Les militants écologistes côte-d'oriens se demandent notamment pourquoi l'accès des boulevards Carnot et Voltaire a été interdit aux manifestants, ce samedi 19 octobre, à Dijon. Ils pointent également les «nombreux fantasmes de médias».
Communiqué des Écologistes Côte-d'Or du 19 octobre 2026 :Samedi, près d'un million de personnes se sont réunies dans toute la France, dont 6000 à Dijon, pour exprimer pacifiquement leur détresse face à la vie chère, à l’absence de perspectives pour notre jeunesse, à la déliquescence de nos services publics, à l’inaction climatique. Des revendications que nous soutenons.
Pris en tenaille entre une réponse policière inadaptée ayant entraîné le chaos dans les cortèges, et encore de trop nombreux blessés et mutilés, et des individus venus profiter de l’occasion pour casser et piller, les manifestants sont les premières victimes de cette journée, privés de leur droit de manifester, privés de leurs voix, rendues inaudibles. De même, nous nous questionnons sur l’absence des forces de l’ordre pour protéger les commerçants des pillages, pourquoi, à Dijon, s’évertuaient-elles à bloquer les cortège boulevards Carnot et Voltaire en abandonnant les boutiques du centre-ville ? Leur rôle de protection a disparu sous la politique de répression à outrance du gouvernement.
Évidemment, nous condamnons fermement les actions des individus qui se sont livrés aux pillages et ils ne sauraient être assimilés à la très grande majorité des manifestants sincères dans leur démarche.
À Limoges, un événement inacceptable est arrivé. La mairie, symbole de notre démocratie et de notre République a été incendiée. Cet acte nous a profondément choqués et nous avons été, comme tout citoyen, émus par les images du bâtiment en flammes.
Nous faisons confiance à la Justice et ses enquêteurs pour l’identification des auteurs et leurs motivations, et demandons à chacune et chacun d’éviter tout procès populaire, alimenté par de nombreux fantasmes de médias, formations et personnalités d’extrême-droite.
Nous souhaitons enfin soutenir l’appel de l’Association des Maires de France à se rassembler aujourd'hui devant nos mairies, au nom de la défense de nos institutions démocratiques, d’une République fondée sur des droits inaliénables, et refusons toute récupération de ces temps de gravité et de dignité par les tenants du nationalisme et de l’autoritarisme, aux antipodes de ce que symbolise chacune des mairies de nos communes.
Le secrétaire départemental