
Ce vendredi 1er août, un libertin a dénoncé à la police le mari qui est soupçonné d'avoir incité à violer son épouse d’une quarantaine d’années. Le sexagénaire a été mis en examen.
Actualisé : Sur réquisition du parquet de Dijon, le mari a été placé en détention provisoire.
Communiqué du procureur de la République adjoint de Dijon du 2 août 2025 :Le 1er août 2025, vers 2h50, par un appel au 17, un témoin expliquait qu’il sortait d’un rendez-vous libertin à Dijon, au cours duquel une femme lui avait pratiqué une fellation. Il émettait des doutes quant à son consentement et son discernement.
Les Policiers se rendaient sur place et prenaient contact avec le mari, âgé de 62 ans, qui confirmait le rendez-vous libertin.
L’épouse, âgée de 44 ans, indiquait avoir consommé de l’alcool, et ne plus avoir de souvenir de cette nuit. Le mari était interpellé et placé en garde à vue le 1 er août à 3 heures. L’épouse était entendue à plusieurs reprises. Et déposait plainte contre son mari. Le mari estimait que ces relations libertines étaient librement consenties par son épouse. Le mari était déféré au Parquet de Dijon ce 2 août à 16h30.
Le Parquet a décidé d’ouvrir une information judiciaire contre le mari des chefs de viols, avec cette circonstance d’administration à la victime, à son insu, de substance afin d’altérer son discernement ou le contrôle de ses actes, viols commis par plusieurs personnes, en qualité d’auteur ou de complices, et par le conjoint de la victime ; et d’administration à la victime , à son insu, d’une substance de nature à altérer le contrôle de ses actes ou son discernement, afin de commettre sur elle des viols ou des agressions sexuelles.
Ces faits étant passibles de 20 années de réclusion criminelle. Et contre X, du chef de viols avec la circonstance aggravante qu’ils étaient commis alors que la victime avait ingéré , à son insu, une substance afin d’altérer son discernement ou le contrôle de ses actes.
Le parquet va solliciter par ailleurs le placement en détention provisoire du mari afin d’empêcher une pression sur la victime, les témoins ainsi que leur famille, afin de conserver les preuves et indices matériels nécessaires à la manifestation de la vérité, afin d’empêcher une concertation frauduleuse entre le mari et les coauteurs ou complices, et mettre fin à l’infraction et prévenir son renouvellement.
Pascal Labonne-Collin
Procureur de la République adjoint