Les militants côte-d'oriens du PS réagissent aux premières annonces concernant le projet de loi sur les polices municipales qui sera présenté en conseil des ministres à la rentrée.
Communiqué de la fédération de la Côte-d'Or du Parti socialiste du 8 juillet 2025 :La sécurité est une condition de la justice sociale. Ce sont toujours les plus vulnérables qui subissent les premières conséquences de l’insécurité. L’ignorer, c’est trahir notre idéal d’égalité.
Entendre des responsables politiques appeler à supprimer la police municipale ou les dispositifs de vidéoprotection au nom d’une vision idéologique, c’est méconnaître les réalités du terrain. C’est abandonner celles et ceux qui attendent de la puissance publique qu’elle protège, qu’elle agisse, qu’elle assure le droit fondamental de vivre en sécurité.
La gauche que nous portons est une gauche de responsabilité. Une gauche qui ne nie pas les difficultés, mais qui cherche à y répondre. Une gauche qui refuse la démagogie sécuritaire autant que le déni. Une gauche qui ne confond pas sécurité et répression, mais qui sait que l’ordre est un bien commun, impératif de notre société républicaine.
Être de gauche, ce n’est pas renoncer à la protection : c’est l’organiser avec justice. C’est soutenir une sécurité de proximité, préventive, humaine et encadrée. C’est permettre à nos forces de sécurité d’agir dans de bonnes conditions, avec les outils adaptés et le respect strict des libertés. C’est travailler avec les acteurs de terrain, les éducateurs, les associations, les collectivités, pour agir sur les causes comme sur les conséquences de l’insécurité.
Nous refusons les caricatures.
Refusons aussi que la droite et l’extrême droite s’érigent en seuls défenseurs de l’ordre, alors qu’elles méprisent les inégalités qui minent notre cohésion sociale.
Notre gauche est celle du réel. Une gauche pragmatique, protectrice, populaire. Une gauche qui agit, au service de toutes et tous. La sécurité est une condition de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.