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12/02/2021 08:57

TOURISME : «Il y a toujours une bonne raison pour venir se divertir ou se cultiver au MuséoParc Alésia», s'enthousiasme Marc Frot

Le conseiller départemental de la Côte-d'Or a présenté ce jeudi 11 février la stratégie présidant au déploiement d'une nouvelle scénographie au MuséoParc Alésia «plus accessible, plus
interactive, plus ludique et plus proche des visiteurs». Entre protocole sanitaire et programme adaptatif, le centre d'interprétation est déjà prêt à rouvrir.
Le conseil départemental de la Côte-d'Or porte le projet qui va renouveler l'intérieur du MuséoParc Alésia : nouvelle scénographie, nouvelle approche historique, nouvelle place faite à l'archéologie et nouveaux publics cibles. Une scénographie qui se veut «plus accessible, plus interactive, plus ludique et plus proche des visiteurs».

Conseiller départemental de la majorité de François Sauvadet et président de la Société Publique Locale MuséoParc Alésia, Marc Frot salue ce jeudi 11 février 2021 le challenge relevé par les équipes de la structure qui a su «faire preuve d'adaptation dans notre programmation pour apporter aux visiteurs une expérience de qualité».

«Appréhender la culture antique d'une manière ludique»


Une scénographie dure en moyenne dix ans. Il est important de la renouveler régulièrement pour stimuler l'intérêt du public. A fortiori quand l'orientation muséale évolue. Quand le MuséoParc Alésia a été conçu, une seconde structure devait voir le jour en parallèle pour valoriser les découvertes sur le chantier archéologique explorant les vestiges de la ville gallo-romaine au sommet du mont Auxois. Aujourd'hui, ce projet est reporté par le Département. La mission revient donc au MuséoParc Alésia.

La première étape de la nouvelle vie du site a consisté en la déconstruction de l'existant avec, comme moment emblématique, le démontage de la galerie des combats en décembre dernier. Le plateau de l'exposition permanente de 1.100 m² se retrouvant alors à nu, prêt pour accueillir le chantier de la nouvelle scénographie. Actuellement, ce sont les travaux d'électricité qui sont en cours, avant l'installation des dispositifs conçus par l'agence Clémence Farrell et l'agence Ohrizon.

«La nouvelle scénographie va connaître une refonte en profondeur» et «fait la part belle aux nouvelles technologie», explique Marc Frot. Le conseil départemental entend investir «massivement dans ce dossier qui est aussi un dossier d'aménagement du territoire». Le budget représente trois millions d'euros avec des cofinancements de la DRAC Bourgogne-Franche-Comté (1,4 millions d'euros), du Département (1,1 millions d'euros) et de la Région Bourgogne-Franche-Comté pour 0,6 millions d'euros.

Parallèlement, le Département engage un programme pluriannuel de protection et de valorisation des vestiges gallo-romains, situés sur l’oppidum à Alise-Sainte-Reine, pour un montant d’1,2 million d’euros.

«Le Département est très fier de ce site culturel et touristique unique qui permet d'appréhender la culture antique d'une manière ludique», déclare le conseiller départemental qui rappelle que «des distinctions nationales sont venues saluer le travail de l'équipe». «Il y a toujours une bonne raison pour venir se divertir ou se cultiver au MuséoParc Alésia», s'enthousiasme Marc Frot.

«La culture a son rôle à jouer dans cette crise»


Pour sa part, le directeur général du MuséoParc Alésia, Michel Rouger, guette avec impatience l'autorisation gouvernementale d'ouvrir le site puisque «la culture a son rôle à jouer dans cette crise que l'on traverse».

En effet, en attendant la nouvelle scénographie prévue pour juin 2021, des propositions pourraient intéresser des visiteurs : exposition temporaire «Dans les cuisines d'Alésia» prolongée, accrochage sur le siège d'Alésia dans l'atrium du bâtiment signé par l'architecte suisse Bernard Tschumi et poursuite des MuséoFab de démonstration durant la crise sanitaire.

Le site n'éditera pas de programme annuel en 2021 mais des programmes pour l'hiver et le printemps 2021, pour les estivales de juillet et août (avec les 10-11 juillet , la reconstitution De bello gallico ou bien les 14 et 15 août, l'initiation aux sports antiques Pax romana) ou encore pour les automnales (qui recevront à partir du 4 septembre «Construire malin construire romain», exposition du musée archéologique du Val d'Oise qui accueille actuellement «Bling-Bling»). À noter le retour du festival Image sonore avec deux soirées au MuséoParc Alésia (les 21 et 22 juillet) et deux autres soirées au château de Bussy-Rabutin.

«On s'inscrit dans la dynamique du territoire»


En attendant les directives ministérielles sur le nouveau protocole sanitaire, le MuséoParc d'Alésia prévoit de rouvrir avec une jauge de 300 personnes maximum (soit trois fois moins qu'habituellement) avec 30 personnes en simultané dans la salle d'exposition temporaire. La jauge des ateliers a été réduite à douze personnes et les médiateurs désinfecteront les objets manipulés avant et après l'atelier. Les tablettes numériques seront fournies aux visiteurs et désinfectées.

Le site compte sur les espaces extérieurs comme les fortifications, la terrasse et bien sûr les vestiges pour attirer des visiteurs cherchant de l'espace ainsi que cela a été constaté durant l'été 2020. En pleine crise sanitaire, avec un temps d'ouverture divisé par deux, le centre d'interprétation a reçu 40.000 visiteurs en 2020 contre 80.000 en 2019.

Avec ses nouvelles propositions, le MuséoParc Alésia cible les excursionnistes à deux heures. Depuis trois ans, le centre d'interprétation reçoit 91% de primovisiteurs. 42% des visiteurs viennent de Bourgogne-Franche-Comté 8% de l'étranger. «On s'inscrit dans la dynamique du territoire», souligne Michel Rouger qui ajoute : «on veut séduire un large public, on veut faire rayonner le mythe gaulois et romain et attirer la communauté scientifique».

La directrice de Côte-d'Or Tourisme abonde en ce sens : «on reste tous mobilisés pour avoir une saison 2021 avec beaucoup d'actualité». Avec le Département, le comité du tourisme travaille à faire de la Côte-d'Or, «la première destination patrimoine nature entre Paris et Lyon». Avec le retour des beaux jours, il s'agira de «faire revenir prioritairement les Français et les Européens les plus proches dès cette année» puis «les marchés étrangers quand cette crise sera derrière nous».

Jean-Christophe Tardivon

«On a les moyens d'étonner à la fois l'enfant et le scientifique»


Dans les coulisses du chantier au MuséoParc Alésia