
En juillet 2025, à Montbard, un homme avait été retrouvé blessé sur la voie publique. Le 10 mars dernier, 80 gendarmes ont participé à une opération judiciaire conduite par la section de recherches de Dijon afin d'interpeller sept mis en cause dans cette affaire d'enlèvement, séquestration et extorsion en bande organisée.
Communiqué de la région de gendarmerie Bourgogne-Franche-Comté du 16 mars 2026 :Le 10 mars 2026, une opération judiciaire engageant environ 80 gendarmes conduisait à l’interpellation et au placement en garde à vue de sept personnes impliquées dans une affaire de règlement de comptes sur fond de trafic de produits stupéfiants.
Le 16 juillet dernier 2025 au petit matin, la gendarmerie était informée de la présence d’un blessé sur la voie publique à Montbard (21). Celui-ci aurait fait l’objet d’un enlèvement avec séquestration par plusieurs individus cagoulés qui l’auraient roué de coups, armés de barres de fer. Selon les témoins, un coup de feu aurait été tiré, ce que confirme la découverte au sol d’un étui de 9 mm. Le véhicule de la victime avec lequel s’étaient enfuis ses agresseurs était découvert incendié l’après-midi à Talant (21).
Menée par la Section de Recherches de Dijon appuyée par la Brigade de Recherches de Montbard, l’enquête permet d’identifier différentes personnes susceptibles d’être impliquées directement ou indirectement dans l’organisation bien orchestrée d’un guet-apens tendu à la victime, dont le motif porterait sur une dette liée au trafic de stupéfiants.
Lors des perquisitions sont retrouvés une cagoule, un pistolet de type Glock et des munitions de calibre 9 mm pouvant correspondre à l'arme utilisée. Sont également découverts plus de 4 kilogrammes de résine de cannabis, de 300 grammes de cocaïne et de 150 grammes de kétamine, ainsi que du matériel pour le conditionnement des produits (balances de précision, gants, couteaux, emballages). Près de 7.000 euros en numéraire et une montre de luxe estimée à plus de 10.000 euros sont saisis (éléments faisant l’objet de procédures distinctes).
À l’issue des gardes à vue, cinq protagonistes sont déférées pour une comparution immédiate, dont le procès est renvoyé au mois de mai. D’ici-là, trois d’entre eux sont placés en détention provisoire et deux sous contrôle judiciaire.