Le référent dijonnais de l'association antispéciste Projet animaux Zoopolis a écrit à la maire de Dijon en mettant en avant que «les intérêts des animaux liminaires doivent être pris au sérieux».
Communiqué du groupe local de la Côte-d'Or de l'association Projet animaux Zoopolis du 7 juillet 2026 :À L’APPROCHE DE LA JOURNÉE MONDIALE POUR LA DÉFENSE DES ANIMAUX LIMINAIRES, FIXÉE AU 18 JUILLET, PAZ ENCOURAGE LA MAIRIE DE DIJON À TOURNER LA PAGE DES FEUX D’ARTIFICE TRADITIONNELS ET À ENVISAGER DES ALTERNATIVES.
Les intérêts des animaux liminaires doivent être pris au sérieux.
Le 25 juin 2026, le référent de notre association PAZ (Projet Animaux Zoopolis) en Côte-d’Or a écrit à la maire de Dijon pour lui demander de s’engager pour l’année 2027 à ne plus utiliser de feux d’artifice traditionnels, sans oublier de lui proposer des alternatives.
Nos festivités, et notamment celles du 14 juillet, méritent mieux que des dispositifs qui effraient, mettent en danger et entraînent la mort de nombreux animaux.
À cause du bruit, des éclairs lumineux, des résidus de combustion et des débris de plastique, les feux d'artifice ont un impact désastreux sur les animaux liminaires (animaux qui vivent en liberté dans l’espace urbain), notamment les oiseaux. Les animaux de compagnie sont aussi affectés par le bruit qui peut les effrayer. C’est pourquoi nous demandons aux Mairies d’envisager des alternatives. Aujourd’hui il y en a plusieurs : feux d’artifice à bruit continu (dits silencieux), spectacles de drônes…
Pendant la campagne des élections municipales de mars 2026, PAZ a appelé les candidat-es à prendre des engagements concrets en faveur des animaux, en signant notre charte pour une Ville qui prend au sérieux la condition animale. Nous avons notamment demandé aux candidat-es de s’engager sur huit mesures concernant les animaux liminaires, dont l’une était de ne pas avoir recours à des feux d’artifice classiques.
Pourquoi les feux d’artifices posent problème vis-à-vis des animaux
À cause du bruit, des éclairs lumineux, des résidus de combustion et des débris de plastique, les feux d'artifice ont un impact désastreux sur les animaux :
Certains oiseaux abandonnent leur nid et leurs petits, d’autres sont sujets à des crises cardiaques.
Les animaux de compagnie (chiens et chats notamment) sont terrorisés. Certains fuient et se perdent dans un mouvement de panique.
Les substances utilisées dans la composition des feux d'artifice (charbon, soufre, salpêtre, perchlorate de potassium, cuivre, lithium…) sont particulièrement nocives, car polluantes pour l’environnement et donc pour les habitats des animaux (fleuves et sols) :
- accumulation de contaminants dans les sols et les eaux adjacents,
- affectation des milieux reculés par le transport atmosphérique des polluants. (LAJOIE G. L., Évaluation de l’impact des feux d’artifice sur l’environnement, 2018)
Il existe des alternatives
Voici des exemples d’alternatives aux feux d’artifice classique :
Des feux d’artifice à bruit continu - dits silencieux - existent et réduisent le bruit de moitié (70 décibels au lieu de 150).
Mieux encore, en clôture de sa Biennale d’art et de culture, le “Bal des lucioles” mis en scène par le studio néerlandais Roosegaarde était totalement silencieux en 2022 : "“C’est une énorme formation nuageuse (…) de dizaines de milliers d’objets flottants, des sortes de bulles qui réfléchissent et absorbent la lumière de manière intelligente” et que le vent rend “toujours différente”, a décrit l’artiste basé à Amsterdam et spécialisé dans les projets combinant art et technologie dans des environnements urbains. »
Certaines villes se mettent à organiser des spectacles de drones. Cette technique a l’avantage de ne pas présenter de risque d’incendie.