
Les militants antispécistes ont mené une action devant l'hypermarché du centre commercial Toison d'or, ce samedi 19 septembre, pour tisser une métaphore sur le thème de la rentrée scolaire.
À l’occasion de la rentrée, les bénévoles L214 étaient présents devant le Carrefour de Dijon pour une mobilisation qui reprenait les codes de l’univers scolaire. Ils ont brandi des dessins enfantins représentant des animaux détenus en cage ou en bâtiments fermés pour dénoncer les pratiques d’élevage intensif auxquelles Carrefour recourt massivement. L’association demande au groupe de « revoir sa copie » et de réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour approvisionner ses rayons.
Élevage intensif : mauvais bulletin pour Carrefour
Les militants ont brandi des panneaux illustrant, dans un style enfantin, les conditions de vie de la majorité des animaux élevés pour le groupe : truies en cage, veaux isolés en box après avoir été séparés de leurs mères… L’un des dessins représentait les canards de Barbarie d'un élevage fournissant Carrefour, qui font l’objet de la dernière enquête de L214 publiée ce mercredi 16 septembre : ces oiseaux aquatiques y apparaissent déplumés, mutilés, serrés les uns contre les autres, dans un bâtiment fermé, sans accès à un point d’eau où se baigner.
Les bénévoles ont sensibilisé les passants au fait que Carrefour recourt massivement à l’élevage intensif. Leur objectif ? Convaincre le groupe Carrefour de s’engager à réduire de moitié le nombre d’animaux tués pour ses rayons d’ici 2030, en se détournant en priorité des produits issus de l’élevage intensif.
Les clients qui le souhaitent ont pu soutenir cette demande en apposant leur signature sur une copie scolaire géante : elle a été remise à l’accueil du magasin à la fin de l’action.
Moins d’animaux tués : « Carrefour doit revoir sa copie »
La copie géante qu'ont signé les clients rappelle que près de 100 millions d’animaux terrestres sont abattus chaque année pour approvisionner les rayons de Carrefour. Le groupe ne peut atteindre ce chiffre effarant qu’en proposant à la vente un grand nombre de produits issus de l’élevage intensif.
En moins d’un an, L214 a publié 5 enquêtes montrant les conditions d’élevage cruelles des animaux commercialisés par Carrefour. Lapins enfermés dans des cages, cochons élevés dans des exploitations insalubres, cailles survivantes parmi les cadavres de leurs congénères, dindes enfermées en permanence dans leurs déjections et canards de Barbarie mutilés et entassés : tous ces animaux endurent de grandes souffrances en raison de l’absence d’engagement sérieux de la part du groupe, qui commercialise parfois même leur viande sous l'étiquette Filière Qualité Carrefour.
L214 demande à Carrefour de s’engager dans le Plant Protein Pact : un ensemble de mesures qui guide les enseignes vers la sortie du recours à l’élevage intensif, en réduisant de moitié le nombre d’animaux tués. L’engagement de Carrefour en ce sens permettrait d'épargner 50 millions d'animaux chaque année.
Pour Pauline di Nicolantonio, chargée de campagnes pour L214 : « La rentrée scolaire est à peine passée, et le bulletin de Carrefour est déjà mauvais ! Malgré les alertes, l’enseigne continue de recourir massivement à l’élevage intensif pour faire abattre près de 100 millions d’animaux par an. La dernière enquête de L214, dans un élevage de canards la fournissant, montre encore la souffrance qu’endurent les animaux. Carrefour doit revoir sa copie et s’engager à réduire le nombre d’animaux tués pour ses rayons ! »
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