Alors que les budgets pour 2027 sont en cours d'examen au parlement, les familles laïques de la Côte-d'Or «partagent l'inquiétude et la déception exprimées par les mouvements familiaux et mutualistes».
Communiqué de l'Union des familles laïques de Côte-d'Or du 4 novembre 2026 :L'Union des Familles Laïques de Côte-d'Or (UFAL 21) s'associe pleinement aux préoccupations exprimées par les associations familiales réunies autour de l'UNAF concernant le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2027.
Comme elles, nous constatons avec inquiétude que les choix actuellement proposés risquent d'affaiblir durablement le soutien apporté aux familles alors même que celles-ci sont confrontées à une hausse continue du coût de la vie, aux difficultés d'accès aux soins, aux tensions sur le logement et à une incertitude économique croissante.
L'UFAL 21 partage également l'analyse portée par les Mutuelles de France selon laquelle le débat public se concentre trop souvent sur les restrictions de dépenses sans aborder suffisamment la question des recettes nécessaires au financement de notre protection sociale. La pérennité de la Sécurité sociale ne saurait reposer sur une diminution des droits, de l'accès aux soins ou des moyens consacrés aux familles. Elle doit au contraire s'appuyer sur une mobilisation juste et solidaire des ressources collectives.
Nous refusons que les familles servent une nouvelle fois de variable d'ajustement budgétaire. La politique familiale n'est ni une dépense secondaire ni un privilège accordé à quelques-uns. Elle constitue un investissement essentiel pour l'avenir, la cohésion sociale, l'émancipation des personnes et la protection des enfants.
Dans un contexte marqué par le vieillissement de la population, les difficultés d'accès aux soins et les interrogations sur l'avenir de notre modèle social, il serait paradoxal d'affaiblir les mécanismes de solidarité qui fondent le pacte républicain. L'UFAL 21 rappelle son attachement à une Sécurité sociale forte, universelle et financée de manière équitable, permettant à chacune et chacun d'accéder aux soins selon ses besoins et non selon ses ressources.
L'UFAL 21 appelle les parlementaires et le Gouvernement à reconsidérer les mesures qui pénaliseraient les familles et à ouvrir un véritable débat sur les moyens de garantir durablement le financement de la protection sociale sans remettre en cause ses principes fondateurs.
Face aux défis sociaux, sanitaires et démographiques, la réponse ne peut être moins de solidarité. Elle doit être davantage de justice sociale, davantage de protection collective et davantage d'investissement dans les familles.