La députée de la Côte-d'Or des Écologistes défend une hausse des impôts «des 1800 foyers les plus riches» pour rééquilibrer les finances publiques.
En Côte-d'Or, tous les députés ont voté contre la confiance, sauf Hubert Brigand qui s'est abstenu.
Communiqué du 8 septembre 2025 :Ce lundi 8 septembre 2025, je n’accorderai pas la confiance à François Bayrou. Le Premier ministre a mis en scène sa sortie le 25 août sous une forme de chantage égotique : « moi ou le chaos ». La situation du pays, sur les plans des finances, social, écologique et démocratique mérite bien mieux que ce « coup de poker » à la veille du débat budgétaire.
Précisément, il n’est pas plus possible de faire l’impasse sur la justice sociale et climatique. Les inégalités sociales qui se creusent, l’urgence climatique et sanitaire, le contexte géopolitique nécessitent des débats démocratiques sérieux et responsables, reposant sur le compromis politique et le dialogue social.
Au contraire, le bilan de François Bayrou c’est l’échec du « conclave » sur les retraites, la culpabilisation des plus pauvres pour qu’ils payent le désendettement du pays, la fragilisation des services publics, le dogme du refus de la justice fiscale et de nouvelles ressources auprès des grands groupes et des ultras riches, le renoncement à la bataille pour le climat et la biodiversité.
François Bayrou s’est aligné sur l’extrême-droite et la droite sur l’immigration dans une démarche électoraliste à l’encontre des valeurs de la République notamment, la fraternité. Les mobilisations qui s’annoncent révèlent une aspiration au renouveau républicain avec un mouvement citoyen le 10 septembre, avec l’intersyndicale appelant les travailleurs et travailleuses à manifester massivement le 18 septembre, avec les marches pour le climat le 28 septembre.
François Bayrou et son gouvernement ont été incapables de proposer un cap répondant aux besoins et aux aspirations des Françaises et des Français.
Les Écologistes sont force de proposition et sont ouverts au dialogue, ils ne ferment la porte à aucun compromis. Nous réaffirmons notre volonté de travailler dans une logique parlementaire transpartisane, en collaborant texte après texte avec toutes les forces républicaines et progressistes.
Nous proposons un plan de sortie du déficit et de rééquilibrage des finances publiques fondé sur la justice sociale. Ainsi la loi sur la taxe Zucman, adoptée le 20 février par l’Assemblée nationale à l’initiative du groupe, rapporterait plus de 20 milliards d’euros en taxant de 2% les revenus du patrimoine des 1800 foyers les plus riches. Nous défendons aussi la taxation des superprofits, la suppression des niches fiscales inefficaces et une lutte plus forte contre l’évasion fiscale.
Ce sont les plus riches et les grandes entreprises qui doivent être mises à contribution en priorité. Or, aujourd’hui ce sont les personnes les plus précaires et les classes moyennes qui sont encore visées et seront encore plus affaiblies.
Il en va de même pour les collectivités, notamment les mairies, dont les dotations en berne se répercutent directement, et au plus proche du quotidien des habitants.
Avec beaucoup d’économistes dont certains de l’OFCE, j’affirme que la France peut réduire son déficit sans sacrifier ses services publics, la justice sociale et la lutte pour le climat.
Ce cap est celui qui peut contribuer à apaiser le pays.