
Le conseiller municipal d'opposition demande la «mise en place d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 15 ans».
Communiqué de la liste Le Bon Sens du 15 juin 2026 :
Dimanche matin les stigmates des incendies de la nuit étaient encore bien visibles dans les rues de Chenôve. Depuis maintenant quelques semaines, les habitants de la rue des Clématites et des rues avoisinantes subissent des incivilités insupportables : tirs de mortier, feux de poubelles et de containers récurrents, courses-poursuites…
Ici ou là, on peut voir des débris de poubelles calcinés, des sols noircis témoignant des incendies récents. Pas une nuit ne se passe dans ce quartier sans qu’il y ait des exactions en tout genre, des émeutiers sur la voie publique, créant des dégâts importants et des troubles graves à l’ordre public. Ainsi, vendredi dernier, un feu de poubelle sur les rails du tram T2 empêchait la circulation de celui-ci.
Je me suis personnellement rendu sur les lieux vers 23 h, et l’on pouvait voir un peu partout des fumerolles, des petites flammes, et surtout de nombreux jeunes, parfois mineurs, trainant dans les rues sans raisons apparentes. L’atmosphère était pesante et peu sécuritaire.
La police nationale est pourtant bien souvent présente pour tenter d'apaiser les tensions et pour rappeler à l'ordre les fauteurs de troubles. Mais celle-ci ne peut être là en permanence et ne peut suffire à arrêter ces actes.
Ce qui nous surprend le plus, c’est le silence de la mairie de Chenôve, qui semble faire mine d’ignorer ce phénomène pourtant connu de tous. Celui-ci répète à qui veut l’entendre sa maxime « Chenôve la belle, ville émancipatrice qui prend soin de ses habitants ».
Les riverains de la rue des Clématites sont excédés et désemparés et nous demandons au maire de Chenôve de prendre immédiatement des mesures pour stopper cette montée vers la violence. Nous ne nous contenterons pas d’une simple condamnation des faits par la mairie de Chenôve, ni d’une simple rencontre avec la nouvelle préfète.
Selon nous, des mesures immédiates peuvent être prises : mise en place d’un couvre-feu pour les mineurs de moins de 15 ans, raccompagnement systématique de ceux-ci chez leurs parents (suivi d’un devoir de réparation par travail d’intérêt général ou amende), utilisation des moyens de vidéoprotection, déploiement de la police municipale pendant la journée dans ce quartier (et non dans les quartiers pavillonnaires), tournée des services de médiation de Dijon métropole (plus 80 000 € /an pour ce service).
Nous suivrons ce dossier avec une grande attention pour que les habitants du quartier du Mail retrouvent leur quiétude quotidienne.
Photographie fourni par la liste Le Bon Sens 100% Chenôve