
Installé à Dijon où il propose notamment des formations, l'artisan revendique de «produire des œuvres dans une démarche de transmission et de préservation d’un patrimoine artisanal reconnu».
Communiqué de David Protoy du 13 février 2026 :La marqueterie de paille requiert des connaissances quant aux techniques de préparation de la paille, de collage, de découpe et de composition, ainsi qu’un sens aigu de la finition et de la durabilité des ouvrages. Chaque pièce est le fruit d’un processus long, impliquant des gestes précis, une grande minutie et une compréhension fine des contraintes esthétiques et techniques propres à ce savoir-faire.
Il me paraît essentiel de rappeler que la valeur d’un travail artisanal ne se mesure pas uniquement à une simple vue immédiate sans esprit critique, Je constate aujourd’hui une tendance préoccupante dont certaines personnes, sans formation ni réelle maîtrise technique, se revendiquent artisanes ou spécialistes, tout en produisant des travaux qui ne respectent ni les règles de l’art ni les exigences fondamentales du métier.
Cette situation nuit non seulement à la compréhension du public, mais aussi à la valeur du travail de celles et ceux qui se sont formés avec sérieux et engagement. mais également à la qualité de sa mise en œuvre, à sa pérennité dans le temps et au respect des règles de l’art.
La transmission est indispensable, et nombreuses personnes ont la prétention de se présenter comme « sachant-faire » sans avoir réellement compris et assimilé les bases, et ne sont que dans une logique principalement lucrative. Ce qui contribue à dévaloriser la marqueterie de paille et à fragiliser la reconnaissance des métiers d’art dans leur ensemble.
À ce titre, mon engagement est de produire des œuvres dans une démarche de transmission et de préservation d’un patrimoine artisanal reconnu.
Dans un contexte où certaines pratiques tendent à banaliser ou à simplifier excessivement ce métier, je tiens à affirmer mon attachement à une approche exigeante et responsable de la marqueterie de paille. Cette exigence est, selon moi, la condition nécessaire pour préserver la crédibilité du métier et la confiance du public.