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26/02/2026 09:52
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ASSEMBLÉE NATIONALE : Pierre Pribetich réagit au vote sur sur les soins palliatifs et la fin de vie

Après le vote favorable à l'Assemblée nationale, ce mercredi 25 février, le député PS de la Côte-d'Or rappelle l'enjeu de «concilier accompagnement et liberté individuelle».
Le parcours législatif est loin d'être terminé. De nouvelles lectures sont prévues dans les deux chambres avec, potentiellement, un vote définitif à l'Assemblée nationale mais l'échéance de cet été paraît difficile à tenir.
Communiqué de Pierre Pribetich du 25 février 2026 :

L’Assemblée nationale a franchi une étape décisive en adoptant, en seconde lecture, deux propositions de loi sur les soins palliatifs et l’aide à mourir. Ce vote marque l’aboutissement de combats de longue haleine, que je défends avec conviction : celui de garantir et renforcer les soins palliatifs, et celui d’une fin de vie digne, respectueuse de la liberté et de la souffrance de chacun.

Parler du droit à mourir dans la dignité, c’est aborder l’un des sujets les plus sensibles et les plus profonds de notre humanité. C’est parler de liberté. C’est parler de souffrance. Mais surtout, c’est parler de dignité.

Pour accompagner chacune et chacun dans sa fin de vie, il est d’abord indispensable de renforcer les soins palliatifs. Les besoins sont croissants, mais l’offre reste insuffisante et inégalement répartie : près d’une vingtaine de départements ne disposent d’aucun service de soins palliatifs. Cette première proposition de loi permettra notamment la création de maisons d’accompagnement et de soins palliatifs, gérées par des acteurs publics pour éviter toute marchandisation de la fin de vie. L’effectivité de cette loi dépendra fortement de la mobilisation de moyens financiers et humains suffisants dans les prochains budgets.

D’autre part, le droit à l’aide à mourir ne vise pas à remplacer les soins palliatifs, mais à répondre à des situations où la souffrance devient insupportable, malgré un accompagnement de qualité, en créant un nouveau droit. Ce sujet suscite des craintes légitimes et je les entends : la peur des abus, la pression sur les personnes vulnérables, la banalisation de la mort. C’est pourquoi le droit à mourir dans la dignité doit être strictement encadré, avec des garanties claires, médicales et juridiques.

Le texte crée un « modèle français » de l’aide à mourir, strictement encadré par cinq critères cumulatifs : être majeur ; de nationalité française ou résider de façon stable et régulière en France ; être atteint d’une affection grave et incurable, en phase avancée ou terminale ; présenter une souffrance physique ou psychologique réfractaire aux traitements ou insupportable ; être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.

Je le réaffirme donc avec force, le droit à mourir dans la dignité ne signifie pas choisir la mort par désespoir. Il signifie permettre à une personne en souffrance extrême, après une réflexion approfondie, de mettre fin à ses douleurs. Ce n’est pas imposer une vision unique de la fin de vie, mais respecter un choix personnel, encadré et réfléchi.

La dignité humaine ne disparaît pas avec la maladie. Mais parfois, la souffrance extrême, la perte d’autonomie ou la dépendance absolue peuvent être vécues comme une atteinte profonde à cette dignité. Devons-nous obliger quelqu’un à endurer cela au nom d’un principe abstrait ?

Notre responsabilité, en tant que législateurs, est de protéger les plus fragiles tout en répondant à la souffrance de celles et ceux qui n’ont plus d’autre espoir qu’une fin de vie digne. C’est un équilibre difficile, mais c’est le cœur même de notre mission : concilier l’accompagnement jusqu’au bout et le respect de la liberté individuelle, sans jamais céder à la facilité ou à l’indifférence.

Le droit à mourir dans la dignité n’est pas un rejet de la vie. C’est une revendication de liberté, de respect et d’humanité

Pierre Pribetich


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