Les militants communistes côte-d'oriens considèrent que «ses actes ont toujours consisté à accompagner Emmanuel Macron dans ses choix libéraux et autoritaires».
Communiqué de la coordination de la Côte-d'Or du Parti communiste français du 10 septembre 2025 :À l’ombre d’un mandat qui s’achève, Emmanuel Macron scelle une nouvelle entaille dans le corps moribond de la 5e République en plaçant un fidèle macroniste à la tête du Gouvernement : énième déni démocratique d’un Président en fin de règne.
La question n’est pas seulement qui, mais surtout quelle politique sera menée, quel budget sera adopté ? Et si c’est pour reproduire les mêmes recettes d’austérité que celles défendues hier par François Bayrou, aujourd’hui par Emmanuel Macron, alors ce gouvernement n’apportera aucune réponse aux besoins du pays.
On entend dire dans certains médias qu’il pourrait s’entendre avec la gauche. Rien n’est plus faux ! Lecornu est un homme de droite, qui a su, par contre, dialoguer avec l’extrême droite.
Ancien ministre des Armées, il incarne également une orientation tournée vers la guerre, quand nos priorités doivent être la paix, la justice sociale et la justice fiscale. Rappelons aussi son rôle dans l’organisation du « Grand Débat » censé répondre à la crise des gilets jaunes : un dispositif qui n’a mené à rien, sinon à donner l’illusion d’une écoute, sans jamais prendre en compte les revendications populaires.
À l’heure où la colère sociale se manifeste à nouveau, cette continuité est inacceptable. Attention : Sébastien Lecornu est habile. Contrairement à François Bayrou, qui n’a jamais su convaincre, lui sait donner l’impression qu’il écoute. Mais c’est un piège dans lequel celles et ceux qui disent défendre les intérêts du plus grand nombre ne devront pas tomber : derrière les mots, ses actes ont toujours consisté à accompagner Emmanuel Macron dans ses choix libéraux et autoritaires.
Face à ce déni démocratique et ce mépris du peuple permanent, nous, communistes de Côte d’Or réaffirmons que nous sommes des adversaires résolus de Sébastien Lecornu.
Nous appelons à la mobilisation générale le 10 septembre, à la poursuivre à la Fête de l’Humanité, le 18 septembre et jusqu’à la victoire. Pour que le peuple vive mieux, avec de meilleurs salaires, de nouveaux emplois grâce à une politique de réindustrialisation, avec un renouveau des services publics — en particulier la santé et l’école — les riches doivent être mis à contribution ! Ce n’est certainement pas aux classes populaires de faire les efforts, alors que leur situation sociale se dégrade.
La justice sociale, la justice fiscale et la paix restent nos priorités. Ensemble, bâtissons un grand mouvement populaire. Ensemble, faisons résonner la voix du peuple jusque dans les murs de Matignon !