
C'est en tant que sénateur que Didier Maingault se présente devant les grands électeurs, son mandat de maire de Bretigny-lès-Norges prenant fin automatiquement, ce vendredi 25 septembre. Selon lui, les maires rencontrés «apprécient d'avoir une alternative au centre de l'échiquier politique».
Après le décès de François Patriat, sénateur de la Côte-d'Or en fonction, puis la démission d'Annouck Cotillot, numéro deux de la liste de 2020, Didier Maingault (sans étiquette), numéro trois, est devenu sénateur, le 25 août dernier, en étant déjà maire de Bretigny-lès-Norges.
En raison de la loi sur le non-cumul des mandats, un élu ne peut conserver durablement un mandat national et une fonction exécutive locale. Après une succession ou une élection définitivement validée, les élus concernés ont trente jours pour démissionner d'un des deux mandats ou alors le mandat le plus ancien prend fin automatiquement.
Interrogé par
Infos Dijon, ce vendredi 25 septembre 2026, Didier Maingault a indiqué qu'il avait reçu un courrier de la préfecture lui annonçant la fin de son mandat de maire, ce même jour, à minuit, tout en restant conseiller municipal.
Didier Maingault se présente devant les grands électeurs en tant que sénateur
«Je n'ai pas démissionné de mon mandat de sénateur», a souligné le successeur de François Patriat qui conduit la liste Territoires et liberté alors que les grands électeurs de la Côte-d'Or sont appelés à désigner trois représentants à la chambre haute, ce dimanche 27 septembre.
«La première adjointe Élisabeth Haton (sans étiquette) devient maire de la commune par intérim», a précisé celui qui était maire de Bretigny-lès-Norges depuis 2014, «un conseil municipal sera convoqué, pour le vendredi 2 octobre, afin d'élire un nouveau maire ou, en fonction des résultats [des sénatoriales], réélire le maire en fonction». «Une dérogation sur deux jours aurait peut-être simplifié la vie de la commune.»
200 maires contactés en deux semaines
Ayant annoncé sa candidature au moment du dépôt de sa liste, le 11 septembre dernier, après «avoir subi des pressions» pendant le temps de réflexion préalable, concomitant à la période de deuil suite à la disparition de François Patriat, Didier Maingault s'est retrouvé à devoir faire campagne tambour battant, jusqu'à ce vendredi soir.
«Je suis allé sur le terrain quasiment tous les jours», a confié le candidat, «avec, chaque jour, entre trois et six maires rencontrés, et d'autres que l'on a pu avoir par téléphone avec mon équipe, on a pu adresser environ 200 maires». «On a eu un excellent accueil à chaque fois, c'était très agréable.»
«Généralement, ils reconnaissent l'héritage que l'on revendique», a-t-il développé, «ils regrettent que l'on n'ait pas pu venir les voir plus tôt». «Ils apprécient la proposition politique qui est d'avoir une alternative au centre de l'échiquier politique. Ils ont aimé l'idée que l'on défend de leur être utile, de leur proposer de le faire sous la forme d'une conférence des élus, en amont et en aval des textes de loi qui seront débattues au Sénat.»
L'idée d'un «forum des maires» pour suivre les débats autour des principales lois
Selon Didier Maingault, l'idée d'un «forum des maires» est venue de l'équipe qui l'entoure durant la campagne. Entre «Grand Débat» – cher à Emmanuel Macron – et convention citoyenne – à l'échelle des élus en Côte-d'Or –, il s'agirait de proposer «une vraie concertation, pour informer et recueillir les avis des élus locaux afin de recueillir la voix de la Côte-d'Or, en amont».
Comme l'a précisé le candidat, «en aval, cela consiste à rapporter les évolutions éventuelles de la loi et de s'assurer que la portée des textes soit bien intégrées par les élus de terrain». «On peut le faire de multiples façons, on peut créer un forum sur lequel les élus pourraient se prononcer avec les outils d'aujourd'hui.»
Jean-Christophe Tardivon