Des personnels infimiers de l'association Asalée qui interviennent auprès de patients atteints de maladies chroniques avec un accompagnement individuel, au sein du cabinet d’un médecin généraliste, ne sont plus rémunérés. Une lettre ouverte résume leur alerte.
Communiqué d'infirmières Asalée du secteur de Dijon du 14 mars 2026 :Bonjour,
Nous souhaitons attirer votre attention sur une situation critique concernant les infirmières et infirmiers du dispositif national ASALEE, dont nous faisons partie sur le secteur de Dijon et plus largement du département.
Depuis février 2026, nous ne percevons plus notre salaire.
Le dernier versement a eu lieu fin janvier.
Cette situation fait suite au blocage des subventions par la CNAM, qui empêche aujourd’hui l’association ASALEE de fonctionner normalement et de rémunérer ses équipes.
Et pourtant, nous continuons à travailler.
Chaque jour, nous assurons le suivi de nos patients, la prévention, l’éducation thérapeutique, des examens médicaux (électrocardiogrammes, spirométries) ainsi qu’un accompagnement de proximité essentiel.
Nous travaillons en étroite collaboration avec les médecins généralistes pour maintenir le suivi de patients chroniques, fragiles ou vulnérables.
Au niveau national, ce sont 2 049 infirmières et infirmiers et 9 562 médecins qui sont concernés par cette crise.
Derrière ces chiffres, il y a des familles, des enfants, des foyers déjà fragilisés par le coût de la vie… mais aussi des milliers de patients qui risquent de se retrouver sans suivi si ASALEE disparaît.
Notre présidence est pleinement mobilisée et met tout en œuvre pour défendre les équipes, les patients et l’avenir du dispositif.
Mais la situation reste critique, et l’urgence est réelle.
En France, en 2026, des soignants continuent de travailler sans salaire pour éviter que des patients chroniques ne soient abandonnés.
Nous espérons que cette alerte pourra être portée à la connaissance du public et attirer l’attention sur un enjeu majeur de santé publique, de soins de proximité et de dignité des soignants.
Nous restons disponibles pour fournir des éléments complémentaires ou faciliter un témoignage.
Cordialement,
Les infirmières et infirmiers ASALEE