Les militants du mouvement de gauche radicale s’engagent à «débattre en conseil municipal des pétitions locales réunissant plus de 1.000 habitants de Dijon».
Communiqué de Dijon avenir du 22 juillet 2025 :Illustration du pouvoir d’agir des citoyen·ne·s face au lobby agrochimique soutenu par les politiques ultra-libérales, le raz-de-marée de la pétition “Non à la Loi Duplomb - Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective” qui recueille à cette heure plus de 1,6 million de signatures, montre que les habitant·e·s ne sont pas prêt·e·s à laisser sacrifier leur santé sur l’autel du profit. Nous nous en réjouissons !
En effet, Dijon Avenir distingue, et fait la promotion dans sa Vision d’avenir transformatrice, de l’agriculture paysanne biologique nourricière, respectueuse du vivant et procurant un revenu et une vie dignes aux femmes et aux hommes qui en vivent, génératrice d’activité dans l’espace rural et synonyme de bonne santé pour les consommateurs.
Nous appelons de nos vœux à ce que l’expression citoyenne soit prise en compte au plus haut niveau de l’Etat pour que le sujet des pesticides soit considéré non seulement sous l’angle du revenu des agriculteurs - ô combien malmenés depuis des décennies, mais surtout sous l’angle de la santé publique, nombre d’études montrant les effets cancérigènes, mutagènes et repro-toxiques des substances contenues dans les “produits phytosanitaires”.
Quant à la démocratie locale, Dijon Avenir déplore la surdité de l’exécutif municipal dijonnais face aux pétitions lancées par des habitant·e·s, dédaignées et laissées sans suite la plupart du temps :
30 000 signataires en 2019 pour la pétition “Canicules à répétition : végétalisons Dijon !”
près de 2 000 Dijonnais·es signataires en 2022/2023 de la pétition “Sauvons les berges du Suzon” appelant à ne pas délivrer de permis de construire pour le projet immobilier Venise-2,
déjà 500 signataires pour la récente pétition de l’association “Préservons nos arbres en ville” qui demande un parc de 4 000 m² rue de Mirande, et pas juste un petit square.
Dans le cadre du “mandat citoyen”, que nous mettrons en oeuvre dès mars 2026 si les électeurs choisissent de nous confier la responsabilité de la ville, nous nous engageons à débattre en Conseil Municipal des pétitions citoyennes traitant de sujets locaux, dès lors qu’elles réuniront plus de 1 000 signatures d’habitant·e·s de Dijon. A l’échelle de notre ville de 160 000 habitant·e·s, 1 000 signatures équivalent à 425 000 signatures pour une pétition nationale, très proche du seuil de 500 000 à partir duquel l’Assemblée Nationale envisage un débat en séance.
Concrètement, un·e élu·e de quartier sera chargé·e de rencontrer les initiateur·ice·s de la pétition et de présenter avec eux un rapport de situation au Conseil municipal, donnant lieu au minimum à un débat, voire à l’engagement d’études complémentaires sur le sujet abordé par la pétition.
La co-construction du projet de résilience pour rendre aux habitant·e·s leur pouvoir de décider et d’agir pour leur avenir a commencé, se poursuit cet été et va s’intensifier à la rentrée !