet DiVa destiné à améliorer la prise en charge et le suivi des patients ayant déclaré un accident vasculaire cérébral (AVC)
• Le déploiement d’une coordination territoriale en psychiatrie et santé mentale dans le nord Côte-d’Or
• La construction d’une coopération historique en gériatrie entre le CHU et le centre hospitalier de Langres
• La structuration d’une filière territoriale en soins palliatifs
• La conduite d’actions communes en matière de cybersécurité avec le soutien de la Direction des Services Numériques du GHT 21-52
• La création de deux cellules spécialisées et mutualisées pour les achats et les marchés à l’échelle du GHT.
Concrètement, le GHT 21-52 a permis de conduire des actions concrètes, sur un territoire partagé entre une métropole et de vastes zones rurales dont la démographie médicale est particulièrement fragile. Dans ce contexte, une stratégie coordonnée de coopération s’avère particulièrement pertinent : plus d’une centaine de médecins partagent désormais leur temps entre les différents établissements membres du GHT 21-52.
Cette dynamique prend plusieurs formes : des consultations avancées, permettant de pallier l’absence de spécialiste ou de renforcer l’offre de soin locale, des activités partagées (interventions chirurgicales, appui à la couverture d’une unité de médecine par exemple) ou encore du soutien ponctuel aux plannings, en particulier dans le cadre de remplacement.
C’est ainsi que, dans le cadre du GHT 21-52, un chirurgien orthopédique du CHU intervient deux jours par semaine à Semur-en-Auxois, un dermatologue assure des consultations à Is-sur-Tille toutes les deux semaines, des rhumatologues interviennent régulièrement pour des consultations et des avis dans les services du CH de Chaumont…
Depuis 2016, 362 conventions ont été signées pour près de 95 équivalentstemps plein, concernant 285 médecins séniors (près de 60 ETP) et 77 assistants (près de 35 ETP), prioritairement en cardiologie, neurologie, rhumatologie, imagerie médicale, ophtalmologie, médecine interne et neurologie.
Par ailleurs, le CHU et les établissements hospitaliers du territoire ont mis en place une coordination sur certaines thématiques : les plans de formation, la politique qualité et gestion des risques mais aussi et surtout le numérique et les achats.
Une gouvernance robuste
• le comité stratégique ;
• la commission médicale de groupement ;
• la commission des usagers ;
• le comité territorial des élus locaux ;
• la commission des soins infirmiers de rééducation et médico-techniques de groupement ;
• la conférence territoriale de dialogue social ;
Cette gouvernance s’appuie sur des principes structurants : une représentation de l’ensemble des établissements, une forte coordination entre l’ensemble des professionnels et une animation régulière et transparente afin d’entretenir cette dynamique territoriale, essentielle au bon fonctionnement du GHT et à la déclinaison de son projet médico-soignant.
Chiffres-clés
• Territoire couvert : 11 600 km2
• Population couverte : 565 000 habitants
• 9 établissements, 16 sites, 2 départements, 2 régions
• 15 filières de soin concernées par le projet médicosoignant partagé, dont 12 filières médicales (cardiologie, médecine intensive et réanimation, urgences, neurologie, gériatrie, femme-mère-enfant, psychiatrie et santé mentale, gynécologie-obstétrique, cancérologie, rhumatologie, soins palliatifs et algologie, hospitalisation à domicile) et 3 filières médicotechniques (biologie, pharmacie, imagerie).
• Près de 15 000 professionnels dont 3 223 professionnels médicaux
• 1,4 milliard d’euros de budget consolidé
• 4 400 lits et 1 236 places d’hospitalisation (dont 1 910 lits et places en Ehpad)
• 105 400 séjours en hospitalisation complète,
• 154 487 séjours en hospitalisation de jour
• 833 416 consultations
Pour les 10 ans, rendez-vous le 31 mars 2026
Lors de cette journée anniversaire organisée à L’Écrin à Talant, la matinée sera consacrée au bilan des actions conduites depuis 2016 et à deux conférences proposées par l’Insee et la direction générale de l’offre de soins (DGOS), permettant de prendre de la hauteur sur le territoire couvert par le GHT 21-52 et mieux identifier les enjeux nationaux.
L’après-midi sera consacrée à un temps de projection autour de trois tables rondes consacrées à l’offre de soins « cible » à l’échelle du GHT 21-52 et l’enjeu de complémentarité entre les établissements, aux leviers de coordination inter-établissements pour améliorer les parcours patient et aux enjeux clés de l’attractivité et de la fidélisation des professionnels sur le territoire.
La clôture sera assurée par les trois présidents qui se sont succédés à la tête de la commission médicale de groupement, les Professeurs Maurice Giroud, Emmanuel Baulot et Bernard Bonnotte.
« En une décennie, le GHT 21-52 a permis aux équipes des 12 établissements de santé qui le composent de mieux se connaître et de penser des projets ensemble visant à consolider l’offre de soins de notre territoire au service de nos usagers. Cependant, notre territoire est grand et relativement peu dense en professionnels de santé. Durant la décennie à venir, nous devons continuer d’organiser et d’intensifier les coopérations entres équipes, développer les emplois sur plusieurs sites pour favoriser l’attractivité des métiers du soins, et ainsi permettre une offre de soins de qualité dans tous les établissements du GHT. »
Professeur Bernard Bonnotte, président de la commission médicale de groupement, chef du service de médecine interne et immunologie clinique du CHU
« Dix ans après sa création, l’utilité du GHT 21-52 n’est plus contestée ! L’enquête menée auprès des personnels des établissements du groupement, à laquelle ont répondu environ 10 % des effectifs, montre que le groupement est perçu positivement. Les deux tiers d’entre eux connaissent les principales missions du GHT, 78 % considèrent qu’il est utile voire très utile ; 86 % se réjouissent de la coopération entre établissements. L’un des objectifs de la journée du 31 mars est d’aller plus loin dans la connaissance du GHT par nos agents et de renforcer le sentiment d’appartenance de nos équipes. »
Sarah Amalric, directrice des coopérations, et Florent Pereen, directeur de la stratégie du CHU Dijon Bourgogne
Communiqué

Membres du GHT 21-52 : le CHU Dijon Bourgogne, le centre hospitalier spécialisé La Chartreuse, le centre hospitalier de la Haute Côte-d’Or (Montbard, Saulieu, Vitteaux, Alise-Sainte-Reine, Châtillon-sur-Seine), les centres hospitaliers de Semur-en-Auxois, d’Auxonne, d’Is-sur-Tille, de Langres, de Chaumont et de Bourbonne-les-Bains, et les Ehpad de Mirebeau-sur-Bèze, Laignes et Moutiers-SaintJean