Prévue par la loi de finances de 2026, la dissolution de l'INC a fait l'objet d'un décret, publié le 29 mars dernier. Le gouvernement cherche un repreneur pour le magazine «60 millions de consommateurs».
Les militants côte-d'oriens de la CLCV appellent à «préserver un acteur essentiel de la protection des consommateurs».
Communique de Consommation, logement, cadre de vie de Côte-d'Or du 31 mars 2027 :L'association CLCV (Consommation, Logement, Cadre de Vie) exprime sa plus vive inquiétude face au projet de suppression de l’Institut national de la consommation (INC), avec lequel elle collabore régulièrement depuis de nombreuses années.
Acteur public de référence, l’INC joue un rôle central dans l’information, l’éducation et la protection des consommateurs. À travers ses publications, ses études indépendantes et ses actions pédagogiques, il contribue à éclairer les citoyens dans leurs choix de consommation et à renforcer leur pouvoir d’agir.
La CLCV tient à rappeler que ses travaux menés en partenariat avec l’INC ont permis d’apporter des analyses rigoureuses et accessibles sur des sujets majeurs tels que la qualité des produits, la transparence des pratiques commerciales ou encore la défense des droits des usagers. Cette coopération est essentielle pour garantir une information fiable, indépendante de toute pression économique.
La suppression de l’INC constituerait une perte majeure pour les consommateurs, en fragilisant un pilier de l’expertise publique et en réduisant les moyens d’accès à une information neutre et objective. Elle risquerait également d’affaiblir l’ensemble du tissu associatif engagé dans la défense des droits des consommateurs.
Dans un contexte où les enjeux liés à la consommation sont de plus en plus complexes — transition écologique, inflation, digitalisation des services —, la CLCV appelle les pouvoirs publics à reconsidérer ce projet et à engager une réflexion concertée sur le renforcement, et non la disparition, de l’INC.
La CLCV réaffirme son attachement à une politique publique ambitieuse en matière de consommation, fondée sur la transparence, l’indépendance et la défense de l’intérêt général.