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14/09/2026 17:58

SÉNATORIALES : Didier Maingault challenge Anne-Catherine Loisier et François Rebsamen

«On ne trouvait pas, dans les cinq autres listes, la façon qu'avait François Patriat de faire de la politique, transpartisane, amoureux de la Côte-d'Or, amoureux des gens», justifie le candidat de la liste Territoires et liberté, ce lundi 14 septembre, à Dijon.
La présence d'une liste de soutiens d'Emmanuel Macron constitue la surprise de ces sénatoriales en Côte-d'Or. Réélu en 2020, François Patriat, Marcheur de la première heure, avait annoncé qu'il ne se représenterait pas. 

Son décès, le 19 août dernier, à l'âge de 83 ans, des suites d'un accident de vélo, a ému sa famille et ses proches, bien sûr, ainsi que son entourage politique, jusqu'au président de la République qui a assisté aux obsèques (lire notre article).

Après un temps de réflexion, une liste s'est constituée autour de Didier Maingault (sans étiquette) pour «incarner» la démarche politique de François Patriat et porter des idées pour être «utile». Ce lundi 14 septembre 2026, à Dijon, Didier Maingault a répondu aux questions d'Infos Dijon.

Le paysage des sénatoriales 2026


En 2020, avaient été élus Anne-Catherine Loisier (divers centre) et Alain Houpert (LR) avec 43,57% des suffrages ainsi que François Patriat (LREM) avec 26,60%, soit 428 voix. 

L'élection de François Patriat avait été plus difficile qu'en 2014 (550 voix) et celui-ci avait dû largement sillonner la Côte-d'Or pour porter la liste Territoires et liberté, défendre l'action d'Emmanuel Macron et alerter sur «la métropole prédatrice».

Cette année, pour le scrutin du 27 septembre prochain, sont également en lice les deux sénateurs sortants (lire notre article), ainsi que François Rebsamen (PS, FP) (lire notre article), Olivier Minard (LFI) (lire le communiqué) et Franck Gaillard (REC) (lire notre article) qui menait la liste du RN en 2020, désormais conduite par Tatiana Guyenot (lire notre article).

La liste Territoires et liberté


La liste reprend le nom de celle de 2020 et trois des colistiers. Numéro deux, Annouck Cotillot, collaboratrice parlementaire de François Patriat depuis 2014, aurait dû entrer au Sénat mais elle a aussitôt démissionné. Numéro trois, Didier Maingault est donc devenu sénateur de la Côte-d'Or. Nathalie Gavoille, alors maire de Trochères, désormais conseillère municipale et vice-présidente de l'association des maires ruraux de la Côte-d'Or, rempile.

Les ont rejoints Christian Poulleau, maire de Molinot depuis 2008, conseiller en gestion de patrimoine et éleveur de bovins-viande retraité, ainsi que Grégory Patriat, un des fils de François Patriat, vigneron (lire le communiqué).

«On a créé un verger conservatoire en plein centre du village»


Âgé de 51 ans, Didier Maingault est né à Mâcon, en Saône-et-Loire. Il a grandi à Avignon puis a fait une école d'ingénieur industriel à Lille. Il s'est installé à Bretigny-lès-Norge en 2005. Il est marié et a eu trois filles dont une est décédée. Il dirige une entreprise de courtage en énergie qui emploie 150 personnes. Il a été sapeur-pompier volontaire pendant une dizaine d'années. Il n'a jamais été encarté dans un parti politique. 

Entré au conseil municipal en 2008 avec Édith Jourot, depuis 2014, il est maire de Bretigny-lès-Norge, commune de 952 habitants, située à 9 km au nord-est de Dijon et faisant partie de la communauté de communes Norge-et-Tille présidée par Ludovic Rochette (HOR), lui-même colistier d'Anne-Catherine Loisier à ces sénatoriales. En 12 ans, il a été agressé deux fois.

«Bretigny est une commune qui a une sensibilité de comment protéger ses habitants par rapport au dérèglement climatique», glisse le maire, «on a planté des arbres et créé un verger conservatoire en plein centre du village».

Le premier édile revendique d'avoir «travaillé au maintien des commerces» avec la mise en place d'un tiers-lieu qui comprend un local associatif et une boulangerie exploitée par la coopérative Dijon céréales.

«Le premier maire de la Côte-d'Or à parrainer Emmanuel Macron»


Ayant fait la connaissance de François Patriat en 2014, Didier Maingault a été «le premier maire de la Côte-d'Or à parrainer Emmanuel Macron» quand celui-ci a lancé le mouvement En Marche.

Alors, le Bretenois a été marqué par «la vraie proximité» de François Patriat – il en parle encore au présent avant de se reprendre –, «quelqu'un de simple avec une façon de faire de la politique très directe, très ouverte et très à l'écoute et sans vouloir forcément nous ''vendre'' quelque chose». «Il s'intéressait aux gens, il aimait la Côte-d'Or. J'ai retrouvé une forme de simplicité à laquelle j'adhère.»

«Ce qui m'a plu chez Emmanuel Macron, c'est cette volonté de dépasser les partis historiques pour essayer de créer un groupe au centre qui permettait d'aller chercher la sensibilité de gauche, la sensibilité de droite, pour conduire notre pays et éviter que des tendances radicales prennent une place prépondérante», se souvient-il.

«On a subi des pressions dès le lendemain des obsèques de François Patriat»


Qu'est-ce qui vous a motivé pour vous engager dans ces sénatoriales ?

«Je suis devenu sénateur suite au décès de François Patriat. Ce qui m'a motivé, c'est que François Patriat était venu me chercher en 2020. C'est en lien avec le fait que je l'avais très rapidement soutenu dans le cadre de la démarche d'Emmanuel Macron. Je pense qu'il voyait en moi une capacité à faire de la politique sans appartenir à un clan en particulier.»

«La première raison, c'est donc que je m'y étais engagé et que l'opportunité se présente. Je suis quelqu'un de parole, j'honore l'engagement pris en 2020.»

«On se dit, est-ce qu'on ne fait pas une liste ? Avec Annouck Cotillot, on n'était pas sûr de vouloir se confronter à cette sphère politique. (…) On a subi des pressions pour ne pas y aller, dès le lendemain de ma nomination et des obsèques de François Patriat.»

«Avant le décès de François Patriat, j'ai été contacté par François Rebsamen pour déjeuner ensemble. Déjeuner que j'ai honoré. Quelqu'un comme François Rebsamen, par principe, je considère que la fonction qu'il occupe et le rôle qu'il joue pour la Côte-d'Or, pour la métropole est un rôle important.»

«Après, on a eu les partis qui ont vu au travers de notre candidature une forme de menace. Je ne finirai pas plus loin sur ce sujet. Finalement, la pression qu'on a subi nous a plutôt motivés en se disant qu'il y a peut-être un espace, on répond peut-être à des attentes et, en tout cas on fait peur.»

«La Côte-d'Or a besoin d'un sénateur qui l'aime et qui peut lui être utile»


«On incarne une certaine façon de faire de la politique. (…) Je ne suis pas François Patriat, je n'ai pas son parcours, son histoire, sa formation. Je lui succède par la force des choses mais je n'ai pas l'intention de le remplacer. (…) On converge tous les cinq sur on aime le bonhomme et la façon dont il faisait de la politique pour la Côte-d'Or et pour les gens. (…) François Patriat rêvait de cette continuité rajeunie.»

«On ne trouvait pas, dans les cinq autres listes, la façon qu'avait François Patriat de faire de la politique, transpartisane, amoureux de la Côte-d'Or, amoureux des gens, et finalement se positionner pour être utile à la Côte-d'Or, aux élus locaux, aux maires sans se dire, finalement, j'attends des maires qui me soient inféodées pour éventuellement les aider. Non, François Patriat a toujours aidé, n'importe quel maire, quel que soit son parti, son bord.»

«Cette façon de faire de la politique personnellement j'y crois. J'y crois d'autant plus avec la radicalisation qu'on voit énormément aujourd'hui, au sein même de l'Assemblée nationale, il y a des députés et élus de la République qui s'invectivent et qui oublient juste qu'ils sont quand même là pour faire fonctionner le pays et faire face à des défis qui sont importants. On parle de l'intelligence artificielle, de l'école, du climat, de l'économie, de l'industrie, des finances, en règle générale. Cela nécessite de se mettre au tour de la table et de travailler ensemble.»

Est-ce à dire que le retour des clivages qui se présageait a contribué à vous faire réagir ?

«Ce n'est pas de cette façon de faire de la politique à laquelle je crois. Je pense qu'il y a une place pour défendre une politique utile, en tout cas, un Sénat utile au territoire et non pas un Sénat de clans qui va défendre des positions liées à des dogmes ou à des positions imposées. La Côte-d'Or a besoin finalement d'un sénateur qui l'aime et qui peut lui être utile.»

Quid de l'héritage d'Emmanuel Macron ?


En termes d'espace politique, la centriste Anne-Catherine Loisier mène une liste sur laquelle figure Ludovic Rochette, soutien d’Édouard Philippe, ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron. Le social-démocrate François Rebsamen lui-même a été ministre de François Bayrou, Premier ministre d'Emmanuel Macron. Pourquoi rajouter une liste supplémentaire ?

«L'héritage d'Emmanuel Macron essaie d'être repris. Son idée d'origine qui était d'avoir un pôle central fort qui permet de repousser les extrêmes le plus loin possible, effectivement, est repris aujourd'hui.»

«Maintenant, sur la façon de porter ce message, de donner envie aux grands électeurs, aux grandes électrices de prendre part à ce débat, à mon avis, n'est pas menée de la même façon.»

«On croit en une ruralité forte et en une métropole rayonnante»


Quels sont les principaux thèmes que vous allez porter pendant ce qu'il reste de campagne ?

«Le thème majeur, c'est l'utilité. L'équipe considère que c'est déjà être utile pour le territoire, pour les élus locaux, pour les mairies, autour de la simplification des normes et ce qui permet en tout cas de booster l'initiative des communes, de les soutenir, de les favoriser. La plupart du temps, les élus locaux ont des idées ont du mal à les mettre en œuvre liés à des contraintes.»

«Parmi les autres éléments phares que l'on va défendre, le premier, c'est globalement la santé. On a une population qui vieillit aujourd'hui. On a des déserts médicaux en Côte-d'Or et on n'a pas forcément des professionnels de santé partout pour assurer un accompagnement du vieillissement de la population et des personnes les plus fragiles.»

«De l'autre côté, il y a toute la partie école. On constate, quand on discute avec les professionnels de l'enseignement, l'inspection académique, l’Éducation nationale, qu'on a de plus en plus une baisse du niveau des élèves sur les fondamentaux – ça fait peut-être Veille France – qui sont tout ce qui est lire, écrire, compter. Aujourd'hui, ça se perd. Sans ces fondamentaux-là, c'est difficile que l'école puisse jouer un rôle inclusif où elle permet aux différents enfants qui la fréquentent d'avoir une égalité des chances, de se développer, de réussir leur projet de vie et de le réussir ensemble, c'est à dire sans être dans la rejet de l'un ou de l'autre, parce que le camarade de classe est différent.»

«Le quatrième élément important, c'est la partie rayonnement de la Côte-d'Or, notamment au travers de ces atouts phares. Forcément, on a le vin et, globalement, l'excellence de son agriculture. On l'a vu encore avec le dérèglement climatique cette année : comment arriver à faire évoluer l'agriculture qui est un vrai atout pour la Côte-d'Or ?»

«Les agriculteurs doivent avoir des revenus décents pour pouvoir vivre et continuer à jouer leur rôle majeur de premiers acteurs de l'environnement, pour faire en sorte qu'ils puissent s'épanouir dans leur activité d'agriculteur et continuer à jouer un rôle crucial pour l'être humain, en règle générale.»

«Le cinquième axe, c'est la présence des services de la République sur le territoire. On a des territoires qui sont finalement de plus en plus démunis par rapport aux services régaliens. Il y a un besoin d'égalité entre les territoires, sans bataille entre la métropole et le rural, ça n'a pas d'intérêt. On croit en une ruralité forte et en une métropole rayonnante, un pôle d'attraction et de développement de la ruralité et pas une volonté de devenir le pôle central et de détruire la rivalité. Les deux vont paires.»

En 2020, François Patriat dénonçait la «métropole prédatrice».

«Il était critique de la volonté hégémonique de la métropole. Il faut des métropoles fortes. Est-ce qu'il n'en faut qu'une ? On peut parler de Beaune qui est un pôle d'attraction. Il y a sans doute plusieurs pôles d'attraction à préserver en fonction de leurs spécificités. Beaune est un pôle d'attraction autour de la vigne, autour du tourisme. Dijon peut l'être sur la culture, avec les services qu'il peut proposer. Montbard, avec son pôle industriel. Des investissements sont faits. La gare est là.»

«C'est plutôt de la complémentarité entre ces différentes villes pour créer des pôles d'attractivité sur tout le territoire et permettre à la ruralité autour de s'épanouir et de rester attractive.»

Didier Maingault propose de constituer un Département de Bourgogne 


L'organisation territoriale va être un sujet de la présidentielle et concernera  particulièrement le Sénat. Est-ce que vous portez une vision sur l'organisation territoriale en France ?

«Il y a un échelon qui ne doit pas être modifié parce que c'est le maillon majeur qui crée de la proximité et qui permet, à l'échelle humaine, en tout cas, des échanges et des constructions communes, ce sont les communes.»

«Il faut donner les moyens aux élus de bien exercer leur mandat, les former quand c'est nécessaire, les protéger quand il faut le faire. Le statut de l'élu a beaucoup été sur la partie rémunération, pensant que les élus attendaient une hausse de leur indemnité, ce n'est pas ça qui motive la plupart des élus.»

«Je préférerais aux 10% de hausse donnés sur la tranche de ma commune et, par contre, quand j'ai un souci, avoir une relation directe avec le procureur de la République et avoir accès à la préfecture de manière plus rapide.»

«L'intercommunalité, son utilité principale, c'est de pouvoir, lorsqu'il y a des communes qui ont envie de faire des choses ensemble, l'intercommunalité peut les aider à fédérer pour les réussir. (…) Il ne faut surtout pas qu'elle s'approprie le rôle des communes ou le rôle des maires.»

«Les grosses Régions, ça ne marche pas, c'est trop éloigné du terrain. Un Franc-Comtois et un Bourguignon, quelqu'un qui est à Auxerre et quelqu'un qui est à Besançon n'ont pas les mêmes problématiques territoriales, les mêmes enjeux, le même relief, le même environnement.»

«Les grosses Régions, c'était à des fins de simplifier et de faire des économies, c'est absolument pas ce qui se fait aujourd'hui.»

«Du coup : Départements et petites Régions ! On revient sur des Régions telles qu'on les connaissait avant : la Bourgogne d'un côté, la Franche-Comté de l'autre. Département ou Région, à ce niveau-là ? Personnellement, je crois plutôt à des petites Régions qu'à des Départements, s'il n'y avait à garder qu'un seul échelon. Un Département Bourgogne !»

«Au côté des communes aujourd'hui, le Département est extrêmement présent, avec une vraie volonté de, avec les moyens dont il dispose et les compétences qu'il a, d'arriver à trouver un équilibre entre le soutien aux communes et aux investissements et la réponse aux enjeux de vieillissement de la population, de santé, de niveaux social, d'eau. S'il y avait qu'un échelon à changer, je fusionnerai les quatre Départements dans la Bourgogne.»

«L’État, on n'y touche pas. Je crois à la décentralisation. (…) Je pense qu'il y a des initiatives locales qui peuvent être soutenues par l’État mais sur lesquelles on laisse la main aux communes aidées par les intercommunalités.»

«Il y a des résistances de clans qui préfèrent échouer collectivement plutôt que de réussir individuellement»


Dix ans après la première élection d'Emmanuel Macron, vous allez devoir endosser son bilan. Les thèmes que vous évoquez sont effectivement importants mais, en particulier, vos opposants vont demander pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt ?

«Emmanuel Macron avait un rêve auquel certains d'entre nous ont cru. Moi, j'y ai cru. J'ai participé notamment à des réunions d'associations de quartier. Il y a quand même un mouvement citoyen qui s'est créé autour de lui. Je pense qu'il s'est retrouvé finalement coincé entre plusieurs partis qui ne voulaient pas qui voulaient pas croire à ce rêve.»

«Emmanuel Macron a eu à traverser une crise majeure sociale au travers des Gilets jaunes. Il y a eu des expressions extrêmement violentes mais il y avait quelque chose à en retirer. Sur Bretigny, j'ai participé à l'installation du référendum initiative populaire. On a organisé ce référendum dans notre commune où il y a eu une quarantaine de participants.»

«Il y a eu la crise sanitaire avec la COVID, les tensions géopolitiques, notamment la guerre en Europe. Est-ce que son bilan au final est vraiment négatif ? Je suis prêt en débattre. Je ne suis pas un pur produit d'Emmanuel Macron et c'est pas comme ça que notre liste veut être représentée.»

«Ce en quoi on croit, c'est la façon que François Patriat avait de faire de la politique. C'est pas soutenir un parti plus qu'un autre, un président plus qu'un autre ou opposer un président avec les candidats qui vont arriver demain, parce qu'on ne croit pas à cette confrontation. On pense plutôt à la mise en commun des forces et des idées pour arriver à avancer.»

«J'ai l'impression qu'à chaque fois qu'il y a un président, ces dernières années, qui tente quelque chose, il est systématiquement critiqué. Je reste convaincu que les présidents – Emmanuel Macron et ses prédécesseurs – ont toujours essayé, face aux situations auxquelles ils étaient confrontés, à mettre quelque chose en place. Il y a des résistances qu'on imagine pas forcément, de partis, de clans qui, finalement, préfèrent échouer collectivement plutôt que de réussir individuellement.»

«Les partis radicaux sont renforcés par un ras-le-bol populaire»


Vous parlez de confrontation, c'est à dire que vous n'abordez pas l'élection en termes de rivalité. Peut-être vous considérez-vous comme un challenger ?

«Oui, je suis un challenger. Anne-Catherine Loisier et François Rebsamen ont été sénateurs pendant de nombreuses années. Forcément, je suis un challenger. Se considérer autrement, ce serait manquer cruellement d'humilité.»

Comment vous positionnez-vous par rapport aux «extrêmes», relevant de partis respectivement national-populiste ou social-populiste ?

«On peut essayer de les combattre, notamment sur les idées au regard de leur histoire. (…) Un engagement politique quel qu'il soit, sur la base des valeurs auxquelles on croit, il faut avoir du courage, ce n'est pas si facile que ça. Il faut avoir une forme d'ambition éventuelle ; je préfère l'ambition collective que l'ambition individuelle.»

«Les partis radicaux sont là, ils sont très forts, renforcés par un ras-le-bol populaire – dans le sens du peuple –, des peurs. Je pense que les gens ont peur de l'avenir ; Qu'est-ce qu'il va arriver à leurs enfants etc. On sait que la peur est souvent mauvaise conseillère et conduit à une forme de radicalité voire même de se dire ''j'ai forcement raison, les autres ont tort''.»

«L'adaptation au changement climatique est l'affaire de tous»


«Je pense qu'il y a une place au centre pour quelqu'un qui puisse ressortir et fédérer des sensibilités de gauche ou de droite. Je finirais sur une sensibilité qui ne devrait même pas être un parti. Quand on parle de l'adaptation au dérèglements climatique – je crois que c'est le commandant Cousteau qui disait ça –, l'écologie ne peut pas être un parti politique en tant que tel, l'écologie, c'est l'affaire de tous. L'adaptation au changement climatique est l'affaire de tous et ce n'est pas l'affaire d'un parti plus qu'un autre.»

«Je suis convaincu qu'au sein de l'ensemble des citoyens, cette appréhension du dérèglement de climatique et des solutions à y mettre en place pour s'adapter à ce nouveau changement, il y a des bonnes idées à droite comme à gauche pour trouver des solutions qui, pour le coup, ne concernent pas uniquement un parti, en tant que tel, mais plutôt qui concernent l'ensemble des Côte-d'Oriens, des Français et, sans doute, des êtres humains.»

À ce stade, Didier Maingault ne soutient personne en vue de la présidentielle


Même si, à ce jour, il y a pléthore de candidats à la présidentielle et que tous n'iront peut-être pas jusqu'au premier tour, y a-t-il quelqu'un que vous soutenez en particulier ?

«Non, malheureusement aucun. Je ne trouve pas, parmi les candidats, quelqu'un qui arrive à proposer quelque chose qui soit transpartisan. On continue à avoir des propositions de clans, parfois plusieurs propositions dans le même parti et, au sein même d'un même parti, des conflits entre les personnes. Il y a que finalement deux partis qui semblent quand même très alignés. LFI et le Rassemblement national sont des partis où il n'y a pas une tête qui dépasse.»

«C'est la diversité qui crée le débat et à partir du moment où on se met d'accord sur une vision commune de là où on aimerait aller, il y a une multitude de chemins qui existent et ce n'est pas la peine de s'étriper sur les chemins qu'on veut emprunter parce qu'à partir du moment où on est d'accord sur l'endroit où on veut aller, on peut y aller de plein de manières différentes.»

Propos recueillis par 
Jean-Christophe Tardivon

Aux obsèques de François Patriat, Emmanuel Macron a salué «l'homme de plusieurs en même temps»



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