
Le candidat de la liste Territoires et liberté envisage un recours auprès du Conseil constitutionnel concernant le scrutin qui s'est déroulé, ce dimanche 27 septembre, à Dijon.
Le torchon continue de brûler entre Didier Maingault et François Rebsamen. Ce dimanche 27 septembre, à Dijon, dans la salle des pas perdus du tribunal judiciaire où se déroulait le scrutin de l'élection sénatoriale de la Côte-d'Or, les deux candidats se sont soigneusement évités.
D'un côté, Didier Maingault (sans étiquette), sénateur de la Côte-d'Or suite au décès de François Patriat, en tête de la liste Territoires et liberté (étiquetée divers centre par le ministère de l'Intérieur), qui a récolté 94 voix. De l'autre, François Rebsamen (PS, FP), président de la Métropole de Dijon, en tête de la liste La Voix des communes, qui a été élu avec 428 voix.
Ce lundi 28 septembre 2026, Didier Maingault a remercié ses électeurs (lire ci-dessous) et a indiqué qu'il avait relevé une potentielle irrégularité durant le scrutin. «Le bulletin de vote utilisé par la liste La Voix des communes contient des informations de nature à le rendre litigieux», a-t-il considéré, contacté par
Infos Dijon, sans plus de précision.
Selon le candidat, cette réclamation «ouvre droit à un recours possible auprès du Conseil constitutionnel». Auquel cas, il reviendrait au juge des élections de caractériser l'éventuelle irrégularité et d'évaluer alors son incidence sur le scrutin.
Également contactée, l'équipe de campagne de François Rebsamen n'a pas souhaité faire de commentaire.
Jean-Christophe Tardivon
Communiqué de la liste Territoires et liberté du 28 septembre 2026 :
Nous savions l’entreprise difficile. Entrés très tard, par nécessité, dans une campagne que nos concurrents avaient lancée depuis longtemps, nous nous sommes heurtés au mur rigide de choix déjà arrêtés.
L’inquiétante et menaçante atmosphère électorale, avec sa radicalisation à droite comme à gauche, a fait le reste : la voie pragmatique et ouverte du centre s’est effacée en Côted’Or.
Il était cependant essentiel que l’action de François Patriat reste incarnée pour préparer l’avenir.
Nous en remercions d’autant plus chaleureusement celles et ceux qui ont su dépasser une résignation commode et une passivité complice, pour défendre avec nous les principes de proximité, de sincérité et de loyauté.
Nous restons convaincus que c’est la seule voie possible pour échapper aux effets délétères de la polarisation du combat politique et de l’action publique.