«Je provisionne du temps du gouvernement avant le projet de loi de finances, au début du mois d’octobre, pour permettre de discuter du texte», a indiqué le Premier ministre, ce mardi 23 juin.
Communiqué d'Océane Godard du 24 juin 2026 :Lors de la séance des Questions au Gouvernement du 23 juin, Boris Vallaud, président du groupe socialiste, a rappelé avec force au Premier ministre Sébastien Lecornu l’urgence d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale la proposition de loi intégrale transpartisane luttant contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes et aux enfants, portée par la députée Céline Thiébault-Martinez.
En réponse, Sébastien Lecornu s’est engagé, au nom du gouvernement, à inscrire à l’ordre du jour du Parlement ce texte dès septembre.
Océane Godard reconnaît cette avancée et salue la prise de conscience, par le gouvernement, de l’ampleur systémique des violences sexistes et sexuelles.
Cette proposition de loi intégrale s’appuie sur les recommandations de la Commission présidée par le Juge Édouard Durand et du travail d’une coalition féministe et enfantiste composée d’associations, de professionnels, de citoyens et d’élus.
Cette grande loi, ambitieuse, vise à apporter une réponse globale et coordonnée à un fléau qui touche la société dans son ensemble. Des chiffres accablants rappellent l’urgence d’agir : en France, toutes les trois minutes, un enfant est victime d’inceste ou d’agression sexuelle, soit 160 000 enfants par an. Par ailleurs, près de 400 000 femmes subissent chaque année des violences physiques, sexuelles ou psychologiques de la part de leur conjoint ou exconjoint.
Face à ces insupportables constats, Océane Godard réaffirme sa détermination : « L'annonce du Premier ministre représente une première étape très importante, fruit d’une mobilisation sans précédent. Cette loi est fondamentale et urgente. »
La députée souligne que cette loi intégrale, transpartisane, se construit dans la durée, avec l’objectif de renforcer la protection des victimes, d’améliorer la formation des professionnels, de spécialiser les juridictions et de garantir une réponse judiciaire adaptée.
Elle appelle à poursuivre les travaux dans l’esprit de coopération et d’exigence qui a prévalu jusqu’ici, afin que le texte final permette de mieux considérer la parole de l’enfant, d’effectuer un travail concret sur la culture du viol et de vivre dans une société dans laquelle l’égalité est réelle et nos enfants sont protégés.