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22/07/2020 21:11

SÉCURITÉ : Mise en place du poste de surveillance à cheval à la base de loisirs d’Arc-sur-Tille

Depuis le dimanche 19 juillet et jusqu'au vendredi 28 août 2020, pour la neuvième année consécutive, le poste de surveillance à cheval a pris ses fonctions à la base de loisirs. Autorités et élus se sont retrouvés ce mercredi 22 juillet pour accueillir chevaux et cavaliers.
Le lancement officiel de ce poste de surveillance à cheval a eu lieu ce mercredi 22 juillet en présence de Myriel Porteous (sous-préfète de Beaune), Ludovic Rochette (président de la communauté de communes Norge et Tille), Patrick Morelière (maire d'Arc-sur-Tille), Philippe Meunier (maire de Bellefond) et de plusieurs élus des communes du territoire.

La gendarmerie de région Bourgogne-Franche-Comté était représentée par le colonel Thiry (commandant en second à Dijon) et le capitaine David Choux (commandant en second de la compagnie d'Is-sur-Tille constituée de 90 personnels de plusieurs brigades dont un peloton de surveillance et d'intervention et une brigade de recherche).

«Ici, c'est un lieu de détente, ce ne doit pas être un lieu de stress»


La communauté de communes Norge et Tille prenant en charge l’hébergement des montures et leur nourriture, le colonel Thiry a salué «un véritable partenariat à la fois opérationnel et logistique pour que la population puisse avoir des activités en se sentant en sécurité à la fois pour les personnes et pour les biens».

«Ici, c'est un lieu de détente, ce ne doit pas être un lieu de stress» a abondé Ludovic Rochette, ajoutant que «ce poste est très important pour nous, il est là pour rassurer tout le monde, pour dissuader parfois et pour sévir».

Le président de l'intercommunalité a rappelé que les élus de la commune d'Arc-sur-Tille et de la commission de la base de loisirs «travaillent au quotidien pour que l'on soit sur un lieu où se sentent bien et que l'on ne soit pas dans un contexte anxiogène parce que, aujourd'hui, on a besoin de lieux de respiration».

«Faire connaître la gendarmerie d'une autre façon»


Représentant le préfet de la Côte-d'Or, Myriel Porteous a encouragé le développement du «contrat de confiance» entre les forces de sécurité et les élus du territoire. Pour la sous-préfète, cette mission contribue aussi «à faire connaître la gendarmerie d'une autre façon, avec un contact direct». Durant le temps officiel, plusieurs personnes sont effectivement venus interroger les cavaliers afin de savoir quelle formation suivre pour occuper un tel poste en étant passionnées d'équitation.

En présentant les missions du poste de surveillance, l'adjudant Nicolas Sauzé du deuxième escadron du régiment de cavalerie de la Garde Républicaine a souligné l'importance de la mission de prévention des vols dans les véhicules. Non seulement, les cavaliers observent ce qui se passe sur les parkings mais alertent aussi les automobilistes sur les comportements facilitant la tache de voleurs comme le fait de laisser les vitres des voitures légèrement baissées.

«On est là aussi pour faire des missions de renseignement, de recherche de personnes – dès fois certains perdent leurs enfants sur les plages – et pour faire de la répression parce que certains se garent sur les accès pompiers» a-t-il ajouté.

De plus, lors des fortes affluences en fin de semaine, une attention particulière sera portée au respect des mesures sanitaires comme la distanciation entre les groupes dans le contexte de lutte contre l'épidémie de Covid-19.

«Faire plus de prévention et de contact»


L'adjudant Nicolas Sauzé a tenu à souligner la particularité du recours au cheval qui facilite le contact avec la population : «naturellement, les enfants et les parents viennent vers nous, sont très avenants et nous donnent des renseignements sur ce qui peut se passer au niveau de la base de loisirs».

Cavalière associée depuis quelques jours au cheval de cinq ans Fan – «parce qu'on est fan de lui» – la gendarme Mylène Mignot s'est portée volontaire pour effectuer une mission différente de ses attributions habituelles en tant que technicienne de l'identification criminelle de proximité à la brigade de Louhans (Saône-et-Loire).

Pratiquant l'équitation depuis l'adolescence, la gendarme Mylène Mignot a indiqué apprécier «quitter le monde du judiciaire et de la procédure pour faire plus de prévention et de contact» grâce à la relation différente avec la population induite par la présence du cheval.

Jean-Christophe Tardivon

Les chevaux de la Garde Républicaine en stars de l'été