
Alors que son fils, âgé de 26 ans, «diagnostiqué autiste TSA et bipolaire», est actuellement incarcéré, un père témoigne de la «surpopulation», des «violences» et des «pressions» subies.
Communiqué de Frédéric V. du 28 octobre 2026 :Je me permets de contacter votre rédaction pour vous apporter le témoignage direct et alarmant d'un parent face à la dégradation dramatique des conditions de détention à la Maison d'arrêt de Dijon, sujet sur lequel vos articles ont déjà tiré la sonnette d'alarme.
Mon fils, Ilies V. (26 ans, diagnostiqué autiste TSA et bipolaire), y est actuellement incarcéré. Je sors à l'instant de mon tout premier parloir ce mercredi 28 octobre 2026 et ce que j'y ai constaté confirme de manière tragique le taux de surpopulation record (plus de 250 %) et le recours massif aux matelas au sol dénoncés au sein de l'établissement :
1. Surpopulation et couchage indigne : Mon fils est entassé à trois dans une cellule exiguë et est contraint de dormir à même le sol sur un matelas.
2. Violences physiques graves : Au sein du CMPR, il a subi une agression d'une grande violence de la part d'un autre détenu, qui lui a brûlé le dessus des deux mains avec une cuillère chauffée au briquet (il présente deux cicatrices de la taille d'une pièce de 2 euros). Ses lunettes de vue ont été cassées lors de l'agression, le laissant sans correction visuelle.
3. Détresse psychologique et isolement : Privé de son matériel médical et face à cette violence, mon fils s'est automutilé au niveau de la poitrine. Il vit terrifié et n'ose plus sortir en promenade.
4. Défaut de prise en charge et échéance judiciaire : Malgré sa grande vulnérabilité et une expertise concluant à l'abolition du discernement (art. 122-1 du Code pénal), son avocat ne s'est jamais rendu en détention à l'approche d'une audience fixée au 12 novembre prochain.
Face à ces atteintes graves à l'intégrité physique et psychique d'un jeune homme vulnérable, j'ai saisi en urgence l'Ordre des Avocats, la direction de la Maison d'arrêt, l'Unité Sanitaire ainsi que le CGLPL et l'OIP.